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Nanine Vallain

Portrait of the Count of Echauz | Portrait du comte d'Echauz

Lot Closed

November 14, 03:51 PM GMT

Estimate

15,000 - 20,000 EUR

Lot Details

Description

Nanine Vallain

1767 - 1815

Portrait of the Count of Echauz


Oil on canvas

Signed lower right (barely legible) Nanine Valain / fecit

55,7 x 46 cm ; 21⅞ by 18⅛ in.

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Nanine Vallain

1767 - 1815

Portrait du comte d'Echauz


Huile sur toile

Signé en bas à droite (peu lisible) Nanine Valain / fecit

55,7 x 46 cm ; 21⅞ by 18⅛ in.

Probably Amédée de Carabène, Count of Echauz;

By descent to his nephew Amédée Delaunay (1880-1942).

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Probablement Amédée de Carabène, comte d’Echauz ;

Par descendance jusqu’à son neveu Amédée Delaunay (1880-1942).

 

Born in 1767, Nanine Vallain trained in the ateliers of Joseph-Benoît Suvée and Jacques-Louis David, from whom she acquired solid skills in drawing and oils, as demonstrated in this portrait. She exhibited her works regularly at the Exposition de la Jeunesse in Paris between 1785 and 1788, but from 1793 to 1810 she was able to show her works at the Salon, when it became open to everyone following the French Revolution. As well as portraits, she showed many history paintings and allegorical subjects. Meanwhile, she had married a Monsieur Piètre, and sometimes appears under his name in the Salon’s catalogues. Her husband could have been the architect Henri Piètre (see P. Dally, ‘L’architecte Henri Piètre et la Galerie d’Enée au Palais-Royal’, Le Centre de Paris, 1913, vol. I, p. 23 and ff.).

A confirmed and committed Revolutionary, she also painted what would become her most well-known work, La Liberté (Vizille, Musée de la Révolution Française, inv. MRF D1966), which took pride of place in the assembly room of the Club des Jacobins until the club was closed and it was seized in 1794.

 

Although too briefly described to be identified, several portraits exhibited by Nanine Vallain at the Salon in about 1800 – an approximate date of execution suggested by the sitter’s clothing – could match this admirably fresh painting by a young artist. It displays the pictorial qualities that critics attributed to Vallain, in relation to the Portrait of Mme de la Vallière, shown at the Salon in 1806: ‘These figures are effortlessly drawn, the contours are graceful, express depth and are well finished.’ [‘Ces figures sont d'un dessin facile, les contours à la foix (sic) gracieux, fuyans et bien terminés.] (La Décade philosophique, 51, no. 33, 21 November 1806, p. 558).

 

The identity of the model can be confirmed by two inscriptions on the back of the work: one on an old, partly torn label, the other on the frame, written by one of the painting’s former owners, Amédée Delaunay (1880-1942), a politician during the Third Republic, who identifies it as his uncle, the Comte d’Echauz.

Born in 1785, Amédée de Carabène, Comte d’Echauz, had a career in the imperial army before becoming mayor of the town of Carresse-Cassaber, in Béarn. On 14 April 1818, he married María del Pilar Acedo y Sarriá, Marquesa de Montehermoso, who had been Joseph Bonaparte’s mistress from 1807 to 1813.

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Née en 1767, Nanine Vallain se forme dans les ateliers de Joseph-Benoît Suvée et de Jacques-Louis David, auprès de qui elle acquiert une science du dessin sûre et une technique solide à l’huile, dont témoigne ce portrait. Si elle présente régulièrement ses œuvres à l’Exposition de la Jeunesse à Paris entre 1785 et 1788, la Révolution et l’ouverture du Salon à tous, lui permettent d’y exposer, à partir de 1793 et jusqu’en 1810. Elle y montrera outre des portraits, de nombreux tableaux d’histoire et des sujets allégoriques. Entre temps, elle avait épousé un M. Piètre, sous le nom duquel elle apparaîtra parfois dans les catalogues du Salon. Il pourrait s’agir de l’architecte Henri Piètre (voir Ph. Dally, « L’architecte Henri Piètre et la Galerie d’Enée au Palais-Royal », Le Centre de Paris, 1913, t. I, p. 23 et suivantes)

Révolutionnaire convaincue et engagée, elle exécute également ce qui deviendra son œuvre la plus connue, La Liberté (Vizille, Musée de la Révolution française, inv. MRF D1966), qui trônera dans la salle des séances du Club des Jacobins jusqu’à la fermeture du club et sa saisie en 1794.

 

Plusieurs portraits exposés par Nanine Vallain au Salon autour de 1800, mais dont les descriptifs sont trop succincts pour pouvoir être identifiés, pourraient correspondre à ce portrait d’un jeune dessinateur, d’une fraîcheur admirable, dont le costume indique une exécution proche de cette date. L’on y retrouve les qualités picturales de l’artiste qui feront écrire de la part d’un critique, au sujet du Portrait de Mme de la Vallière exposé au Salon de 1806 : « Ces figures sont d'un dessin facile, les contours à la foix (sic) gracieux, fuyans et bien terminés. » (La Décade philosophique, 51, n° 33, 21 novembre 1806, p. 558).

 

Quant à l’identité du modèle, elle est assurée par deux inscriptions au dos de l’œuvre : l’une sur une étiquette ancienne partiellement déchirée, l’autre sur le châssis, de la main d’un des anciens propriétaires de l’œuvre, l’homme politique de la IIIe République Amédée Delaunay (1880-1942), qui l’identifie comme son oncle le comte d’Echauz.

Né en 1785, Amédée de Carabène, comte d’Echauz fera carrière dans l’armée impériale, puis deviendra maire de la ville de Carresse-Cassaber, dans le Béarn. Il épouse, le 14 avril 1818, María del Pilar Acedo y Sarriá, marquise de Montehermoso, et maîtresse de Joseph Bonaparte dans les années 1807-1813.