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Du XVe au XIXe siècle ─ Lots 1 à 49

Caillebotte, Gustave

Lettre autographe signée à Claude Monet, 1892, à propos de jardin et de fleurs. Jointes une lettre de Monet à Camille Pissarro et une lettre d'Edgar Degas à Monet.

Lot Closed

December 18, 01:23 PM GMT

Estimate

3,000 - 5,000 EUR

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Lot Details

Description

Caillebotte, Gustave

Lettre autographe signée à Claude Monet.

Petit Gennevilliers, 13 juin 1892.

 

4 pages in-12 (176 x 112 mm).

 

Intéressant échange entre deux peintres et jardiniers amateurs éclairés.

Avec une lettre de Monet à Pissarro et une lettre de Degas à Monet.

 

Caillebotte répond à Monet qui lui a demandé des conseils pour la réalisation d’une serre.

"Je suis incapable de vous donner un conseil sérieux pour une serre. [...] Godefroy vous conseillerait certainement la serre en bois, à double vitrage. Il paraît que ça vaut mieux. On n’a pas besoin de paillassons pour l’hiver et l’ombrage se fait plus facilement avec des toiles l’été. De plus les gouttes d’eau ne font pas de taches de rouille sur les fleurs. [...] Vous devriez bien prendre note quelque part, au fur et à mesure de leur floraison, des plantes vivaces intéressantes que vous verrez. Je ferai la même chose pour vous. A l’automne nous en recauserions. J’irais certainement vous voir au mois d’août ou septembre [...] je compte sur une floraison extraordinaire. Avez-vous de gros coquelicots je pourrais vous en donner à l’automne. Pour l’instant il n’y a que des roses".

 Et il ajoute en post-scriptum : "Renoir est allé voir Velasquez".


Peut-être Caillebotte fait-il ici allusion à la statue équestre de Vélasquez, réalisée par Emmanuel Frémiet, acquise par l’État français en 1891 et qui fut pendant quelques années installée dans le jardin des Tuileries avant d’être envoyée à Madrid.

 

[On joint :]

MONET, Claude. Lettre autographe signée à Camille Pissarro. 1 Bath Place, Kensington [Londres, fin mai 1871].

Une page et demie in-8 (177 x 112 mm) sur un bifeuillet demi-deuil.

Évoquant Courbet qui aurait été fusillé pendant la Commune.

Devant les avancées prussiennes de 1870, Monet et Pissarro s'étaient réfugiés avec leurs familles en Angleterre et y restèrent jusqu'à la fin de la Commune. Monet se fait l’écho de nouvelles ─ fausses ─ venues de Paris, à propos de Courbet.

"Après l’état de choses actuel, découragement complet, et ma foi nous ne partons pas aujourd’hui. Soyez donc assez aimable pour nous faire parvenir demain ou après les volumes en question. Si vous venez à Londres nous y sommes encore tout au mieux jusqu’à mardi.

Vous avez appris sans doute la mort de ce pauvre Courbet fusillé sans jugement. Quelle ignoble conduite que celle de Versailles, tout cela est affreux étant malade, je n’ai de cœur à rien. Tout cela est navrant".

Si de nombreux Communards furent effectivement fusillés sans véritables procès durant la Semaine sanglante, Courbet échappa à ce funeste sort, contrairement à ce que craint ici Monet ; condamné à six mois de détention pour avoir été l'un des responsables de la destruction de la colonne Vendôme, il s’exila en Suisse à partir de 1872.

  

DEGAS, Edgar. Billet autographe signé à Claude Monet. Lundi [25 juillet 1892].

Une page in 12 (141 x 111 mm), carte-lettre avec adresse. Il envoie ses compliments, tardifs mais fort affectueux [une semaine après le mariage de Monet avec Alice Hoschedé].