
Eket Pannel Mask, Nigeria
No reserve
Auction Closed
June 21, 04:43 PM GMT
Estimate
5,000 - 7,000 EUR
Lot Details
Description
Masque panneau, Eket, Nigéria
haut. 46 cm ; 18⅛ in
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Eket Pannel Mask, Nigeria
Height. 46 cm ; 18⅛ in
Galerie Afrique / Alain Dufour, Saint-Maur / Ramatuelle
Collection Hélène Leloup, Paris, acquis au précédent en 1977
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Galerie Afrique / Alain Dufour, Saint-Maur / Ramatuelle
Hélène Leloup collection, Paris, acquired from the above in 1977
Ramatuelle, Galerie Alain Dufour, Afrique, été 1977
Quebec, Canada, Arts du Nigéria dans les collections privées françaises, Musée de La Civilisation, 24 octobre 2012 - 21 avril 2013
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Ramatuelle, Galerie Alain Dufour, Afrique, Summer 1977
Canada, Quebec, Musée de La Civilisation, Arts du Nigeria dans les collections privées françaises, 24 October 2012 - 21 April 2013
Lebas, Arts du Nigéria dans les collections privées françaises, 2012, p. 126, n° 59
Mollet-Vieville, « Helene & Philippe Leloup », dans Galerie Magazine, décembre 1989 - janvier 1990, p. 117
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Lebas, Arts du Nigéria dans les collections privées françaises, 2012, p. 126, n° 59
Mollet-Vieville, « Helene & Philippe Leloup », in Galerie Magazine, December 1989 - January 1990, p. 117
Masque-panneau polychrome Eket du sud-est nigérian
Par Alain Dufour
C’est en juillet 1977 que Monsieur et Madame Leloup ont acquis le présent masque avec un ensemble d’autres masques-panneau présentés lors de l’exposition « Eket » de la galerie AFRIQUE à Ramatuelle.
Ces sculptures ont toutes été achetées à Douala auprès de marchands Bamoun et également auprès d’un commerçant nigérian Ibibio. Ce dernier, établi à Uyo, effectuait le négoce de marchandises variées, transportées à partir du port d’Oron ou de Calabar vers Douala par de grosses pirogues à moteur qui longeaient la côte du Golfe de Guinée jusqu’à l’estuaire du Wouri.
Le peuple Eket, apparenté aux Ibibio, est étudié pour la première fois en 1926 par P. A. Talbot dans son ouvrage « The people of Southern Nigeria » - Oxford. Selon K. C. Murray qui séjourna dans cette région en 1930, les statues Ogbom et les masques étaient utilisés dans le cadre de cérémonies liées au culte Ekpo répandu dans toute cette région du sud-est du Nigéria ; dans les zones côtières et particulièrement chez les Eket, les cultes traditionnels ont été progressivement abandonnés au profit des religions importées, notamment la religion protestante. Lorsque je visitais le pays Eket en 1975, suite à l’invitation de mon ami commerçant de Uyo, il apparaissait clairement que les sculptures qui nous étaient présentées n’avaient plus de fonctions rituelles, mais étaient conservées dans les plafonds des cases, en souvenir des anciens. Elles étaient ainsi protégées des insectes xylophages par la fumée des feux domestiques, ce qui explique leur patine sombre sur la face la plus exposée.
L’exemplaire conservé dans la collection Leloup est l’un des plus abstraits que j’ai collectés. L’artiste, avec une grande économie de moyens, a créé un masque traité en aplat, composé d’un jeu de losanges et de triangles souligné par une polychromie alternant le blanc, le jaune et le noir. Deux petits yeux en croissant de lune et une bouche en ellipse animent le visage dans un minimalisme saisissant. L’arrière du masque a conservé, en bon état, le tressage en feuille de palmier maintenue par des baguettes de bois fixées sur le pourtour du masque qui permettait le portage par le danseur.
Ces masques-panneau sont d’une grande rareté, ils semblent absents de la première collecte réalisée par Kenneth Murray en 1936 ; collection qui intégra le Musée de Lagos. Il est probable que leur usage était circonscrit à une zone géographique très réduite autour du gros village d’Eket, bourg prospère voué aux échanges commerciaux entre les populations du nord et les populations côtières.
Le Musée du quai Branly - Jacques Chirac est l’un des rares à posséder un exemplaire à double face provenant des collections du musée Barbier Mueller et, antérieurement, dans la collection Roger Azar. Le Musée des Confluences de Lyon possède un bel exemplaire de la donation Ewa et Yves Develon. Le présent masque a été exposé à Québec, au Musée des Civilisations en 2012. Il est reproduit dans l’ouvrage « Arts du Nigeria dans les collections Françaises » sous le n°53.
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An Eket polychrome Mask-panel from southeast Nigeria
By Alain Dufour
It was in July 1977 that Mr. and Mrs. Leloup acquired the present mask along with a group of other panel masks presented at the "Eket" exhibition of the AFRICA gallery in Ramatuelle.
These sculptures were all purchased in Douala from Bamoun merchants and also from a Nigerian trader Ibibio. He was a Nigerian trader based in Uyo who traded in a variety of goods, transported from the port of Oron or Calabar to Douala in large motorized pirogues that traveled along the coast of the Gulf of Guinea to the Wouri estuary.
The Eket people, related to the Ibibio, were studied for the first time in 1926 by P. A. Talbot in his book "The people of Southern Nigeria" - Oxford. According to K. C. Murray, who visited this region in 1930, Ogbom statues and masks were used in ceremonies related to the Ekpo cult that was widespread in this region of southeastern Nigeria; in the coastal areas and particularly among the Eket, traditional cults were gradually abandoned in favor of imported religions, notably the Protestant religion. When I visited the Eket country in 1975, following the invitation of my friend, a trader from Uyo, it was clear that the sculptures had no longer ritual functions, but were kept in the ceilings of the huts, in memory of the elders. They were thus protected from xylophagous insects by the smoke from domestic fires, which explains their dark patina on the most exposed side.
The mask kept in the Leloup collection is one of the most abstract that I have collected. The artist, with a great economy of means, has created a mask treated in a flat surface, composed of a set of rhombuses and triangles underlined by a polychromy alternating white, yellow and black. Two small crescent moon eyes and an elliptical mouth animate the face in a striking minimalism. The back of the mask, in good condition, has kept the palm leaf weaving maintained by wooden sticks fixed on the perimeter of the mask which allowed the dancer to carry it.
These panel masks are extremely rare, and seem to be absent from the first collection made by Kenneth Murray in 1936, which was integrated into the Lagos Museum. It is likely that their use was limited to a very small geographical area around the large village of Eket, a prosperous town devoted to trade between the northern and coastal populations.
The Musée du quai Branly Jacques Chirac is one of the few to possess a double-sided copy from the Barbier Mueller Museum collection and, earlier, from the Roger Azar collection. The Musée des Confluences in Lyon has a fine example from the Ewa and Yves Develon donation. The present mask was exhibited in Quebec City at the Museum of Civilization in 2012. It is reproduced in the book "Arts du Nigeria dans les collections Françaises" under n°53.
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