
Du XVe au XIXe siècle ─ Lots 1 à 49
11 lettres autographes signées, 1849-1872, et 7 photographies dont trois signées.
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December 18, 01:44 PM GMT
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2,000 - 3,000 EUR
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Description
Garibaldi, Giuseppe
11 lettres autographes signées et 7 portraits photographiques dont 3 signés.
[1849-1872].
12 pages in-4 ou in-8 (265 x 210 à 110 x 117 mm), un bifeuillet avec adresse au verso, 2 enveloppes ; en italien.
Correspondance d’un des héros du Risorgimento adressée à divers correspondants, dont des partisans de l’unité italienne comme Giuseppe Mazzini, Carlo Mileti ou Faustino Tanara.
Avec un manuscrit d'Alexandre Dumas.
L’ensemble débute au lendemain de la première guerre d’Indépendance de l’Italie, Garibaldi ayant été contraint de se réfugier sur l’archipel de La Maddalena (Sardaigne) à l’automne 1849. La première lettre est adressée à son ami Giuseppe Matteo Antonini, à Gênes. Garibaldi, qui ne peut rentrer en Italie, évoque la possibilité de retourner à Montevideo si sa liberté y est garantie et où il pourrait retrouver son compagnon de lutte Paolo Antonini, frère de son correspondant. En attendant de connaître son sort, il passe son temps à pêcher et à chasser, et se dit très bien traité par le commandant de l'île.
Ce n’est qu’en 1854 que Garibaldi, après un long séjour en Amérique, put rentrer en Europe, s’installant sur l’île de Caprera en 1856 et œuvrant à nouveau pour l’unification de l’Italie, quasiment achevée en 1861 lorsque Victor-Emmanuel II est proclamé roi d'Italie.
Certains révolutionnaires n'en furent pas entièrement satisfaits ─ en raison notamment de l’alliance avec la France ─ tel Giuseppe Mazzini, exilé à Londres où Garibaldi fait un séjour de quelques mois en 1864 et lui adresse un laconique billet, daté du 16 avril 1864 : "Caro Mazzini / Siamo d’accordo / Vro sempre".
À la fin de cette même année, Garibaldi est de retour à Caprera où il mène une vie de paysan et d’éleveur, remerciant son cher Gianello, de Gênes, à propos de portraits, d’une vache dont il souhaite connaître le prix et lui recommandant le fils d’un ami. Cependant la politique est toujours présente, par exemple lorsqu’il s’adresse à Carlo Mileti à propos des dangers qui guettent les militants nationalistes : "Sara un sventura italiana - la cadute del popolo d'Italia - che con tanta energia sorresse la causa nazionale - nonostante nulla possiano tare pare esso - odendo destinare tutt'i pricoli mezze a dispozione - a pro de' fratelli' militanti" (Caprera 29 mars 1865), ou encore à Faustino Tanara ou Alessio Ciottolini, chargeant ce dernier de remercier les courageux patriotes de la ville de Piegaro pour le très beau cadeau qui lui a été offert, "il veramente bellissimo bicchiere".
La dernière lettre est adressée au directeur de L’Opinione Nazionale, à propos de son projet de déviation et du drainage du Tibre. Garibaldi a contacté l’archéologue Paolo Molini et Alessandro Castellani auxquels il recommande de poursuivre l’étude de ce plan qui serait d’une utilité incomparable pour Rome et pour toute l'humanité.
L’Opinione Nazionale avait fait paraître, ce 30 novembre, un article de Garibaldi proposant l’assèchement du Tibre et des marais environnants, pour débarrasser Rome des inondations et des épidémies.
7 photographies originales, dont trois dédicacées. [Vers 1860-1875].
Tirages d’époque contrecollés sur cartons, soit au format cabinet (env. 135 x 105 mm), soit au format carte de visite (env. 90 x 55 mm). Cinq d’entre eux portent le nom du photographe : Tuminello à Rome (2), Schemboche à Florence, Tagliacozzo à Rome, Trainini à Brescia.
Portraits de Garibaldi en buste ou en pied (vêtu de la chemise rouge des volontaires italiens), en compagnie de l’une de ses filles sur l'un d'entre eux.
[On joint :]
DUMAS, Alexandre. Manuscrit autographe signé. Un peu de politique. [Naples, fin mai 1862.]
6 pages in-4, papier bleu.
Article destiné au quotidien L’Indipendente, journal voué à la cause garibaldienne, fondé et dirigé par Dumas pendant ses séjours à Naples entre 1860 et 1864. Dumas répond avec humour au reproche fait au journal de ne pas assez parler de politique : "Il est difficile de faire de la politique quand il n’y en a pas". Après avoir livré, en style télégraphique, quelques brèves à propos de Garibaldi, de la situation à Rome et de la présence française, il explique au lecteur ce qu’on appelle "faire de la politique" en style journalistique : "Trois ou quatre flâneurs se mettent autour d’une table sur laquelle est une pile de journaux. Chaque flâneur prend un journal d’une main et de l’autre une paire de ciseaux ou un canif selon qu’il lui plaît mieux de tailler ou de couper". Et mettant en pratique cette méthode, il colle, sur ses propres pages, une dizaine de coupures de presse extraites du Siècle, du Constitutionnel, de L’Indépendance belge ou du Journal des Débats, pour prouver la sécheresse, l’inanité et le vide qui ressortent de ces nouvelles dites "politiques".
GIOLITTI, Giovanni. Lettre autographe signée à son cher Casanova [l’archiviste Eugenio Casanova ?]. Cavour 27 mai 1915 (1 page in-8).
Il demande une carte des opérations militaires en Italie, quelques jours après l’entrée en guerre du pays aux côtés de la Triple-Entente.
Homme politique italien, Giovanni Giolitti (1842-1928) fut président du Conseil à cinq reprises et plusieurs fois ministre entre 1892 et 1921.
Collection américaine.