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Camus, Albert

Requiem pour une nonne. Gallimard, 1956. Adaptation théâtrale du roman de Faulker, avec un envoi à René Char

Lot Closed

June 27, 01:06 PM GMT

Estimate

4,000 - 6,000 EUR

Lot Details

Description

Camus, Albert

Requiem pour une nonne.

Paris, Gallimard, collection Le Manteau d’Arlequin, 1956.

 

In-8 (185 x 120 mm). Broché.


Exemplaire de René Char avec envoi.

 

Édition originale de l’adaptation théâtrale du roman de William Faulkner, une pièce en deux parties et sept tableaux.

 

Exemplaire du service de presse.

 

Envoi autographe signé, à l’encre noire, au faux-titre :

"Pour vous, mon cher René

La part de ce livre qui me revient,

et mon affection entière

Albert Camus".

 

Adapté et mis en scène par Camus, Requiem pour une nonne est créé avec succès le 20 septembre 1956 au théâtre des Mathurins et connaîtra plus de 600 représentations. René Char, qui loge rue de Chalaneilles lorsqu'il est à Paris, dans le même immeuble que Camus, dira à l'actrice Catherine Sellers, à propos du parcours de son personnage : "On dirait une pelote qui se déroule jusqu'au dernier fils et à la fin on se rend compte qu'elle est encore pleine".


"Je suis un grand admirateur de William Faulkner [...] un des rares créateur de l’Occident. Je veux dire qu’il a créé son monde, reconnaissable entre mille et irremplaçable, comme l’ont fait avant lui Melville, Dostoïevski ou Proust" (Camus au journal The Hardward Advocate, 31 mai 1951).


La profonde amitié entre Albert Camus et René Char avait débuté en 1946 lorsque Camus avait fait publier les Feuillets d'Hypnos et dura jusqu'à la mort de Camus en 1960. Ce dernier considérait Char comme le plus brillant poète qui soit depuis Apollinaire : "Il y a peu d'hommes aujourd'hui dont j'aime à la fois le courage et l'attitude. Vous êtes de ceux-là - le seul poète aujourd'hui qui ait osé défendre la beauté, le dire explicitement, prouver qu'on peut se battre pour elle en même temps que pour le pain de tous les jours. Vous allez plus loin que les autres, n'ayant rien exclu" (lettre du 30 juin 1947). Char, quant à lui, écrivait à Gallimard à propos de son ami : "J'aimais chez lui la continuité du sentiment profond, la certitude qui comptait. Le visage privilégié qu'il tirait soudain de son cœur, il le dévoilait et le revoilait tout aussitôt. Ni le temps, ni l'ombre, ni l'humeur n'y opposait sa tâche. Observateur de soi sans indulgence, appliqué et volontaire, il ne se bornait donc pas aux apparences d'autrui."

René Char (envoi).