
Auction Closed
June 26, 03:37 PM GMT
Estimate
40,000 - 60,000 EUR
Lot Details
Description
A Louis XVI gilt-bronze "Caryatides" mantel clock, circa 1790, attributed to François Rémond
with a rectangular griotte marble base, applied with scrolling foliages, on four feet, with an enameled dial signed Manière A PARIS
Height. 31 1/2 in, width. 19 1/4 in, length. 8 in
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Pendule aux caryatides en bronze doré d'époque Louis XVI, vers 1790, attribuée à François Rémond
la base en marbre griotte appliqué de motifs en enroulement, sur quatre pieds, le cadran emaillé signé Manière A PARIS
Haut. 80 cm, larg. 49 cm, prof. 20 cm
After 1790 François Rémond developed this pendulum clock model, following the large-figure lights he had designed for the Duke of Penthièvre in 1785, then for Princess Kinsky (cf. C. Baulez, "Le luminaire de la princesse Kinsky" L'Estampille / L'Objet d'art n ° 247, May, 1991, pp. 88-91).
Like Rémond's other creations, the model was marketed by the decorative arts dealer Daguerre, who delivered one to the Prince of Salm, while another was in the collections of the Duke de Choiseul-Praslin.
An identical clock, in patinated and gilt-bronze, from the former Charles de Pauw collection was sold at Sotheby's in Monaco on 22 June 1986, lot 619, then at Christie's in Monaco on 20 June 1994, lot 204. Finally, a similar model that was part of the Robert de Balkany collection was purchased at Sotheby's Paris on 20 September 2016, lot 13.
A copy with the plinth entirely in gilt bronze, probably executed later, is illustrated in P. Kjellberg, Encyclopédie de la Pendule française, Paris, 1997, p. 331. Lastly, two others are conserved, one with the Duke of Wellington at Stratfield Saye and the other at the Palazzo Durazzo Pallavicini in Genova
Like Rémond, Manière was highly esteemed by Daguerre, as evidenced by Daguerre's probate inventory made after his death in 1796, which lists six clocks made by Manière. It also notes that at the time of his death, Daguerre still owed Manière 180 livres. Manière, the son of a Parisian master clockmaker named Jean-Pierre (still alive after 1789), became a master clockmaker in 1778. At that time, he was established on rue du Four-Saint-Honoré; by 1781, he had moved to rue des Prouvaires, and by 1789, to rue Mercier. Later, in 1806, he settled on rue Christine and four years later, on rue Bertin-Poirée.
In addition to his extensive work for Daguerre early in his career, Manière also supplied many pieces to the Darnaults. His clocks were renowned for their mechanical excellence as well as their aesthetic value, with cases often created in collaboration with renowned bronziers such as Pierre-Philippe Thomire and François Rémond. Manière also used cases made by Jean-Baptiste Osmond, Claude Galle, Edme Roy, and François Vion. Examples of these collaborations and other works by Manière can be found in numerous public collections, including the Châteaux de Fontainebleau and Versailles, the Musée des Arts Décoratifs and the Musée Nissim-de-Camondo in Paris, and the Patrimonio Nacional in Madrid. Additionally, the Museum of Decorative Arts in Prague, the Palazzo del Quirinale in Rome, the Palazzo Reale in Turin, the Hermitage Museum in Saint Petersburg, and Woburn Abbey in Woodstock, Oxfordshire, also hold notable pieces from his outstanding oeuvre.
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C'est à partir de 1790 que François Rémond élabore ce modèle de pendule, à la suite des girandoles à grande figure qu'il avait conçu pour le duc de Penthièvre en 1785, puis pour la princesse Kinsky (cf. C. Baulez, "Le luminaire de la princesse Kinsky" L'Estampille/ L'Objet d'art n° 247, mai, 1991, pp. 88-91).
A l'instar des autres créations de Rémond, le modèle fut commercialisé par le marchand mercier Daguerre qui en livra un exemplaire au prince de Salm, tandis qu'un autre figurait dans les collections du duc de Choiseul-Praslin.
Une pendule identique, en bronze patiné et doré, provenant de l'ancienne collection Charles de Pauw fut vendue chez Sotheby's à Monaco, le 22 juin 1986, lot 619, puis chez Christie's à Monaco, le 20 juin 1994, lot 204. Enfin un modèle similaire faisant partie de la collection Robert de Balkany fut vendu chez Sotheby's Paris le 20 septembre 2016, lot 13.
Un exemplaire avec le socle entièrement en bronze doré, probablement plus tardif, est illustré dans P. Kjellberg, Encyclopédie de la Pendule française, Paris, 1997, p. 331. Enfin, deux autres sont conservés, l'un chez le duc de Wellington à Stratfield Saye, l'autre au Palazzo Durazzo Pallavicini à Gênes.
Comme Rémond, Manière était grandement estimé par Daguerre, ce qui est évident dans l'inventaire après décès de Daguerre en 1796, qui mentionne six horloges réalisées par Manière ; il est également noté qu'à son décès, Daguerre devait encore 180 livres à Manière. Fils d'un maître horloger parisien nommé Jean-Pierre (encore vivant après 1789), Manière est devenu maître horloger en 1778. À cette époque, il était installé rue du Four-Saint-Honoré ; en 1781, il avait déménagé rue des Prouvaires, puis en 1789, rue Mercier. Plus tard, en 1806, il s'est établi rue Christine et quatre ans après, rue Bertin-Poirée.
Outre son travail considérable pour Daguerre au début de sa carrière, Manière fournissait également de nombreuses pièces aux Darnaults. Ses horloges étaient réputées tant pour leur excellence mécanique que pour leur valeur esthétique, avec des boîtiers souvent réalisés en collaboration avec des bronziers de renom tels que Pierre-Philippe Thomire et François Rémond. Manière utilisait aussi des boîtiers de Jean-Baptiste Osmond, Claude Galle, Edme Roy et François Vion. Des exemples de ces collaborations et d'autres œuvres de Manière se trouvent dans de nombreuses collections publiques, notamment aux Châteaux de Fontainebleau et de Versailles, à Paris au Musée des Arts Décoratifs et au Musée Nissim-de-Camondo, ainsi qu'au Patrimonio Nacional à Madrid. En outre, le Musée des Arts Décoratifs de Prague, le Palazzo del Quirinale à Rome, le Palazzo Reale à Turin, le Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg et Woburn Abbey à Woodstock, dans l'Oxfordshire, possèdent également des pièces remarquables de son œuvre.