
Bande-dessinée – collection Guy Dessicy (lots 185 à 215)
Ensemble de 12 dessins originaux (crayon, pastel, aquarelle, etc.), certains sur billets à Dessicy
Lot Closed
March 1, 04:30 PM GMT
Estimate
1,300 - 1,500 EUR
Lot Details
Description
Bande-dessinée – collection Guy Dessicy (lots 185 à 215)
Laudy, Jacques
Ensemble de 12 dessins originaux.
L’Escalier : E.P. Jacobs se rue vers le repos du guerrier après une journée bien remplie.
Crayon et aquarelle sur papier.
24 x 20 cm.
Signé et daté "Laudy 92".
Le petit homme de Vittoria, Bemelabom et Chibiche dans les dunes, De Haan.
Aquarelle sur papier.
28 x 21 cm.
Maison de Saint Pierre.
Huile sur carton.
17 x 23 cm.
Signé en bas à droite.
Deux hommes de dos.
Aquarelle sur papier.
28 x 24 cm.
8 dessins originaux, accompagnant 7 lettres et billets adressés à Guy Dessicy.
Crayon, encre et et aquarelle sur papier.
Formats divers (9 x 12,9 cm à 10,2 x 14,7 cm).
Nous remercions les experts d’Huberty & Breyne Gallery, Bruxelles pour la rédaction de cette description.
Guy Dessicy a ainsi décrit son ami :
"Laudy est né en avril 1907. Son père Jean Laudy connut une certaine notoriété en tant qu'artiste peintre. Jacques Laudy bénéficia donc d'une formation classique et s'adonna, sa vie durant malgré quelques éclipses, à la peinture de chevalet - natures mortes, portraits, compositions historiques, etc.
Humoriste ─ oh combien ─ et modeste comme tous les vrais grands artistes, il ajoute et précise : 'A peine 1 m 78 aux meilleures époques et maître en rien du tout, car plus on avance et plus on voit reculer l’horizon ! Attiré par les compositions historiques, oui, mais rejeté par la force centrifuge ! Quant au portrait, je m'y suis fait d'innombrables ennemis. En effet, il ne faut pas vexer le client.’ En 1940, comme beaucoup d'artistes graphiques le firent à cette époque pour assurer leur subsistance, Jacques Laudy débute dans la bande dessinée avec l'hebdomadaire "Bravo", où il introduira son ami E.P. Jacobs. Ils y resteront jusqu'en 1946. En 1946, il fait partie de l'équipe de base des dessinateurs qui lancent le Journal Tintin, avec Hergé, Jacobs, Van Melkebeke, très tôt rejoints par Cuvelier.
Il y publie Les 4 Fils Aymon, longue fresque historique et légendaire, poursuit avec les aventures orientales de Hassan et Kaddour, où le fantastique et le merveilleux sont omniprésents. Maître du récit d'histoire,
Laudy atteindra le sommet de son art avec Rob Roy, saga écossaise de Walter Scott, et "David Balfour", sur un scénario de Yves Duval. Après la publication de La mission du Major Redstone en 1962, Laudy quitta définitivement la bande dessinée pour retourner vers la peinture, qu'il avait du reste continué à pratiquer durant les années passées dans le Neuvième Art. Pour la petite histoire, signalons que Jacques Laudy est admirateur passionné de l'Ecosse, il y côtoie son folklore et devient un artisan accompli... et l'un des derniers à savoir fabriquer d'authentiques "bagpipes" des Highlands... dont il apprit les secrets de fabrication dans l'atelier même du dernier luthier traditionnel d'Ecosse, Andrew Ross & Son, hélas disparu depuis."
Guy Dessicy (1924-2016).
À la fin des années 40, Guy Dessicy succède à Edgar Pierre Jacobs pour la mise en couleurs des albums de Tintin. En 1947, une dédicace d'Hergé dans Tintin au Congo leur souhaite une "une longue et fructueuse collaboration" ; plus tard, il remerciera son "coloriste patient et minutieux". Dessicy débute son apprentissage sous la houlette de Jacques Van Melkebeke, futur rédacteur en chef de Tintin, et ne tarde pas à réaliser la plupart des mises en couleurs pour le journal (Blake et Mortimer, Barelli, Corentin...). En 1954, il crée la filiale belge de Publiart qui s’occupe notamment de commercialiser l’image de Tintin et des autres personnages du journal.
Coloriste et ami du maître de la ligne claire, il pense créer un musée Hergé au début des années 80 dans la maison Cauchie, de style Art Nouveau de l'architecte et décorateur Paul Cauchie qu’il vient d’acquérir (voir lot 185-186). La mort de son mentor en 1983 va tout remettre en question. Finalement, en 1984, avec quelques autres passionnés, il fonde une association pour réhabiliter les anciens magasins Waucquez rue des Sables à Bruxelles et crée ainsi le Centre Belge de la Bande Dessinée, fleuron national du 9e art, toujours en activité. Il est une figure emblématique de la BD franco-belge.
You May Also Like