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XXe siècle ─ lots 145 à 228

Rilke, Rainer Maria

Die Sonette an Orpheus. Leipzig, 1923. Édition originale. Exemplaire du tirage spécial, avec envoi à Jean Pozzi.

No reserve

Lot Closed

October 28, 04:37 PM GMT

Estimate

3,000 - 4,000 EUR

Lot Details

Description

Rilke, Rainer Maria

Die Sonette an Orpheus [...] Geschrieben als ein Grab-Mal für Wera Ouckama Knoop.

Leipzig, Insel-Verlag, 1923.

 

In-8 (212 x 137 mm). Veau vert bronze, jeu de filets dorés en encadrement, couronne de laurier dorée au centre du premier plat, dos à nerfs, pièce de titre noire, cinq filets dorés encadrant les plats, couronne de laurier au centre, gardes peintes en vert et doré, tête dorée, étui bordé et orné d'une guirlande dorée (H. Sperling, Leipzig). Exemplaire en partie non coupé.

 

Exemplaire des Sonnets à Orphée avec un envoi à Jean Pozzi.


Édition originale.

 

Un des exemplaires du tirage spécial à 300 exemplaires sur vergé artisanal (n° 126), dans une reliure spécialement conçue pour cette édition, en veau vert ou bleu, par H. Sperling.

 

Envoi autographe signé, à l'encre noire, sur la seconde garde :

"à Monsieur Jean Pozzi /

heureux de l'affirmer dans la possession

de ce livre (que je n'avais jamais vu

si soigneusement habillé)

R. M. Rilke."

 

Fils du docteur Samuel Pozzi et frère de Catherine Pozzi, amie et correspondante de Rilke, Jean Pozzi (1884-1967), diplomate, orientaliste et collectionneur, était alors conseiller d’ambassade en Allemagne.

 

C’est en février 1922, invité par le mécène Werner Reinhart à résider au château de Muzot, près de Veyras en Suisse, que Rilke acheva en quelques semaines les Élégies de Duino tout en composant les Sonnets à Orphée, en hommage à la jeune danseuse Wera Ouckama Knoop, morte à l’âge de 19 ans, une amie de sa fille Ruth.

Selon ses propres termes, Rilke avait été la proie d’une véritable tempête créatrice dont il parle dans sa correspondance : "Tout ce qui était en moi fibre, tissu, bâti, a craqué, plié" (lettre à Lou Andréas Salomé, 11 février 1922). De cet ouragan surgit les deux chefs-d’œuvre du poète, les sombres et dionysiaques Élégies et les apolliniens Sonnets à Orphée.

Jean Pozzi (envoi).

 

Pierre Bergé (ex-libris ; III, n° 795).

Œuvres poétiques et théâtrales. Pléiade, 1997. Notice de G. Stieg.