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Joseph-Benoît Suvée

Selfportrait at Saint-Lazare prison | Autoportrait à la prison de Saint-Lazare

Lot Closed

November 14, 03:45 PM GMT

Estimate

10,000 - 15,000 EUR

Lot Details

Description

Joseph-Benoît Suvée

Bruges 1743 - 1807 Rome

Selfportrait at Saint-Lazare prison


Oil on canvas

73,4 x 60,3 cm ; 28⅞ by 23¾ in.

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Joseph-Benoît Suvée

Bruges 1743 - 1807 Rome

Autoportrait à la prison de Saint-Lazare


Huile sur toile

73,4 x 60,3 cm ; 28⅞ by 23¾ in.

Probably painted at Saint-Lazare in jail between 18 Prairial and 18 Thermidor, an II (between the 6th June and 5th August 1794);

In the collection of the present owner since circa 1990.

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Probablement peint à la prison Saint-Lazare entre le 18 prairial et le 18 thermidor de l'an II (entre le 6 juin et le 5 août 1794) ;

Dans la collection de l'actuel propriétaire depuis environ 1990.

Tours, Musée des Beaux-Arts, Joseph-Benoît Suvée (1743 - 1807). De Bruges à Rome, un peintre face à David, October 2017-January 2018.

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Tours, Musée des Beaux-Arts, Joseph-Benoît Suvée (1743 - 1807). De Bruges à Rome, un peintre face à David, octobre 2017-janvier 2018.

S. Join-Lambert, A. Leclair, Joseph Benoît Suvée 1743-1807, Paris 2017, pp. 157 and 260-261, no. P. 186.

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S. Join-Lambert, A. Leclair, Joseph Benoît Suvée 1743-1807, Paris, 2017, p. 157 et 260-261, n° P. 186.

Born in Bruges, Suvée arrived in France in 1762 to study in Jean Jacques Bachelier’s atelier. He was awarded the Prix de Rome in 1771 over Jacques Louis David. After a six-year stay in Italy, Suvée returned to Paris, where he became an academician before being appointed director of the Académie de France in Rome.

However, Suvée ran into difficulties during the French Revolution, in particular during the Reign of Terror. According to Dusaulchoy de Vergemont, David had Suvée – his rival – imprisoned out of jealousy. Jailed at Saint-Lazare, he thought he was condemned to death when he painted this self-portrait, which shows him in profile, dressed in red. The artist looks out at the viewer with a proud demeanour and a firm gaze, while sketching a composition on the canvas before him. Only a faint suggestion of melancholy seems to reveal itself in this noble, almost haughty face.


Suvée was locked in the same cell as the Trudaine brothers, as well as André Chénier, and painted their portraits. Like Hubert Robert, he would meet with a better fate: both artists were at last released on 9 Thermidor, after the fall of Robespierre.

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Né à Bruges, Suvée arrive en France dès 1762, pour étudier dans l’atelier de Jean Jacques Bachelier, avant d’obtenir en 1771 le prix de Rome, l’emportant contre Jacques Louis David. Après son séjour italien qui dura au total six ans, Suvée revient à Paris où il est nommé académicien puis directeur de l’Académie de France à Rome.

Suvée connaît pourtant des difficultés durant la Révolution et en particulier sous la Terreur. Selon Dusaulchoy de Vergemont, David fait envoyer son rival Suvée en prison, par jalousie. Enfermé à Saint-Lazare, il se pense condamné lorsqu’il réalise cet autoportrait le montrant de profil, vêtu de rouge. Dans une attitude fière, le peintre pose sur le spectateur un regard ferme, tandis qu’il esquisse une composition sur la toile devant laquelle il se tient. Seule une pointe de mélancolie semble transparaître dans ce visage noble et presque altier.


Enfermé dans la même cellule que les frères Trudaine, ou encore André Chénier, Suvée réalise leur portrait. Il connaîtra un meilleur sort, tout comme Hubert Robert, puisque tous deux sortent finalement le 9 thermidor, à la chute de Robespierre.