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A Louis XV patinated and gilt-bronze "Elephant" mantel clock, with the C crowned mark | Pendule à l'éléphant en bronze patiné et doré d'époque Louis XV, poinçon au C couronné

Auction Closed

June 23, 03:45 PM GMT

Estimate

40,000 - 60,000 EUR

Lot Details

Description

A Louis XV patinated and gilt-bronze "Elephant" mantel clock, with the C crowned mark 


the dial signed J.B. BAILLON A PARIS, the movement signed 'J.B.Baillon AParis' and numbered 'n° 2710'; with a Chinese figure on top, raised on an elephant, on a rococo base


Height 21½in; width 12½in; prof 11 in ; Haut. 55 cm, larg. 32 cm, prof. 28 cm


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Pendule à l'éléphant en bronze patiné et doré d'époque Louis XV, poinçon au C couronné 


le cadran signé J. B. BAILLON A PARIS, le mouvement signé "JB Baillon AParis" et numéroté "n°2710", inscrits dans une caisse surmontée d'un chinois tenant une ombrelle ; sur un éléphant reposant sur une terrasse rocaille ornée de fleurs

Jean-Baptiste Baillon, son of a horloger, received Master in 1727 and clockmaker to Queen Marie Leczinska in 1751.


The 18th century was accentuated with exoticism and by the animal kingdom. Ostriches, rhinoceros, elephants, crocodiles, wild boars, bulls, and deer are all motifs that can be found on all types of decorative arts during King Louis XV’s reign. The elephant on these clocks appears to be inspired by a Japanese porcelain model that was widely used in European courts. Notably, Burghley House has a pair. Eminent bronze artists such as Caffieri and Saint-Germain created many fire-dogs and timepieces with these animals. The Saint-Germain elephant clock is one of the most symbolic works of this penchant, as evident with his advertisement: "Saint-Germain, master caster, chiseler and modeler makes and sells all kinds of boxes with gilding in ormolu or colored gold, such as bronze…, boxes with elephants, a lion, a bull and others, designs made, and models in wax, all at a fair price. "


Listed among the recent elephant clocks sold:


- a model signed by Saint-Germain and the horloger Julien Leroy, former collection L'oeil d'un Collectionneur, auction Sotheby's Paris, 5 November 2014, lot 195


- a model signed by horloger Etienne Lenoir and with an anonymously-crafted base similar to ours, former collection L'œil d'un Collectionneur, auction Sotheby's Paris, 5 November 2014, lot 202


- a model signed by Saint-Germain and the horloger Leroy, Christie's London auction, 6 July 2016, lot 75

 - one sold by Sotheby's in Paris, 27 April 2017, lot 122, dial and movement by Baillon n° 3424


- one sold by Sotheby's in Paris, from the former Riahi collection, 6 July 2017, lot 66, dial and movement by J-B Baillon, n° 2710.


In succession, Baillon received the titles of Valet de Chambre-Horloger Ordinaire de la Reine (ordinary chamber valet-clockmaker to the Queen) (1738), Premier Valet de Chambre de la Reine (first chamber valet to the Queen), then Premier Valet de Chambre (first chamber valet) and Valet de Chambre-Horloger Ordinaire de la Dauphine (ordinary chamber valet-clockmaker to the Dauphine) (1770). Ferdinand Berthoud’s description of Baillon’s workshop located in Saint-Germain-en-Laye, gives an idea of ​​the importance of his output: His house is a Clockmaking Store, the most beautiful and richest. The Diamond is used not only to decorate his watches, but even Pendulums; He made some small Cases as little Gold Cartels, ornated with Diamond flowers imitating Nature ... His house in St-Germain is a kind of Manufacturing space. It is filled with workers continually busy for him ... since he alone makes a significant part of Horlogery (F. Berthoud, "Letter on watchmaking containing some remarks on the main parts of this art and on the people who contributed the most to perfecting it ", Journal Helvétique, May 1753).


