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XIXe siècle ─ lots 47 à 144

Musset, Alfred de

La Confession d’un enfant du siècle. Paris, 1836. Un des rarissimes exemplaires sur grand vélin, avec un envoi à Franz Liszt.

No reserve

Lot Closed

October 28, 02:47 PM GMT

Estimate

10,000 - 15,000 EUR

Lot Details

Description

Musset, Alfred de

La Confession d’un enfant du siècle.

Paris, Félix Bonnaire, 1836.


2 volumes in-8 (206 x 128 mm). Demi-chagrin aubergine, dos lisse, titre doré, caissons ornés à froid, tranches mouchetées (Reliure postérieure).

 

Exceptionnel exemplaire de Franz Liszt.


Édition originale.

 

Un des rarissimes exemplaires sur grand papier vélin, d’un tirage estimé à trois par Clouzot (celui que Musset a adressé à sa mère, celui de George Sand et celui-ci, offert à son ami Franz Liszt).

 

Envoi autographe signé, à l’encre noire, au faux-titre :

"A F. Listz [sic]

Amitié

Alfrd. Mt".

 

Fréquentant les mêmes salons parisiens, les deux jeunes hommes devinrent des amis proches, liés par des affinités affectives et artistiques profondes. Musset présenta Liszt à George Sand en 1834, deux ans avant que Frédéric Chopin ne le remplace dans la vie de la romancière. En 1836, Liszt lui fit part de ses appréciations sur La Confession, l’invitant à le rejoindre à Genève, et Musset lui répondit le 20 juin : "Le livre dont vous me parlez n'est qu'à moitié une fiction et assurément, comme vous dites, il pourrait et devrait être plus long. [...] Ces sortes d’ouvrages intéressants ou non, sont en dehors de l’art, il me semble, pas assez vrais pour des mémoires, à beaucoup près, et pas assez faux pour des romans [...] Le lecteur doit chercher en vain l'attrait d'une réalité qui lui échappe à chaque instant, tandis que le pauvre auteur, tout nu derrière un manteau troué en mille endroits, sent la critique au vif et reçoit les estocades, précisément là où il se découvre".

 

Les deux volumes présentent plusieurs marques de lecture au crayon et quelques annotations manuscrites (au tome I), décrites dans le catalogue de la bibliothèque de Maurice Goudeket comme étant peut-être de la main du musicien ─ ce qui est très discutable au vu de la graphie. Il s’agit principalement de soulignements de quelques passages. On relève quelques mots de commentaires (au tome I, p. 108, 110 et 140 dont une exclamation, au crayon bleu, commentant la décision d’Octave de s’enivrer après avoir découvert la trahison de sa maîtresse : "lâche !") et deux initiales, "H.B" [Stendhal] en regard d’un paragraphe sur la débauche et le libertinage (p. 179), ainsi qu’une inscription fragmentaire au verso du dernier feuillet imprimé, toujours au tome I : "Se guérir de sa jeunesse [?] [...] comme une fée [...]".

 

Bel exemplaire, malgré les rousseurs inévitables.  

Franz Liszt (envoi).


M. Pietra (inscription manuscrite très effacée, sur les deux pages de faux-titres). Peut-être Victor Pietra, avocat à Tunis puis à Toulon qui fut un ami des premiers félibres.


Maurice Goudeket ( 1961, n° 161).


Daniel Sickles (I, 1989, n° 165).


Pierre Bergé (II, n° 308).

Alfred de Musset. BNF, 1957, n° 318 : "Roman autobiographique où Musset a transposé assez librement son aventure avec George Sand ; il fait également allusion à des amours antérieures".

Carteret, II, 192 : "Ouvrage d’une grande rareté".


M. Escoffier, Le Mouvement romantique, n° 1169.

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