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Alix d'Anethan

In the artist' studio | Dans l'atelier de l'artiste

Lot Closed

June 14, 02:49 PM GMT

Estimate

10,000 - 15,000 EUR

Lot Details

Description

Alix d'Anethan

Brussels 1848 - 1921 Paris

In the artist' studio


Oil on canvas

Signed lower left Alix d'Anethan

108,4 x 137,5 cm; 42⅝ by 54⅛ in.

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Alix d'Anethan

Bruxelles 1848 - 1921 Paris

Dans l'atelier de l'artiste


Huile sur toile

Signé en bas à gauche Alix d'Anethan

108,4 x 137,5 cm ; 42⅝ by 54⅛ in.

Alix d’Anethan was born in Brussels in 1848 into a family of aristocrats on her father’s side and artists on her mother’s side. Much of her work and parts of her life are unknown to us. We do know however that she began by working with Emile Wauters before going to study in Paris, where women could only access the studios of the Ecole des Beaux-arts in 1900 and the Prix de Rome in 1903. To make up for this injustice, private academies accepted women, as did a few artists who opened the doors of their studios to them. Alfred Stevens was one of these, and Alix d'Anethan attended his courses before becoming a pupil of Puvis de Chavannes, who advised her to learn wall painting. We know that she painted a fresco for the chapel of the Hôpital Cochin in Paris. She subsequently joined the famous Galerie Durand-Ruel, where she had her first exhibition in 1891 and was given a retrospective in 1922. She also belonged to the unique Brussels group, the Cercle des Femmes Peintres, which organized four exhibitions at the Musée Moderne in Brussels between 1888 and 1893.


As is true for many other female artists, the work of Alix d’Anethan is not well known. At a time when we know more about artists’ muses than about women artists, the present painting depicts a remarkable scene. These Women in an atelier undoubtedly reflect the continuing influence of Puvis de Chavannes, especially in the monumentality of the composition and the harmonious colours, but above all the painting is a testament to the emancipation of women who gradually took steps to organize themselves and undertake training in order to escape the male domination of the art world. Looking beyond the delightful and elegant composition and the subject’s pleasing nature, Alix d’Anethan has skilfully composed an image of a burgeoning and aspirational sisterhood, as women with shared artistic ambitions confront the same arbitrary barriers.

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Alix d’Anethan est née à Bruxelles en 1848 dans une famille d’aristocrates du côté paternel et d’artistes du côté maternel. Peu de ses œuvres et d’éléments de sa vie sont parvenus jusqu’à nous. On sait cependant qu’elle commence par travailler auprès d’Emile Wauters avant de partir étudier à Paris où les ateliers de l’Ecole des beaux-arts ne seront accessibles aux femmes qu’en 1900 et le Prix de Rome qu’en 1903. Pour pallier cette injustice, des académies privées accueillaient les artistes femmes tout comme quelques artistes qui leur ouvraient les portes de leurs ateliers. Alfred Stevens fut l'un d’eux et Alix d'Anethan suivit ses cours avant de devenir l’élève de Puvis de Chavannes qui lui conseille d’apprendre la peinture murale. On connaît d’elle notamment une fresque pour la chapelle de l'hôpital Cochin à Paris. Elle entre par la suite dans la fameuse galerie Durand-Ruel où elle expose une première fois en 1891 et où elle aura droit à une rétrospective en 1922. Elle fait par ailleurs partie du singulier groupe bruxellois le Cercle des femmes peintres qui organise entre 1888 et 1893 quatre expositions à Bruxelles au Musée moderne.


Comme tant d’autres femmes-artistes l’œuvre d’Alix d’Anethan est peu connu. À une époque où l’on retient plus facilement les muses des artistes que les femmes-artistes, notre tableau présente une image remarquable. Ces Femmes dans un atelier rappellent sans doute l’influence toujours présente de Puvis de Chavannes, notamment par la monumentalité de la composition et l’harmonie de couleurs, mais le tableau témoigne surtout de ces femmes qui s’émancipaient en s’organisant et en se formant progressivement pour échapper à la domination masculine du monde artistique. Au-delà de la charmante et élégante composition et du sujet à l’allure plaisante, Alix d’Anethan compose avec talent l’image d’une sororité naissante ou désirée entre ces femmes aux aspirations artistiques communes affrontant les mêmes barrières arbitraires.