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Leduc, Violette

Carnet de notes manuscrites pour La Bâtarde. Vers 1960. 26 ff in-16.

Lot Closed

December 15, 03:56 PM GMT

Estimate

600 - 800 EUR

Lot Details

Description

Leduc, Violette


Notes manuscrites pour La Bâtarde.

Carnet manuscrit. [Vers 1960.]


26 ff in-16 (130 x 84 mm). Carnet à spirale, papier quadrillé.

Haut de la couverture détachée de la spirale.


Jetées spontanémment sur le papier, ces notes ont été rédigées vers 1960, alors que Violette Leduc composait La Bâtarde. Pour se remémorer certains faits vécus ou simplement trouver l'inspiration, la romancière note quelques lieux à revisiter. Voulant intégrer aussi dans son roman à venir des passages de Thérèse et Isabelle refusés par Gallimard en 1954, elle ménage des transitions. Plusieurs notes d'intentions insistent sur certains aspects de sa narration qu'elle doit écourter ou rendre plus percutants ("Pas long mais poignant"), ou quelques formulations bien trouvées qu'elle a peur d'oublier.


Citons quelques passages : "Mieux expliquer le chagrin de Lucienne. Rappeler en une ligne pourquoi il crevait de faim et de froid. [...] Revoir l'arbre du square saint Julien-le-Pauvre" (f. 1v°), "mieux sentir les rapports qu'en suite que Th. à travers ses exigeances tient à Rolande", "Alice parlant de mon physique", "scandaleuse sans être érotique" (f. 2r°), "Alice dire simplement 'vous avez de l'allure, vous portez bien la toilette'. Conversation avec Lucienne trop longue. Se promener dans Paris avec elle" (f. 2v°), "supprimer Van Gogh. Peu de conversation. Enthousiasme de Lucienne. Changer le début avec / par de[s] dialogues avec de la littérature. Monologue intérieur entre les dialogues" (f. 3r°), "Maurice Sachs veut parler d'une manière recherchée. Alice : nous parlâmes de chiffons. Elle me proposa d'aller choisir un voile [?] chez Balenciaga" (f. 3r°-v°), "transition après fait que j'écrive une belle phrase (et sans une belle phrase)", "je vous salue Marie" (f. 6v°), "Après les parallèles. Isabelle est venue un soir dans mon box de pensionnaire. Le bébé avant le collège. Ne pas mêler avec Isabelle" (f. 10r°), "Mieux raconter le cri. Moins fort. Plus de mise en scène. Refaire la fin de Th. et I. au collège. refaire Isabelle venant chez mes parents. Montrer comment ma mère effraie Isabelle" (f. 11r°), "montrer le côté décoloré [?] du collège. La souffrance d'Isabelle qui est vaine par ce qu'elle est une femme. Pas long mais poignant. Intelligible. Elle ouvrit les yeux, elle sourit, j'entrais" (f. 11v°), etc.