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XV-XVIIIe siècles (lots 1-67)

Sade, Donatien-Alphonse-François, marquis de

16 lettres ou documents, certains autographes et signés, parfois relatifs aux maisons louées par Sade pour organiser ses débauches.

Lot Closed

June 17, 12:54 PM GMT

Estimate

4,000 - 6,000 EUR

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Lot Details

Description

Sade, Donatien Alphonse, marquis de

Lettre autographe signée à François Ripert, 2 pièces signées avec apostille autographe, et 13 documents manuscrits, dont un signé.

1764-1771 et sans date.

 

Ensemble 17 pages in-8 ou in-12 (de 260 x 200 à 85 x 155 mm). Lettre à Ripert sur un bifeuillet avec adresse et cachet de cire noire.

 

Le marquis de Sade, trentenaire et marié depuis peu, gère ses affaires en Provence et mène une vie mondaine malgré les premières accusations portées contre lui.

 

  • Pièce signée, Paris 2 décembre 1764. Sade certifie être employé pour la capitation de la cour "en qualité de lieutenant général des provinces de Bresse, Bugey et Gex", charge que lui avait léguée son père, le comte de Sade, cette même année 1764. De la même main, apostille manuscrite : "n’a pu servir".
  •  Lettre autographe signée au régisseur du domaine de Mazan, François Ripert [31 décembre 1771]. "Mille remerciements de vos fléau [sic] mon cher Ripert. J’ai été fort sensible à votre attention". Il le remercie également pour ses offres de service lorsqu’il viendra à Mazan, ce qui ne sera sans doute pas avant le printemps, et lui demande de prier le notaire Conil de ne pas perdre de vue l’objet concernant M. de Guadagne [membre de la famille Gallean de Gadagne, créancier de Sade].
  • Pièce signée, Lacoste 6 mars 1772. Reconnaissance de dette envers Francois Ripert, du domaine de Mazan d’une somme de 4 725 livres. Sade s’engage à le rembourser au début de l’année suivante et ajoute de sa main "approuvé l’écriture".
  • 13 documents manuscrits, 1764-1771, dont un contresigné par le marquis de Sade :

- 3 documents concernant la capitation due pour les domestiques employés par Sade, à Paris, dont deux en partie imprimés ;

- 3 quittances pour travaux ou loyers d’une maison louée à Versailles aux demoiselles Ruffat-Dupré, janvier-juin 1768. Le 13 juin, la somme due a été réglée par la marquise de Sade ;

- 4 pièces manuscrites signées dont une rédigée de la main de Gallier, propriétaire de la maison d’Arcueil où se déroula le premier grand scandale, instruit devant la justice et qui valut à Sade quelques semaines de captivité, l’affaire Rose Keller qui porta plainte pour avoir été enfermée et flagellée : — 4 novembre 1766, location d’une maison meublée appartenant à M. Gallier ; — 1er février 1768, bail de location pour une année, contresigné par Sade, avec ajout au verso d’une note datée du 3 avril 1769, attestant que Mme de Sade a bien remis tous les meubles et effets qui étaient dans la maison ; 26 juin 1768, quittance du loyer payé par Mme de Sade, en raison du bail passé avec le marquis ; — 13 mars 1769 : état des lieux dressé par Gallier (à charge à Mme de Sade de reconstruire un poulailler qui était dans le jardin et de remonter une cloison en plâtre dans la chambre à la place d’une alcôve) ;

- 3 pièces manuscrites : — 16 juin 1768, reçu (en partie imprimé) d’un loyer payé par la marquise de Sade d’un appartement rue Mercier à Paris, pour M. Langlois (valet de Sade). — 16 juin 1768, quittance pour des chambres louées dans les maisons des Carmélites "que M. le marquis occupoit". Paris, 25 septembre 1771 : — quittance d’un loyer dû jusqu’au 1er janvier 1772.

 

[On joint :]

Copie manuscrite d’un legs fait par le comte de Sade à l’abbé Amblet, précepteur de Sade et qui demeura un ami et un conseiller littéraire pour le marquis (2 p. petit in-4). Le document original a été établi à Ébreuil le 23 septembre 1750, signé par Amblet, le père et l’oncle de Sade, puis ratifié par Sade lui-même, à Paris le 25 juillet 1766. "[…] voulant reconnoitre les soins et services que M. Jacques François Amblet prieur du prieuré de Veausse [Veauce] m’a rendu depuis plusieurs années pour l’éducation de mon fils dont il est chargé […] par ces présentes lui donne et constitue gratuitement la somme de cinq cent livres de pension viagère".