
Tel qu'en songe, 1892. Double envoi de Régnier et envoi de Gide + l.a.s. de Régnier à H. Bauër
Lot Closed
October 14, 03:34 PM GMT
Estimate
2,000 - 3,000 EUR
Lot Details
Description
Régnier, Henri de
Tel qu’en songe.
Paris, L’Art indépendant, 1892.
In-8 (200 x 145 mm). Demi-maroquin blond à coins, dos lisse orné de pointillés et fleurons dorés, tête dorée, couverture (Reliure de l’époque).
Petits frottements, maroquin légèrement sali.
EXEMPLAIRE DE MAURICE QUILLOT, PUIS DE GÉRARD BAUËR, PASSÉ ENTRE LES MAINS D'ANDRÉ GIDE.
Édition originale. Exemplaire sur vélin.
Double envoi autographe signé, le premier rédigé l'année de la parution (patronyme de Quillot gratté), au faux-titre :
"A M. Maurice
L'Intérieur Destin que je n'ai pas vêcu
voir p. 9 et passim
Henri de Régnier".
Et sur le même feuillet, Régnier s'adresse à Gérard Bauër quelques années plus tard :
"Cet exemplaire, des mains de Maurice Quillot, passé en celles d'André Gide, est heureusement venu en la possession de Gérard Bauër. Plusieurs des poèmes qu'il contient ont paru à l'Echo de Paris par les soins d'Henri Bauër qui témoigne à leur auteur une efficace sympathie dont il a gardé un reconnaissant souvenir."
Et sur la page en regard, portant la justification du tirage de tête, Régnier renouvelle son envoi, en numérotant lui-même l'exemplaire avec un "X" :
"À Gérard Bauër
Amicalement
HR
14 mai 1924".
L'appartenance à André Gide s'explique par l'ex-dono autographe signé sur le premier feuillet blanc, à l'encre violette, où le nom de Quillot a également été gratté :
"à mon ami Maurice
ce beau livre avecque [sic] cette
dédicace de l'auteur.
Son perpétuel
André Gide".
Maurice Quillot (1870-1944) rencontra Gide et Régnier par l'intermédiaire de Pierre Louÿs, son condisciple au lycée Janson-de-Sailly, et collabora avec eux à La Conque. Après de précoces débuts littéraire, il quitta Paris pour aider son frère, près de Dijon, dans l'administration de son affaire. Gide lui rendit visite en 1892, lui offrant peut-être cet exemplaire, reçu des mains de Régnier avec qui il voyagea en Bretagne durant l'été 1892. Il devait également lui dédier Les Nourritures terrestres en 1897.
Quant à Gérard Bauër, de quelque 20 ans le cadet de Régnier, il mena, tout comme son père Henry Bauër, une carrière de romancier et de critique littéraire.
[On joint :]
RÉGNIER, Henri de. Billet autographe signé à Henry Bauër. Dimanche [29 mai 1892] (une p. in-12, télégramme sur papier bleu, adresse et marque postale). Il le remercie de l'article très aimable paru sur Tel qu'en songe dans L'Écho de Paris.
Provenance : Docteur Jean-François Lemaire (ex-libris).
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