
Lot Closed
November 17, 01:34 PM GMT
Estimate
3,000 - 4,000 EUR
Lot Details
Description
A silver-plated and gilded bronze vase, Christofle & Cie, Paris, 1875-1876
in the archaic Chinese style, after a vase of the Ming period, with geometric decoration, the upper part decorated with waves, the handles with stylized dragon handles, the spreading foot rim engraved Christofle & Cie, numbered 966666, with its liner
Height 23,3 cm
Height 9 3/16in.
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Vase en bronze argenté et doré par Christofle & Cie, Paris, 1875-1876
de style chinois archaïsant, d'après un vase de l'époque Ming, à décors géometriques, la partie haute à décor de vagues les anses aux attaches en gueule de dragon stylisé, le piédouche gravé Christofle & Cie, numeroté 966666, avec sa doublure
Haut. 23,3 cm
Ce vase peut être très surement attribué à Emile Auguste Reiber.
Un vase très probablement identique « en bas relief avec des anses » a été exposé à l’Exposition Universelle de Paris de 1878, et illustré dans:
L. Gonse, Exposition Universelle de 1878: Les Beaux-Arts et les Arts Décoratifs, Paris, 1879, p. 312
Un vase différent de même technique et taille comparable, Christie’s New York 10 juin 2021, lot 94, « La Rêverie: Colection Sydell Miller ».
Ce vase semble faire partie d'un important recueil de dessins d'Emile Reiber représentant des œuvres chinoises et japonaises provenant de la vaste collection d'Henri Cernuschi, financier d'origine italienne qui a amassé plus de 5 000 objets lors de ses voyages à l'étranger entre 1871 et 1873. À son retour, la collection est présentée lors de l'Exposition Orientaliste au Palais de l'Industrie. L'exposition a trouvé un écho profond auprès de la communauté artistique parisienne en plein essor et Emile Reiber, alors directeur de Christofle, a passé de nombreuses journées à dessiner les œuvres d'art.
Émile Auguste Reiber a cherché à imiter le travail du bronze à base de métaux mixtes, perfectionné depuis des millénaires au Japon et en Chine. Les homologues de Rieber au temps de Meiji ont réuni à Kyoto des artistes ayant des compétences différentes en matière de fonte, d'émail et de patine, pour travailler en collaboration à la création d'une seule pièce, alors qu'en Occident, c'est seulement chez Christofle que Rieber aurait pu trouver les compétences nécessaires pour recommencer la fabrication sous un même toit.
Reiber publie ses dessins en 1877 dans Propagande artistique du Musée-Reiber, Le Premier volume des Albums-Reiber, bibliothèque portative des arts du dessin. L'émergence du japonisme avait commencé dans les années 1860 avec l'importation d'œuvres d'art japonaises à la suite de la restauration Meiji. Leur qualité exceptionnelle a conduit Lucien Falize, autre défenseur de l'Extrême-Orient, à qualifier Reiber de "père du japonisme".
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