View full screen - View 1 of Lot 52. A pair of Royal giltwood chairs, Louis XVI, circa 1780, by Jean-Baptiste Boulard | Paire de chaises royales en bois doré d'époque Louis XVI, vers 1780, par Jean-Baptiste Boulard.
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A pair of Royal giltwood chairs, Louis XVI, circa 1780, by Jean-Baptiste Boulard | Paire de chaises royales en bois doré d'époque Louis XVI, vers 1780, par Jean-Baptiste Boulard

A pair of Royal giltwood chairs, Louis XVI, circa 1780, by Jean-Baptiste Boulard | Paire de chaises royales en bois doré d'époque Louis XVI, vers 1780, par Jean-Baptiste Boulard

A pair of Royal giltwood chairs, Louis XVI, circa 1780, by Jean-Baptiste Boulard | Paire de chaises royales en bois doré d'époque Louis XVI, vers 1780, par Jean-Baptiste Boulard

A pair of Royal giltwood chairs, Louis XVI, circa 1780, by Jean-Baptiste Boulard 


decorated with a foliage garland, scalework and on four fluted feet, each chair with two labels, one printed by the gilder Chatard and the second with an inscription Cabinet intérieur du roi à Fontainebleau (both partially torn) ; one chair with a label inscribed Mr Le Duc de Castries (regilt)


Height. 37 in ; Haut. 94 cm

(2)

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Paire de chaises royales en bois doré d'époque Louis XVI, vers 1780, par Jean-Baptiste Boulard 


le dossier sculpté de rais de coeur, les montants d'accotoir et la ceinture à décor de piastres, reposant sur des pieds fuselés à cannelures ; chaque chaise avec deux étiquettes, l'une imprimée du doreur Chatard et une autre avec une inscription manuscrite : Cabinet intérieur du roi à Fontainebleau (les deux partiellement déchirées) ; une chaise avec une étiquette marquée Mr Le Duc de Castries (redoré)

illustration accurate. good overall condition despite the inevitable scratches and dents due to age and use. Construction firm and sound, traces on old and inactive woodworms; as stated in the catalogue the gidling is later and there is no upholstery; the back seat rails reinforced with later wooden blocks; as visible on the illustration the gilding has to be restored, as there are minor chips revealing white gesso underneath. 

One back seat with one visible crew and one hidden by the gilding inside the frame of the back, corresponding to the rail of the upholstery, can be easily hidden with the future restoration. 

Nice carving, lovely details


In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective qualified opinion. NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING CONDITION OF A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD "AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF SALE PRINTED IN THE CATALOGUE.

Comissioned for the King's Interior cabinet at the Château de Fontainelbeau in 1786

Probably transfered to Paris in 1796

Late collection of the Duke of Castries

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Livrées pour le Cabinet intérieur du roi Louis XVI au château de Fontainebleau en 1786

Vraisemblablement transférées à Paris en 1796

Ancienne collection du duc de Castries

J. Charles et all, De Versailles à Paris, le destin des collections royales, cat. expo. Mairie du Ve arrondissement, Paris, 1989

B. Pallot, Le Mobilier du Musée du Louvre, T. II., 1993

L. Condamy, Jean-Baptiste Boulard Menuisier du roi, Dijon, 2008

These chairs are part of a set of chairs supplied by Boulard for "the service of the King at Fontainebleau, Interior Cabinet" on order n° 210 of 11 August 1786.


Boulard delivered "a large bergère conforming to the one made for Versailles, 16 livres", 13 livres in payment; "a large stool of the same length serving as a chaise longue, round in front, cormier leg, turned and prepared wood to give to the sculptor, for this 12 livres", 10 livres in payment; "a large office armchair for the King, this 12 livres", 10 livres in payment; "two armchairs with a large frame, 24 livres", each paid 22 livres; "six similar chairs at 8 livres each, 48 livres", paid at this price and "a screen with counterbalance and hat in strong wood and with counterbalance, 21 livres", 18 livres in payment. Chatard gilded the bergère and the bout-de-pieds, the six chairs, the office chair, the two armchairs and the screen "of cut and matt gold" for a little more than 1200 livres (A.N. O1 3639).


