
Lettre autographe signée à Poulet-Malassis, 12 juillet 1860. À propos des "Paradis artificiels" et de la seconde édition des "Fleurs du mal".
Lot Closed
June 27, 12:23 PM GMT
Estimate
5,000 - 7,000 EUR
Lot Details
Description
Baudelaire, Charles
Lettre autographe signée à Auguste Poulet-Malassis.
[Paris] 12 juillet 1860.
4 pages in-8 (205 x 133 mm), sur un bifeuillet. Signée "C.B".
Belle lettre à son éditeur, à propos des Paradis artificiels [mis en vente en mai 1861] et où il est également question d’un projet de théâtre, de la mauvaise santé de Jeanne Duval et de la préparation de la deuxième édition des Fleurs du Mal.
Baudelaire se fait l’écho des quelques articles qui ont paru dans la presse, dont celui de la Revue européenne évoquant sa santé intellectuelle ou celui d’Émile Deschanel : "Toujours la même chose, des coups de ciseaux, et pas de guillemets, c’est commode", avant de se plaindre que les Paradis sont introuvables : "En réalité, ce livre n’a été exposé nulle part et déposé que dans trois ou quatre endroits peut-être. Je vous demande bien pardon de vous répéter toujours la même chose. Mais si vous saviez la peine que vous me faites ! Je pense non seulement à mes intérêts, mais aussi à votre fortune".
Il fait le point sur d’autres travaux, achevés ou en cours, ayant arrangé ses affaires avec Le Constitutionnel. "Je recevrai encore quelque chose, au moment de mon départ, et je travaillerai au Wagner et à mon drame, chez ma mère. Je vais faire une série de petits séjours en province : chez mon frère (qui vient d’être frappé de paralysie ; la Providence aurait mieux fait de guérir une autre personne qui m’intéresse davantage), chez Flaubert qui m’appelle à grands cris, chez ma mère, et chez vous, puis retour à Honfleur. Il est évident que si je peux être à temps chez vous, c’est à dire deux ou trois jours avant votre départ, je vous montrerai toutes les pièces que vous ne connaissez pas, et la préface (20 lignes d’un majestueux dédain)".
Puis il détaille les billets d’escompte qui devraient pouvoir être payés.
"Maintenant, adieu. Je désire bien vivement passer quelques heures avec vous. Le genre humain n’aime puis la conversation. Que je réussisse ou que je ne réussisse pas à vous voir avant votre fuite, sans faute, n’est-ce pas ? Nous commencerons Les Fleurs, le 15 août, et nous ferons tout en six semaines ".
Correspondance, Pléiade, II, p. 62.
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