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Marten van Cleve

La Cérémonie nuptiale

Vente aux enchères clôturée

June 11, 01:34 PM GMT

Estimation

30,000 - 50,000 EUR

Description du lot

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Description

Marten van Cleve

Anvers 1527 - 1581

La Cérémonie nuptiale


Huile sur panneau

45,7 x 67 cm ; 18 by 26⅜ in.

Vente anonyme, Galerie Moderne, Bruxelles (selon une étiquette au dos) ;

Collection particulière, Bruxelles.

Contemporain de Pieter Brueghel l’Ancien, avec qui il intègre la Guilde de Saint-Luc d’Anvers comme Maître entre 1551 et 1552, Marten van Cleve (1527-1581) s’est formé auprès de son père puis probablement de Frans Floris. Spécialisé dans la peinture de genre, il s’illustre avant tout par ses scènes villageoises animées représentant des noces, danses, kermesses, rixes, mais est également l’auteur de sujets religieux et historiques.


Marten van Cleve revient, dans La cérémonie du lit nuptial, sur un des thèmes les plus populaires de sa production : le mariage paysan, introduit dans l’iconographie hollandaise au XVIe siècle. Sujet courant de l’époque, il était particulièrement apprécié dans les villes commerciales du sud, comme Bruges ou Anvers - en témoignent les productions similaires de Pieter Brueghel l’Ancien et de leurs suiveurs, parmi lesquels Pieter Brueghel le Jeune, Peeter Baltens, Jan Massys et Pieter Huys.


Van Cleve représente ici le dernier épisode de la série : la jeune mariée est conduite dans sa chambre par les invités. Tenant de la droite celui qui doit être son époux et de la gauche un pot de chambre et une bougie – cadeaux communs de mariage – elle est coiffée d’une couronne nuptiale, la forme de coiffure ornementale féminine la plus ancienne connue dans l’histoire vestimentaire. Il s’agit d’un symbole de pureté et du statut social. A la gauche de la mariée, une figure féminine, sans doute sa mère, la soutient, accompagnée d’un homme pouvant être le père. Entre les deux, une enfant cherche à toucher sa tenue. Deux autres figures féminines, sans doute des invitées, accompagnent la scène, tandis qu’à l’arrière-plan, à travers l’ouverture d’une porte dans l’angle supérieur droit de la composition, on aperçoit le banquet animé à l’arrière-plan, et, dans la partie inférieure gauche, un chien, symbole de fidélité.


Une analyse dendrochronologique a révélé que le tableau avait été vraisemblablement réalisé à partir de 1578, une date donc tardive dans la carrière du peintre. Deux ans plus tôt, il avait proposé une composition similaire monogrammée et datée, sur un format plus petit, qui se trouvait chez De Boer, Amsterdam, en 1934. Une autre version, de dimensions comparables (53 x 66 cm), était conservée à la Galerie Hartveld de New York.


L’œuvre est enfin connue par les nombreuses gravures qui ont été produites d’après des scènes similaires, comme celle de l’artiste anversois Peeter Baltens (1540-1584) vers 1576, aujourd’hui dans les collections du Rijksmuseum d’Amsterdam (inv. RP-P-1887-A-11494). La mariée y est en pleurs, symbolisant sa virginité ou sa peur, faisant peut-être allusion à la gravité de la consommation du mariage.