The mention 'à carreau' for the two armchairs and 'six chairs of the same type' tells us how they were used: the 'à carreaux' chairs had a lower seat (about 29 cm) than the 'à garnir' chairs (about 33 cm), in order to be able to place a cushion (or 'carreau') which, once placed, brought the seat back to a normal height, and this type of upholstery on the chairs naturally made them more comfortable.


This piece of furniture was covered with "gros Tours broché fond blanc à bouquets de fleurs nouées". The last visit of the Court to Fontainebleau was in 1786, so it is likely that the King never saw this set in his inner cabinet. Booked by the Temporary Arts Commission, this piece of furniture was sent to Paris in January 1796 to be used in the national houses or by the Executive Directory.


A pair of armchairs from this set was presented at the exhibition "de Versailles à Paris, destin des collections royales" in 1989 at the town hall of the 5th arrondissement.


This pair of chairs is part of the re-furnishing of the royal residences, Boulard supplied many similar chairs including a suite of chairs for the Salon des Jeux at this period. Unable to maintain the rhythm of the orders, he had recourse to subcontracting, notably to the workshops of Georges Jacob and Jean-Baptiste Sené.

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Ces chaises font partie d'un ensemble de sièges fourni par Boulard pour "le service du Roi à Fontainebleau, Cabinet intérieur " sur l'ordre n° 210 du 11 août 1786.


Le menuisier Boulard a livré "une grande bergère conforme à celle faite pour Versailles, 16 livres", 13 livres en règlement ; "un grand tabouret de même longueur servant de chaise longue, rond par devant, pied cormier, tourné et préparé les bois pour donner au sculpteur, pour ce 12 livres", 10 livres en règlement ; "un grand fauteuil de bureau pour le Roi, ci 12 livres", 10 livres en règlement ; "deux fauteuils meublants à carreau de grande forme, de 24 livres", chacun réglé 22 livres ; "six chaises pareilles à 8 livres pièce, 48 livres", réglées à ce prix et "un écran à contrepoids et à chapeau en fort bois et à contrepoids, 21 livres", 18 livres en règlement. Chatard dore la bergère et le bout-de-pieds, les six chaises, le fauteuil de bureau, les deux fauteuils et l'écran "d'or taillé et matte" pour un peu plus de 1200 livres (A.N. O1 3639).


La mention "à carreau" pour les deux fauteuils et "six chaises pareilles" nous renseigne sur l'utilisation qui en était faite : les chaises "à carreaux" avaient une assise plus basse (environ 29 cm) que les chaises "à garnir" (environ 33 cm), ceci afin de pouvoir placer un coussin (ou carreau) qui une fois posé ramenait l'assise à une hauteur normale, ce type de garniture sur les sièges les rendaient naturellement plus confortables.


Ce meuble fut recouvert de "gros Tours broché fond blanc à bouquets de fleurs nouées". Le dernier séjour de la Cour à Fontainebleau eu lieu en 1786, il est fort probable que le roi ne vit jamais cet ensemble dans son Cabinet intérieur. Réservé, par la Commission temporaire des Arts, ce meuble fut envoyé à Paris en janvier 1796 afin d'être utilisé dans les maisons nationales, ou par le Directoire Exécutif.


Une paire de fauteuils provenant de cet ensemble fut présentée à l’exposition « de Versailles à Paris, destin des collections royales » en 1989 à la mairie du Ve arrondissement.


Cette paire de chaises s'inscrit dans le remeublement des demeures royales, Boulard fournit de nombreux sièges similaires dont une suite de chaises pour le Salon des Jeux à cette période. Ne pouvant pas suivre le rythme effréné des commandes il a eu recours à la sous-traitance notamment des ateliers de Georges Jacob et Jean-Baptiste Sené.