The scale of his production led him to enumerate the clock movements. The number 3424 is noted during his store inventory in 1772 (J-D. Augarde, Les Ouvriers du Temps, Geneva, 1996, p. 272). Baillon ceased his activity around 1765 and his stock was sold at auction beginning on 23 February 1773 and through the following days.


Jean-Baptiste Baillon, horloger reçu fils de maître en 1727 et horloger de la reine Marie Leczinska en 1751


Le XVIIIe siècle fut marqué par l’exotisme et par le monde animal. Autruches, rhinocéros, éléphants, crocodiles, mais aussi sangliers, taureaux ou cerfs sont autant de motifs que l’on retrouve dans toutes les formes d’arts décoratifs sous le règne de Louis XV. L’éléphant de ces pendules semble s’inspirer d’un modèle en porcelaine japonaise qui était largement répandu dans les cours européenes. Burghley House en conserve une paire. Les plus grands bronziers tels que Caffieri ou Saint-Germain créèrent de nombreux chenets ou pendules avec ces animaux. La pendule à l’éléphant de Saint-Germain fait partie des pièces les plus symboliques de ce goût. Il se présentait d’ailleurs ainsi dans son annonce: "Saint-Germain, maître fondeur, ciseleur et modeleur fait et vend toutes sortes de boetes pour dorer en or moulu ou en couleur d’or, comme bronze…, boete elephantes, à lion, à taureau et autres, fait les desseins, et modelles en cire, le tout à juste prix."


Parmi les dernières pendules à l’éléphant vendues, citons :

- un modèle signé par Saint-Germain et l’horloger Julien Leroy, Ancienne collection L’œil d’un Collectionneur, Vente Sotheby’s Paris, le 5 novembre 2014, lot 195

- un modèle signé par l’horloger Etienne Lenoir et avec une base similaire à la nôtre anonyme, Ancienne collection L’œil d’un Collectionneur, Vente Sotheby’s Paris, le 5 novembre 2014, lot 202

- un modèle signée par Saint-Germain et l’horloger Leroy, vente Christie’s Londres, le 6 juillet 2016, lot 75

-celle vendue par Sotheby's à Paris, le 27 avril 2017, lot 122, cadran et mouvement de Baillon n°3424-celle vendue par Sotheby's à Paris, provenant de l'ancienne collection Riahi, le 6 juillet 2017, lot 66, cadran et mouvement de J-B Baillon, n° 2710.


Baillon reçut successivement les titres de Valet de Chambre-Horloger Ordinaire de la Reine (1738), Premier valet de Chambre de la Reine, puis Premier valet de Chambre et Valet de Chambre-Horloger Ordinaire de la Dauphine (1770). La description, par Ferdinand Berthoud, de son atelier situé à Saint-Germain-en-Laye, donne une idée de l'importance de son activité : Sa maison est un Magasin de l'Horlogerie la plus belle et la plus riche. Le Diamant sert non seulement à décorer ses montres, mais même des Pendules ; Il en a fait dont les Boetes étoïent de petits Cartels d'Or, ornés de fleurs de Diamans imitant la Nature...Sa maison de St-Germain est une espèce de Manufacture. Elle est remplie d'Ouvriers continuellement occupés pour lui...puisque lui seul fait une bonne partie de l'Horlogerie (F. Berthoud, "Lettre sur l'horlogerie contenant quelques remarques sur les principales parties de cet art et sur les personnes qui ont le plus contribué à le perfectionner", Journal Helvétique, mai 1753).


L'ampleur de sa production le conduit à numéroter les mouvements de ses pendules. Le numéro 3424 est relevé lors de l'inventaire de son stock en 1772 (J-D. Augarde, Les Ouvriers du Temps, Genève, 1996, p. 272). Baillon cessa son activité vers 1765 ; son fonds fut dispersé aux enchères le 23 février 1773 et les jours suivants.