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A "Pugnae Ferarum" Flemish tapestry, 17th century | Tapisserie flamande dite "Pugnae Ferarum", XVIIe siècle

Auction Closed

June 28, 03:24 PM GMT

Estimate

8,000 - 12,000 EUR

Lot Details

Description

A "Pugnae Ferarum" Flemish tapestry, 17th century


ornated with a dragon attacked by a lion and a lioness in a landscape, the border decorated with oak leafs and lion's head medallion


Height. 131 1/2 in, width. 160 in


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Tapisserie flamande dite "Pugnae Ferarum", XVIIe siècle


représentant un dragon attaqué par un lion et une lionne dans un paysage, la bordure décorée de feuilles de chêne et de médaillons avec des têtes de lion


Haut. 334 cm, larg. 406 cm

Tapestries depicting landscapes animated by wild and exotic fighting animals (Pugnae Ferarum) are a much-loved but rare subject in 17th-century tapestries. This subject and this iconography were born out of the interest shown in the great discoveries and exoticism of the 16th century, which can be found in many works of the period. Creatures from faraway lands were depicted, including lions, giraffes and elephants, as well as totally imaginary creatures such as dragons and unicorns. Each animal carries its own symbolism, in keeping with medieval bestiaries such as the Physiologos, written between the 2nd and 4th centuries AD. The tapestries are thus a meeting place for modern scientific interest and the moralizing symbolism of the Middle Ages. The fight scene between lions and a dragoon in our tapestry can be interpreted as a metaphor for the fight between Christ and the demonic powers. The lions represent the forces of good, while the dragon represents the forces of evil. The rarity of our tapestry lies in the complete absence of any human figures; the composition is centred on the fight between the wild beasts and the dragon and excludes any scene that might draw the eye, even in the background. The only thing that counts here is the fierce battle between the monsters and wild beasts.


The first sets of landscape tapestries with animals to be traced were woven in Brussels, around 1550-1560; a set of nine "Unicorns", for example, is preserved in the Palazzo Borromeo, Isola Bella. The most emblematic series remains that of the Royal Castle of Wawel in Krakow, which today comprises forty-four pieces, based on cartoons from the circle of Pieter Coecke Van Aelst, circa 1550. Our tapestry was most probably inspired by this series, which includes a similar scene of a dragoon being attacked by two lions. The quality of the work and the richness of the ornamentation make this a work that was very probably designed for a prestigious patron.


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Les tapisseries figurant des paysages animés par des animaux sauvages et exotiques se battant (Pugnae Ferarum) constituent un sujet très apprécié mais néanmoins rare dans les réalisations du XVIIe siècle. Ce sujet et cette iconographie sont nés de l’intérêt porté, dès le XVIe siècle, aux grandes découvertes, à l’exotisme que l’on retrouve dans de nombreux ouvrages de l’époque. Sont alors représentées des créatures de contrées lointaines, lions, girafes, éléphants… mais aussi des créatures totalement imaginaires à l’image des dragons ou licornes.

Chaque animal est porteur d’une symbolique propre, dans la continuité des bestiaires médiévaux comme le Physiologos, rédigé entre le IIe et le IVe siècle après J-C. Ces tapisseries se faisant ainsi le lieu de rencontre d’un intérêt scientifique moderne et du symbolisme moralisateur du Moyen Age. La scène de combat entre des lions et un dragon de notre tapisserie peut être interprétée comme la métaphore du combat entre le Christ et les puissances démoniaques. Les lions représentant les forces du Bien tandis que le dragon figure les forces du Mal. La rareté de notre tapisserie réside dans l’absence complète de figure humaine, la composition est centrée sur le combat entre les fauves et le dragon et exclut toute scène qui, même en arrière-plan, viendrait attirer le regard. Ici, seul compte le combat acharné que se livrent les monstres et bêtes sauvages.


Les premiers ensembles de tapisseries de paysages avec animaux que l’on a pu tracer ont été tissés à Bruxelles, vers 1550-1560. Un ensemble de neuf « Licornes » est, par exemple, conservé au Palazzo Borromeo, Isola Bella. La série la plus emblématique reste celle du château royal de Wawel à Cracovie qui se compose aujourd’hui de quarante-quatre pièces, réalisées d’après des cartons du cercle de Pieter Coecke Van Aelst, vers 1550. Notre tapisserie s’inspire donc très probablement de cette série comportant une scène assez proche figurant un dragon attaqué par deux lions. La qualité de la réalisation et la richesse ornementale en fait une œuvre conçue, très probablement, pour un commanditaire prestigieux.