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Zagourski Casimir Ostoja (1880-1941), L'Afrique qui disparait, Léopoldville, ca. 1930 – Album photographique | Photographic album

Lot Closed

December 16, 02:36 PM GMT

Estimate

8,000 - 12,000 EUR

Lot Details

Description

Zagourski Casimir Ostoja (1880-1941), L'Afrique qui disparait, Léopoldville, ca. 1930 – Album photographique

 

Long. 41 cm, larg. 31,5 cm ; 16 1/6 in, 12 1/2 in

Un album in-folio, 60 pp. de papier canson bleu fort maintenu par des encoches, rel. d’origine plein veau havane à l’imitation de la peau d’éléphant avec un profile de pachyderme en relief sur le premier plat.

Composé de 178 tirages argentiques format carte postale (14 x 9,2 cm) et 3 paysages de plus grands formats (20 x 29,5 cm, 14,2 x 18,5 cm et une panorama 9,2 x 28 cm). Une carte commerciale imprimée de photographe C. Zagourski termine l’ouvrage. Elle porte à son verso les compliments imprimés du Dr. R. Verneau, Professeur à l’Institut de Paléontologie humaine, Professeur honoraire au Musée d’Histoire Naturelle, Conservateur honoraire du Musée d’Ethnographie, Membre de l’Académie des Sciences Coloniales daté du 25 mai 1934 à Paris.

 

Zagourski Casimir Ostoja (1880-1941), L'Afrique qui disparait, Léopoldville, ca. 1930 – Photographic album

Collection privée belge

Casimir Ostoja Zagourski (1880-1941) est un ancien militaire d’origines polonaises qui s’installe comme photographe en 1924 à Léopoldville alors capitale du Congo Belge. Il entame une série de voyages en Afrique centrale et ouvre un magasin dans la capitale. Il y propose à la vente ses clichés au format carte postale sous forme de deux séries intitulées L'Afrique qui disparait, présentés dans un album relié. Il exposa ses tirages pour la première fois Europe à l’Exposition coloniale de Paris en 1937.


Pierre Loos mit en évidence le rôle majeur de mémoire que ce Casimir Zagourski occupe dans l’histoire de l’Afrique : « Casimir Ostoja Zagourski se positionne en découvreur de beaucoup d’éléments primordiaux de l’Afrique centrale… il fut le premier à parcourir systématiquement ces énormes territoires et à immortaliser des scènes n’ayant pas de vocation économique, commerciale ou purement touristique. Il immortalise l’Afrique profonde, quasi intacte, persuadé de l’évanescence de ses clichés : le titre de son œuvre s’en trouve combien justifié. Il n’a pas fallu cinquante ans pour faire disparaître définitivement une grande majorité de ce que ces nous clichés ont révélé »[1]

Cet exemplaire de l’album est à plus d’un titre remarquable. Il présente la majeure partie des photos de la Série I ordonnées numériquement augmentées de trois paysages en plus grands formats dont un panoramique. Toutes les photographies sont en très bon état de conservation, une qualité que l’on retrouve également pour la reliure et qui font de cet ouvrage un rare témoignage dans un état proche de son origine de la vie quotidienne traditionnelle de l’Afrique centrale.


[1] Loos Pierre et Bassani Ezio,  Zagourski. L’Afrique qui disparue dans la collection Pierre Loos, 2001, p. 12