RAOUL DUFY | VENCE
PROPERTY FROM A PRIVATE FRENCH COLLECTION | PROVENANT D'UNE COLLECTION PARTICULIÈRE FRANÇAISE
RAOUL DUFY | VENCE
Lot Closed
RAOUL DUFY | VENCE
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RAOUL DUFY | VENCE

Estimate: 200,000 - 300,000 EUR
PROPERTY FROM A PRIVATE FRENCH COLLECTION | PROVENANT D'UNE COLLECTION PARTICULIÈRE FRANÇAISE

RAOUL DUFY | VENCE

Estimate: 200,000 - 300,000 EUR
Lot sold:348,500EUR

Description

PROPERTY FROM A PRIVATE FRENCH COLLECTION

RAOUL DUFY

1877 - 1953

VENCE


signed Raoul Dufy (lower left)

oil on canvas

81,1 x 100,3 cm; 32 x 39½ in.

Painted circa 1923.

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PROVENANT D'UNE COLLECTION PARTICULIÈRE FRANÇAISE

RAOUL DUFY

1877 - 1953

VENCE


signé Raoul Dufy (en bas à gauche)

huile sur toile

81,1 x 100,3 cm; 32 x 39½ in.

Peint vers 1923.

Condition report

To request a condition report for this lot, please contact Aude.Clerempuy@sothebys.com.

Provenance

Private collection, France (acquired in the early 1930s)

Thence by descent to the present owner

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Collection particulière, France (acquis dans les années 1930)

Puis par descendance au propriétaire actuel


Literature

Maurice Laffaille, Raoul Dufy, Catalogue raisonné de l'œuvre peint, vol. II, Geneva, 1973, no. 553, illustrated p. 119

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Maurice Laffaille, Raoul Dufy, Catalogue raisonné de l'œuvre peint, vol. II, Genève, 1973, no. 553, reproduit p. 119


Exhibited

Munich, Haus der Kunst, Von Bonnard bis heute, Meisterwerke aus Französischen privatbesitz, 1961, no. 41 (titled Ansicht von Vence)

Hamburg, Kunstverein; Essen, Museum Folkwang, Raoul Dufy, Gemälde, Aquarelle, Gouachen, Zeichnungen, 1967-68, no. 56, illustrated in the catalogue p. 61 (titled St. Paul de Vence and dated circa 1930)

Tokyo (and then travelling in Japan), Premiers chefs-d'œuvre de grands maîtres européens, 1991, no. 56, illustrated in the catalogue p. 81

Martigny, Fondation Pierre Gianadda, Raoul Dufy, Séries et séries noires, 1997, no. 16, illustrated in the catalogue p. 40

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Munich, Haus der Kunst, Von Bonnard bis heute, Meisterwerke aus Französischen privatbesitz, 1961, no. 41 (sous le titre Ansicht von Vence)

Hambourg, Kunstverein; Essen, Museum Folkwang, Raoul Dufy, Gemälde, Aquarelle, Gouachen, Zeichnungen, 1967-68, no. 56, reproduit dans le catalogue p. 61 (sous le titre St. Paul de Vence et daté vers 1930)

Tokyo (puis itinérante au Japon), Premiers chefs-d'œuvre de grands maîtres européens, 1991, no. 56, reproduit dans le catalogue p. 81

Martigny, Fondation Pierre Gianadda, Raoul Dufy, Séries et séries noires, 1997, no. 16, reproduit dans le catalogue p. 40


Catalogue note

The town of Vence is a major southern locale in Raoul Dufy's Cezanne-like studies. The artist was particularly attracted to the architecture and medieval fortifications of this southern French town, but also to the olive trees surrounding it. This landscape, painted circa 1923, belongs to a series of works created between 1919 and 1923. Of all the variations that exist on this theme, this painting is one of the most accomplished pieces. Indeed, having begun to simplify the Vence landscape, Dufy gradually becomes interested in the structure of the buildings, in a synthetic approach inspired by Cézanne. The painter also adopts an increasingly panoramic format. The landscape is seen from below; the city thus appears as one feature of a vast landscape where the ocean can be seen in the distance, but the sky is almost absent. Indeed, the artist strove to find 'the dynamic traits within the elements of nature, those which are imperceptible at first glance [...], the mysterious elements which are slower to reveal themselves, and which, once sensed, reappear in every aspect of the same climate, the same region, the same environment. I shall neglect, therefore, the immediate appearance of things in favour of their deeper faces [...] I adhere myself to that which is true, to the point at which the credible elements alone remain.' (Marcelle Berr de Turique, Raoul Dufy, Paris, Floury, 1930, p. 205).


Raoul Dufy thus employs a simplified pictorial composition that focuses on the essential visual elements; the landscape is gradually relegated to a mere pretext for his pictorial studies. Particularly inspired by his woodcutting practice, Dufy separates the colour from the outline of the shapes; the forms thus attain a sense of autonomy and become even more expressive. Moreover, he adapts to the intense bright light of the South of France, redistributing it into patches of colour. For Dufy, 'Light is the soul of colour [...], without light, colour is lifeless.' (Raoul Dufy, in an unpublished manuscript by the painter, 1927, quoted in Fondation Pierre Gianadda, Raoul Dufy, Séries et séries noires, 1997, No. 16, illustrated in the catalogue, p. 38).

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La ville de Vence constitue une étape méridionale majeure dans les recherches cézaniennes de Raoul Dufy. L’artiste y a notamment été séduit par l’architecture, les remparts médiévaux mais aussi par les oliviers entourant cette commune du Midi. Ce paysage, peint vers 1923, appartient à une série de toiles exécutées entre 1919 et 1923. De toutes les variations qui existent sur ce thème, ce tableau fait partie des œuvres les plus abouties. En effet, après avoir commencé à traiter Vence de manière schématique, Dufy s’attache peu à peu à la structure des bâtiments, dans une démarche de synthétisme inspirée de Cézanne. Le peintre adopte également progressivement un format de plus en plus panoramique. Le paysage est vu en contrebas et la ville apparaît ainsi comme une entité d’un vaste paysage où l’on voit au loin l’océan, mais dont le ciel est quasiment absent. L’artiste s’applique en effet à rechercher : "dans les aspects de la nature les traits dynamiques, ceux qui ne se perçoivent pas au premier moment […], les éléments mystérieux plus lents à se dévoiler, et qui, une fois pressentis, se retrouvent sous chaque aspect d’un même climat, d’une même région, d’un même milieu. Je négligeais donc l’apparence immédiate des choses au profit de leur visage plus profond […] je m’attacherai au vrai, à tel point que seul le vraisemblable seul surnagera."(Marcelle Berr de Turique, Raoul Dufy, Paris, Floury, 1930, p. 205)

Raoul Dufy fait ainsi appel à écriture picturale simplifiée qui s’attache à l’essentiel des éléments visuels ; le paysage étant peu à peu relégué au rang de prétexte à ses recherches picturales. Notamment inspiré par sa pratique de la gravure sur bois, Dufy dissocie la couleur du contour des formes, celle-ci prenant ainsi son autonomie et devenant encore plus expressive. En outre, il s’adapte à la puissante lumière crue du Sud de la France pour la redistribuer en plages colorées. Pour Dufy, "la lumière est l’âme de la couleur […], sans la lumière la couleur est sans vie." (Raoul Dufy, manuscrit inédit du peintre, 1927, in Fondation Pierre Gianadda, Raoul Dufy, Séries et séries noires, 1997, p. 38)