
Extrait de mon journal du mois de mars 1815. Twickenham, 1816. En maroquin de l'époque
Lot Closed
June 25, 01:57 PM GMT
Estimate
1,500 - 2,000 EUR
Lot Details
Description
Louis-Philippe, duc d'Orléans
Extrait de mon journal du mois de mars 1815.
Twickenham, de l’imprimerie de G. White, 1816.
In-8 (238 x 139 mm). Maroquin bleu nuit à long grain, roulette dorée et à froid en encadrement, dos à 3 nerfs plats richement orné de filets et fleurons dorés et à froid, roulette intérieure dorée en encadrement, doublure de soie citron moirée ornée du même pointillé à froid, gardes de même soie, tranches dorées (Reliure de l’époque). Complet du feuillet d'errata.
Quelques rousseurs.
SÉDUISANT EXEMPLAIRE DU DUC DE VENDÔME, ARRIÈRE-PETIT-FILS DE LOUIS-PHILIPPE.
UNE DES RARES PUBLICATIONS SORTIES DES PRESSES DE TWICKENHAM DURANT L'EXIL (octobre 1816-février 1817).
Édition originale, tirée à quelques exemplaires et non mise dans le commerce, lors de l'exil de Louis-Philippe d'Orléans.
Ce journal, preuve de la fidélité du duc d’Orléans au roi durant les Cent-Jours, retrace tous les événements survenus du 5 au 24 mars 1815 alors qu'il commandait, avec le comte d'Artois, l'armée de Lyon. Louis-Philippe prit ensuite la tête de l'armée du Nord, puis démissionna et partit rejoindre les siens en exil à Twickenham.
Cette publication privée, sorties des presses de Twickenham, aurait été réalisée par un des aides de camp du prince, d'après Quérard, qui reprend les propos de Cuvillier-Fleury : "Le Journal de 1815 avait déjà été imprimé, mais il était resté inédit. Voici comment. Le duc d'Orléans, se trouvant à Twickenham à cette époque, eut l'idée d'écrire un exposé de sa conduite avant et pendant les Cent-Jours", et ce pour faire face aux attaques des légitimistes qui mettaient en cause son attitude.
Dans la préface, le duc d'Orléans explique lui-même sa démarche : "Je me détermine à faire imprimer un extrait de mon Journal du mois de Mars 1815. Mon objet n'est pas de le publier en ce moment, mais d'avoir la possibilité de faire cette publication [...] Il m'importe d'être toujours prêt à présenter les faits tels qu'ils se sont passés, à détruire par leur simple exposition, les insinuations calomnieuses par lesquelles on cherche à les dénaturer. Si ces insinuations sourdes devenaient des accusations directes, je répandrais des exemplaires de cet extrait de mon Journal, et je dirais au public, Lisez moi, et jugez nous. Louis-Philippe d’Orléans".
Provenance : duc de Vendôme (ex-libris ; Emmanuel d'Orléans, duc de Vendôme et d'Alençon, 1872-1931).
Référence : Quérard, Les Supercheries littéraires dévoilées, II, 947-948.
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