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Du XVe au XIXe siècle ─ Lots 1 à 49
Lettre autographe signée à la pianiste Marie Pleyel. [Paris], 22 septembre 1848.
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December 18, 01:36 PM GMT
Estimate
1,500 - 2,000 EUR
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Description
Hugo, Victor
Lettre autographe signée à Marie Pleyel.
[Paris] Vendredi 22 septembre [1848].
4 pages petit in-8 (182 x 121 mm) sur un bifeuillet, enveloppe à l’adresse de Mme Pleyel à Bruxelles, portant la signature de Victor Hugo.
Galante lettre à la pianiste Marie Pleyel.
Victor Hugo, qui participe aux travaux de l’Assemblée constituante, vient d'apprendre le retour de la pianiste à Paris.
"Savez-vous ce qui est adorable ? C’est vous. Vous n’êtes pas seulement un grand esprit et un grand talent, vous êtes une femme dans l’acception la plus élevée et la plus délicate du mot. Vous unissez la souveraineté de la grâce à l’autorité de l’intelligence". Il lui défend d’être malade : "vous devez nous laisser ces misères à nous qui sommes en bas, dans cette vilaine ombre où les hommes font tant de sottises que les femmes subissent. […] En ce moment je vous écris des bancs de l’Assemblée, j’entends des gens qui disent autour de moi : c’est fini, l’esprit s’en va, l’art s’en va, la grâce s’en va, la France s’en va ! Je dis au fond de ma pensée : non, puisque Marie Pleyel revient".
Née Marie-Félicité-Denise Moke, Marie Pleyel (1811-1875) avait été une enfant prodige du piano. Considérée comme l’une des pianistes les plus talentueuses de son temps, après avoir été fiancée à Hector Berlioz, elle avait épousé Camille Pleyel, fils du grand facteur de piano. Après de grandes tournées dans toute l’Europe, elle s’était installée à Bruxelles en 1842, créant une école de piano au Conservatoire royal où elle enseigna de 1848 à 1872.
Collection américaine.