View full screen - View 1 of Lot 74. A gilt-bronze mounted kingwood commode tombeau, Louis XV, circa 1730, stamped by Mathieu Criaerd | Commode tombeau en bois de violette et monture de bronze doré d'époque Louis XV, vers 1730, estampille de Mathieu Criaerd.

A gilt-bronze mounted kingwood commode tombeau, Louis XV, circa 1730, stamped by Mathieu Criaerd | Commode tombeau en bois de violette et monture de bronze doré d'époque Louis XV, vers 1730, estampille de Mathieu Criaerd

Auction Closed

June 28, 01:58 PM GMT

Estimate

10,000 - 15,000 EUR

Lot Details

Description

A gilt-bronze mounted kingwood commode tombeau, Louis XV, circa 1730, stamped by Mathieu Criaerd


opening with four drawers, with a Flemish red marble top, stamp on reverse "CRIAERD"


Height. 34¼in, Larg. 50¼in, Prof. 25½in; Haut. 86,5 cm, Larg. 127,5 cm, Prof. 64,5 cm cm

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Commode tombeau en bois de violette et monture de bronze doré d'époque Louis XV, vers 1730, estampille de Mathieu Criaerd 


de forme tombeau, ouvrant à quatre tiroirs avec traverse, dessus de marbre rouge des Flandres, estampillé au revers "CRIAERD"

Mathieu Criaerd, ébéniste, reçu maître en 1738


The richness of the bronzes that adorn this commode is exceptional. However, it is difficult to attribute their creation, as these bronze mounts circulated among the greatest cabinet makers of the time. The most illustrious example is undoubtedly François Mondon (1694-1770) who delivered several commodes to the Crown through the intermediary of Gaudreaux and then Gilles Joubert, the King's cabinet makers. One of them is illustrated in J. Nicolay, L'art et la manière des maîtres ébénistes français, Paris, 1986, p. 330, fig. C. Another was sold by Christie's New York, October 21st, 2004, lot 144.


As for the hoof decorated with a gushing lion, it can be found on the andirons of Charles Cressent (1685-1768), cabinet maker to the Regent, from the Ennery sale in 1786, and illustrated in A. Pradère, Charles Cressent, Paris, 2003, p. 206. Cressent also used this motif on cartels.


Several unstamped commodes decorated with these hooves have come up for sale. Among them, we can mention the one sold in Paris, Hôtel Drouot, on March 5th, 1993, lot 84 and another one sold in Paris, Hôtel Drouot, on June 15th, 1994, lot 194.

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La richesse des bronzes qui ornent cette commode est exceptionnelle. Il est cependant difficile d’en attribuer la création, ces montures de bronze circulant parmi les plus grands ébénistes de l’époque. L’exemple le plus illustre est sans doute François Mondon (1694-1770) qui livra plusieurs commodes tombeau à la couronne par l'intermédiaire de Gaudreaux puis de Gilles Joubert, ébénistes du Roi. L’une d’elles est illustrée dans J. Nicolay, L'art et la manière des maîtres ébénistes français, Paris, 1986, p. 330, fig. C. Une autre a été vendue par Christie's New York, le 21 octobre 2004, lot 144.


Quant aux sabots ornés d’un lion jaillissant, on les retrouve sur des chenets de Charles Cressent (1685-1768), ébéniste du Régent, , provenant de la vente d'Ennery en 1786, et illustrés dans A. Pradère, Charles Cressent, Paris, 2003, p. 206. Cressent déclina ce motif également sur des cartels.


Plusieurs commodes non estampillées ornées de ces sabots sont passées en vente. Parmi elles, citons celle vendue à Paris, hôtel Drouot, le 5 mars 1993, lot 84 et une autre vendue à Paris, hôtel Drouot, le 15 juin 1994, lot 194.