View full screen - View 1 of Lot 187. L'École des garçons. Paris, 1953. Édition originale. Exemplaire de l'auteur, avec deux notes autographes. Enrichi de photographies et de cartes postales du jeune Robert Coquet..

XXe siècle ─ lots 145 à 228

Jouhandeau, Marcel

L'École des garçons. Paris, 1953. Édition originale. Exemplaire de l'auteur, avec deux notes autographes. Enrichi de photographies et de cartes postales du jeune Robert Coquet.

No reserve

Lot Closed

October 28, 04:06 PM GMT

Estimate

4,000 - 5,000 EUR

Lot Details

Description

Jouhandeau, Marcel

L'École des garçons.

Paris, Marcel Sautier, 1953.

 

Fort in-12 (170 x 110 mm). Broché, sous chemise demi-maroquin vert à bandes, étui.

 

Exemplaire de l'auteur, avec deux notes autographes signées.

 

Enrichi de 9 photographies originales, certaines légendées par Jouhandeau, de 4 cartes postales autographes signées de son amant et d’une coupure de presse, également légendée.

 

Édition originale.

 

Un des 50 premiers exemplaires sur Japon M.S.J. d’un tirage limité à 550 exemplaires, plus 55 hors commerce.

Exemplaire non justifié, imprimé pour Marcel Jouhandeau.

 

Annotation autographe, sur le faux-titre, à l'encre bleue :

"Mon exemplaire

auquel je renonce,

pour qu'il ne

tombe pas entre

des mains profanes

qui le déchireront

peut-être.

Marcel Jouhandeau.

2 juin 1960".


Ces mains profanes, prêtes à détruire l’ouvrage, sont très probablement celles d’Élise Jouhandeau, acrimonieuse épouse, omniprésente dans ce roman épistolaire sur les amours de Jouhandeau avec Robert C.


La relation entre l’écrivain et Robert Coquet, jeune militaire de 20 ans rencontré dans un train en direction d’Avignon en avril 1948, dura de façon sporadique pendant une dizaine d’années. Elle inspira à Jouhandeau un second roman Du pur amour, publié en 1955.

 

En marge de la page 185, le paragraphe où il est question de la présence permanente d’Élise et de la crainte de Robert de se voir rejeter dans le néant de sa propre vie a été souligné au crayon rouge et Jouhandeau a noté en regard : "Relu le 4/4/ 1953, samedi saint. Ne sommes-nous plus rien l'un pour l'autre ?"


Exemplaire enrichi de 9 photographies et 4 cartes postales de Robert Coquet :

- Les instantanés photographiques, de différents formats et placés sous coins autocollants, représentent tous Robert Coquet : en 1948, jouant de la clarinette "la veille peut-être de notre rencontre", en uniforme d’aviateur, en costume civil au moment de sa démobilisation en 1950, au milieu d’autres personnes dont Marcel et Élise Jouhandeau, etc. Sur le feuillet en regard de la dernière photo, a été montée une coupure de presse représentant la comédienne Maria Montez au moment de son mariage avec Jean-Pierre Aumont en 1943 et légendée par Jouhandeau : "il lui ressemblait".


- Les cartes postales, datées entre août 1948 et septembre 1950, signées "Robert" (cartes in-8 illustrées en noir et blanc ─ paysages du Vaucluse ─ intercalées entre les pages du livre), sont écrites de Malaucène ou de Vaison-la-Romaine. Deux sont adressées à M. et Mme Jouhandeau : y sont évoqués les parents de Robert et l’affection que le couple Jouhandeau lui porte. Les deux autres sont adressées au seul Marcel : Robert calme sa peine de la séparation en faisant de la musique (26 janvier 1950) ; il le "bise", espérant sa prochaine venue à Malaucène (24 septembre 1950).

 

Marcel Jouhandeau (exemplaire personnel annoté).


Pierre Bergé (ex-libris ; I, n° 184).

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