View full screen - View 1 of Lot 321. A large Louis XVI gilt-bronze mounted plum-pudding mahogany commode stamped by Jean-Henri Riesener, circa 1780 | Grande commode en acajou moucheté, monture de bronze doré, d'époque Louis XVI, estampille de Jean-Henri Riesener, vers 1780.

A large Louis XVI gilt-bronze mounted plum-pudding mahogany commode stamped by Jean-Henri Riesener, circa 1780 | Grande commode en acajou moucheté, monture de bronze doré, d'époque Louis XVI, estampille de Jean-Henri Riesener, vers 1780

Auction Closed

June 28, 03:24 PM GMT

Estimate

50,000 - 80,000 EUR

Lot Details

Description

A large Louis XVI gilt-bronze mounted plum-pudding mahogany commode stamped by Jean-Henri Riesener, circa 1780


opening with two drawers and three drawers in the gallery, the lockets with foliages, with a white marble top possibly a later addition, stamped J.H. RIESENER on the right


Height. 37 1/4 in, width 52 1/2 in, depth. 29 3/4 in


-----------------------------------------------------------------------


Grande commode en acajou moucheté, monture de bronze doré, d'époque Louis XVI, estampille de Jean-Henri Riesener, vers 1780


ouvrant à deux tiroirs et trois tirois en galerie, les bronzes des serrures en enroulement feuillagé, dessus de marbre blanc veiné, possiblement rapporté, estampillée J.H. RIESENER à droite


Haut. 94,5 cm, larg. 159 cm, prof. 73 cm

Vente Paris Galliera, 2 décembre 1975, lot 109

Maurice Segoura, Paris

Jean-Henri Riesener, cabinet maker, received master in 1768, supplier to the Royal garde meuble 1774-1785


Riesener was unquestionably the finest cabinetmaker working in Paris during the Louis XVI period. Born in Germany (Westphalia), by the mid 1750s he was apprenticed in the workshop of his countryman Jean-François Oeben who died, relatively young, in 1763. Riesener took over the direction of the workshop in 1765 and eventually married Oeben's widow in 1767. He was received master in 1768 and lost no time in capturing royal patronage. He completed the manufacture of Oeben's celebrated bureau du roi, and, through Joubert, he started supplying furniture to the Garde Meuble after 1771. In 1774 Joubert relinquished his title and Riesener was formally appointed ébéniste du Roi.


For the next decade, Riesener reigned supreme and enjoyed extensive royal patronage. The extent of the commissions he received was such that he was forced to sub-contract, a common practice which had been exercised by both his predecessors, Joubert and Gaudreaus. This is not to suggest that commissions were executed by inferior craftsmen, indeed Adam Weisweiler himself is recorded as having executed pieces sub-contracted to him by Riesener. Royal commissions began to dwindle after 1785 and Riesener struggled throughout the waning years of the Ancien Régime until he retired in 1800.


In his capacity as ébéniste du Roi , Riesener was exempt from the guild regulations that prohibited ébénistes from casting or chasing their own mounts. He employed his own bronze workers amongst the most notable of whom was the gilder François Rémond (1747-1812) who more than likely started his apprenticeship with Riesener in 1763; he became master in 1774. The lock escutcheons on the two lower drawers could be read as two intertwined CCs, which could refer to the name of the recipient of this very beautiful and unusual chest of drawers.


------------------------------------------------------------------------------------


Jean-Henri Riesener 1734-1806, ébéniste, reçu maître en 1768, fournisseur du garde meuble royal 1774-1785


Riesener est sans conteste le meilleur ébéniste travaillant à Paris à l'époque de Louis XVI. Né en Allemagne (Westphalie), il fait son apprentissage au milieu des années 1750 dans l'atelier de son compatriote Jean-François Oeben, qui meurt, relativement jeune, en 1763. Riesener prend la direction de l'atelier en 1765 et finit par épouser la veuve d'Oeben en 1767. Il est reçu maître en 1768 et ne tarde pas à s'attirer les faveurs de la royauté. Il achève la fabrication du célèbre bureau du roi d'Oeben et, par l'intermédiaire de Joubert, il commence à fournir des meubles au Garde Meuble après 1771. En 1774, Joubert renonce à son titre et Riesener est officiellement nommé ébéniste du Roi.

 

Au cours de la décennie suivante, Riesener a régné en maître et a bénéficié d'un important mécénat royal. L'ampleur des commandes qu'il reçoit est telle qu'il est contraint de sous-traiter, une pratique courante à laquelle avaient eu recours ses deux prédécesseurs, Joubert et Gaudreaus. Cela ne veut pas dire que les commandes étaient exécutées par des artisans de qualité inférieure ; en effet, Adam Weisweiler lui-même est mentionné comme ayant exécuté des pièces qui lui avaient été sous-traitées par Riesener. Les commandes royales ont commencé à diminuer après 1785 et Riesener a lutté pendant les dernières années de l'ancien régime jusqu'à ce qu'il prenne sa retraite en 1800.

 

En sa qualité d'ébéniste du Roi, Riesener était exempté des règlements de la guilde qui interdisaient aux ébénistes de couler ou de ciseler leurs propres montures. Il employait ses propres bronziers, dont le plus remarquable était le doreur François Rémond (1747-1812), qui commença vraisemblablement son apprentissage chez Riesener en 1763 et en devint le maître en 1774. Les entrées de serrure des deux tiroirs inférieurs pourraient être lues comme deux CC enlacés qui pourraient renvoyer au nom du destinataire de cette très belle commode hors norme.