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JEAN-BAPTISTE-CAMILLE COROT | Standing Bohemian with a mandolin
Description
- Jean-Baptiste-Camille Corot
- Standing Bohemian with a mandolin
- Porte au dos sur le châssis une inscription de la main de M. Legay, réentoileur, Je certifie que le châssis d'origine de ce tableau portait le cachet : Vente Corot J. Legay
- Huile sur toile
- 65 x 53 cm ; 25 5/8 by 20 7/8 in.
Provenance
Acquis à la précédente par M. Klotz ;
Vente Jules Paton, Paris, 24 avril 1883, n°45 ;
Galerie Paul Vallotton, Lausanne, n°5185 ;
Philippe Bemberg, Paris & Lausanne ;
Puis par descendance au propriétaire actuel
Literature
Bernheim de Villers, Corot, peintre de figures, Paris, 1930, n° 250
Condition
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Catalogue Note
Le tableau présenté ici pourrait être une étude pour la version de Washington, hypothèse corroborée par la mention faite dans le catalogue de la vente Jules Paton en 1883 qui présente cette bohémienne comme une étude. La version de Washington est plus aboutie et présente des différences à l'arrière-plan. Il est possible qu'il existe de la main de Corot deux versions, dont l'une, celle de Washington, aurait échappé à Robaut.
D'un point de vue technique et d'écriture picturale, notre tableau est caractéristique de Corot : une liberté de pinceau, un style enlevé et maîtrisé à la fois qui s'inscrit dans la série des joueuses de mandolines.
Corot considérait la peinture de figures comme une activité distincte de son activité habituelle. M. Robaut l'entend, le matin du 26 novembre 1873, répondre à une italienne demandant des séances : "Repassez dans quelque temps, mon enfant ; je ne peux pas me donner de vacances en ce moment!" (Moreau Nélaton dans Robaut, op. cit. vol. I. p. 300). Il s'agissait pour lui d'une véritable partie de plaisir. Il habillait ses modèles de vêtements de sa collection, et les munissait d'une palette, d'un livre, ou d'une mandoline. La jeune joueuse de mandoline devient alors une muse.
En 1881, Van Gogh observe que "les figures de Corot ne sont pas aussi connues que ses paysages [...]. De toute façon, Corot a dessiné et modelé chaque tronc d'arbre avec la même dévotion et le même amour que s'il avait été une figure" (Lettre de Vincent Van Gogh à son frère Theo, le 31 mai 1875).
Dans les années 1860 et 1870, les collectionneurs appréciaient les esquisses de la mains de Corot. Castagnary, notamment, les préférait souvent à ses toiles achevées.
On connaît une série de portraits de jeunes femmes à la mandoline peints dans les années 1860 et 1870 (Robaut, op. cit. n° 1555, 1557, 1558, 1559, 1560, 1566, 1571, 1575).