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IV. De la bibliothèque Hubert Heilbronn (lots 101-155)

Gautier, Théophile

Les Jeunes-France. 1866. Frontispice de Rops. Belle reliure japonisante de l'époque. Exemplaire aux multiples provenances bibliophiliques.

Lot Closed

July 4, 02:08 PM GMT

Estimate

2,000 - 3,000 EUR

Lot Details

Description

Gautier, Théophile

Les Jeunes-France, romans goguenards.

Amsterdam, à l’enseigne du Coq [Bruxelles, Poulet-Malassis], 1866.


In-12 (191 x 120 mm). Bradel de papier-cuir japonais estampé à froid et colorié de teintes dorées et brunes, tête dorée, couverture (Reliure japonisante de l'époque).


Dans une belle reliure japonisante, avec un frontispice de Félicien Rops.


Troisième édition.

Par rapport à l'édition originale de 1833, elle est enrichie d'un beau titre-frontispice gravé par Félicien Rops.


Tirage limité à 205 exemplaires, un des 200 exemplaires sur grand papier vergé de Hollande (n° 160).

Après s'être attaché au mouvement romantique dès 1830, Théophile Gautier prend de plus en plus de recul par rapport à ses amis et à leurs idées. En août 1833, quand il publie Les Jeunes-France qu'il qualifia de "Précieuses ridicules du romantisme", il raille les manies de certains de ses contemporains : il se moque des fidèles du Cénacle réunis dans l'impasse du Doyenné, lieu où le romantisme se confondait avec le macabre ─ on y buvait dans un crâne en se livrant aux excentricités les plus extrêmes.


Exemplaire aux multiples provenances bibliophiliques.


L'apparition des reliures dites japonisantes date du début des années 1870. Quelques amateurs de japonisme, tels qu'Edmond de Goncourt, Philippe Burty ou Octave Uzanne, commandèrent des reliures de cette esthétique à leurs relieurs, dont les plus connus sont Carayon, Pierson ou Vié. Ces reliures sont revêtues d'un papier fabriqué avec l'écorce du kozo, puis estampé. "Grâce aux procédés des ouvriers de Tokyo, il devient un véritable cuir doré, frappé, résistant à l'humidité, ressemblant, dans une note plus riche encore, aux plus beaux spécimens des cuirs de Cordoue. Certains de ces papiers cuirs sont des merveilles inexprimables, d'un dessin inouï et d'une incroyable orgie de tons, où les poudres de bronze et d'étain luttent contre les vernis rouges et verts et les laques brunes aux plus chauds reflets" (Octave Uzanne, La Reliure moderne, artistique et fantaisiste, 1887, p. 260).

Paul Arnauldet (ex-libris gravé par Félix Bracquemond avec devise peu engageante "Nunquam amicorum" [pas même à ses amis] ; sa bibliothèque fut vendue à Drouot en décembre 1878).


José-Maria de Heredia (annotation autographe signée, qui attribue le précédent ex-libris à Poulet-Malassis : "Bel exemplaire de Poulet-Malassis avec son ex-libris. Grand papier vergé de Hollande. Eau-forte de Rops. J.M. de Heredia").


Baron Horace de Landau (ex-libris avec cote de bibliothèque).


Vicomte de Cossette (ex-libris).


Librairie Valette ("Nouvelles acquisitions", 2004, n° 41).


Hubert Heilbronn (ex-libris).