View full screen - View 1 of Lot 43. Le Lion.

Provenant d'une collection particulière allemande

Jean-Baptiste Berré

Le Lion

Auction Closed

June 11, 01:34 PM GMT

Estimate

26,000 - 36,000 EUR

Lot Details

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Description

Jean-Baptiste Berré

Anvers 1777 - 1838

Le Lion


Huile sur toile

Signé et daté en bas à droite J. B. Berré 1811

103,4 x 126 cm ; 40¾ by 49⅝ in.

Salon de Bruxelles, 1811 ;

Salon de Paris, 1812, n° 54.

Pauzelle, Essai sur le Salon de Bruxelles de 1811, n.p.

Né à Anvers en 1777, formé auprès du peintre animalier et de paysage Balthasar Ommenganck, Jean-Baptiste Berré va rapidement – et avec succès – se spécialiser dans la peinture animalière.


Comme nombre de ses compatriotes flamands de cette génération, il quitte son pays natal pour s’installer en 1808 à Paris, où sa carrière prend un nouvel essor, notamment lorsque l’impératrice Joséphine s’entiche d’éléments de vaisselles que Berré, pour subvenir à ses besoins, a décoré de motifs animaliers. Séduite, cette dernière lui passe commande d’une Lionne avec lionceaux, peinte sur tôle vernissée, qu’il expose au Salon de 1810. Désormais il comptera Joséphine parmi ses clientes fidèles, ce qui lui ouvrira de nombreuses portes à Paris.


Il continue par la suite à exposer régulièrement au Salon parisien, sans oublier par ailleurs d’exposer à Bruxelles, comme c’est le cas pour ce majestueux Lion terrassant une gazelle, exposé dans un premier temps outre-Quiévrain, avant d’être présenté, en 1812, au Salon du Louvre.


Devenu peintre animalier attitré du Jardin du Roi (futur Jardin des Plantes) dès son arrivée à Paris, Berré s’y rend régulièrement pour étudier d’après nature les animaux qu’il va représenter par la suite sur toile. Dès 1812, il y obtient même un logement lui permettant d’y demeurer à sa guise, facilitant son accès aux animaux. Ce lion majestueux, peint avec fidélité et précision, posant fièrement sa patte sur une gazelle qu’il vient de terrasser, est ainsi le fruit des études poussées que Berré a pu effectuer, sur nature, devant les fauves du Jardin. Le tableau, resté sur sa toile d’origine et parvenu jusqu’à nous en excellent état, témoigne de la capacité de l’artiste à rendre à la perfection l’animal dans tout son naturel. Le pelage, la crinière, la gueule du lion sont rendus avec un réalisme quasi-photographique.