
Auction Closed
June 28, 03:24 PM GMT
Estimate
6,000 - 10,000 EUR
Lot Details
Description
A pair of Louis XV lacquered and gilt-bronze Chinese figures, circa 1750
each group with two children, on a rocaille base
(2)
Height. 6 in, length. 5 1/2 in
--------------------------------------------
Paire de personnages chinois en bronze laqué et doré d’époque Louis XV, vers 1750
chaque groupe avec deux enfants, la base rocaille
(2)
Haut. 15,5 cm, long. 14 cm
T. Wolvesperges, « A propos d’une pendule aux magots en vernis Martin du musée du Louvre provenant de la collection Grog-Carven » in Revue du Louvre, octobre 2001
A.Forray-Carlier et M. Kopplin, Les secrets de la laque française. Le vernis Martin, cat. expo., Paris, 2014
From 1735 onwards, Paris saw the emergence of a production of Chinese figures in lacquered bronze, probably spurred on by marchands-merciers. These figures were used extensively to decorate a multitude of extremely refined everyday objects. This exotic touch on Western objects illustrates the taste for chinoiserie in the first part of the 18th century.
The decoration of these magots in polychrome varnish imitating lacquer could be the work of the Martin varnishers' workshop, as the name Martin recurs in the descriptions in the sales catalogues of the period. This relief technique, sometimes also referred to as "japonné" or "en Japon", is in contrast to the "faux" cited in Guillaume Martin's after-death inventory in 1749: "quatre figures chinoises en faux, prisées 18 livres pièces ", the term "faux" describing a varnish of inferior quality. The attribution of these figures to the Martin varnishers by the auction experts (including Thomas-Joachim Hébert) supports the hypothesis that the Martin brothers produced them.
By making "magots" in varnished bronze, marchands-merciers were able to commission various guilds of craftsmen, including bronze smiths and watchmakers, to create works that were in keeping with the latest tastes. These magots could be found on several types of object:
- They could be used as paperweights, like the one preserved at the Musée des Arts Décoratifs in Paris (inv. RI 2004. 13. 1), presented under no. 57 at the exhibition on Martin varnish in Paris in 2014, or those from the Dillée collection sold by Sotheby's in Paris on 18 March 2015, lots 49 and 50.
- They can be found on clocks or cartels, with movements by Julien or Pierre Leroy, Jean-Baptiste-Baillon, or Etienne Lenoir, such as the one adorning the BVRB cartonnier kept at the Getty Museum and the one exhibited at the Musée des Arts Décoratifs in 2014 under no. 58.
- Two potpourris carried by two pagodas are described in the inventory of the Duchesse du Maine under no. 539 in her after-death inventory.
- Two helmeted magots in richly decorated tunics are found on a pair of fires (n°55, cat. Expo. "Les secrets de la laque française. Le vernis Martin").
- More unusual and highly refined, a seated Chinese couple decorates a pair of gilded bronze sconces enhanced with porcelain flowers (see no. 59, cat. Expo. "Les secrets de la laque française. Le vernis Martin").
- The Munich Residenz holds a pair of candelabras identical to the one from the Jaime-Ortiz Patiño collection, forming a set with a clock sold at Sotheby's in New York on 21 May 1992, lot 7.
- Also worth mentioning is the exceptional pair of powdered sugar dishes, made up of tunic magots with a light blue background carrying a bunch of sugar cane, kept at the Getty Museum (inv. 88.DH.127.1-2).
------------------------------------------------------
A partir des années 1735, apparait à Paris vraisemblablement sous l’impulsion de marchands-merciers, une production de personnages chinois en bronze laqué qui seront utilisés à l’envi pour décorer une multitude d’objets usuels extrêmement raffinés. Cette touche d’exotisme apportée à des objets occidentaux illustre le goût pour les chinoiseries dans la première partie du XVIIIe siècle.
Le décor de ces magots en vernis polychrome imitant le laque pourrait être l’œuvre de l’atelier des vernisseurs Martin puisque le nom de Martin revient dans les descriptions des catalogues de vente de l’époque. Ils ont la particularité d’être très finement décorés en relief et d’une grande qualité, cette technique en relief parfois aussi qualifiée de « japonné » ou « en Japon » s’oppose au « faux » cité dans l’inventaire après décès de Guillaume Martin en 1749 : « quatre figures chinoises en faux, prisées 18 livres pièces », le terme « faux » décrit un vernis de qualité moindre. Les attributions de ces personnages aux vernisseurs Martin par les experts des ventes (dont Thomas-Joachim Hébert) confortent l’hypothèse selon laquelle les frères Martin en produisirent.
Cette confection de « magots » en bronze vernis a permis aux marchands-merciers de faire réaliser par les différentes corporations d’artisans, bronziers, horlogers entre autres des œuvres qui étaient au dernier goût du jour. Ces magots se retrouvaient sur plusieurs types d’objets :
- Ils pouvaient servir de presse-papier, comme celui conservé au musée des Arts décoratifs à Paris (inv. RI 2004. 13. 1), présenté sous le n°57 de l’exposition sur le vernis Martin à Paris en 2014 ou ceux provenant de la collection Dillée vendus par Sotheby’s à Paris, le 18 mars 2015, lots 49 et 50.
- On les retrouve sur des pendules ou des cartels, aux mouvements de Julien ou Pierre Leroy, Jean-Baptiste-Baillon, d’Etienne Lenoir comme celle ornant le cartonnier de BVRB conservée au musée Getty et celle exposée au musée des Arts décoratifs en 2014 sous le n°58.
- Deux pots-pourris portés par deux pagodes sont décrits dans l’inventaire de la duchesse du Maine sous le n°539 dans son inventaire après décès.
- Deux magots casqués à la tunique richement décorée se retrouvent sur une paire de feux (n°55, cat. Expo. « Les secrets de la laque française. Le vernis Martin »).
- Plus inhabituel et très raffiné, un couple de chinois assis décore une paire d’appliques en bronze doré rehaussée de fleurs en porcelaine (voir n°59, cat. Expo. « Les secrets de la laque française. Le vernis Martin »).
- La Résidence de Munich conserve une paire de candélabres, identique à celle provenant de la collection Jaime-Ortiz Patiño, formant une garniture avec une pendule vendue chez Sotheby’s à New York, le 21 mai 1992, lot 7.
- Il convient aussi de citer l’exceptionnelle paire de sucriers à poudre, constituée de magots à tunique à fond bleu clair portant une botte de canne à sucre conservée au musée Getty (inv. 88.DH.127.1-2).
You May Also Like