
IV. De la bibliothèque Hubert Heilbronn (lots 101-155)
L’Œuvre libertine des poètes du XIXe siècle. Envoi à l'avocat José Théry. Avec une lettre autographe.
Lot Closed
July 4, 01:41 PM GMT
Estimate
1,000 - 1,500 EUR
Lot Details
Description
Apollinaire, Guillaume
L'Œuvre libertine des poètes du XIXe siècle […] Pièces recueillies par Germain Amplecas.
Paris, Bibliothèque des curieux, 1910.
In-8 (223 x 140 mm). Demi-chagrin noir, dos à un faux-nerf avec décor doré en long, premier plat de la couverture (Reliure de l’époque).
Exemplaire de son ami et avocat José Théry.
Avec une lettre autographe.
Édition originale, ornée de portraits hors texte.
Exemplaire du tirage courant, après 35 exemplaires de tête.
Tout comme L'Œuvre du divin Arétin ou L'Œuvre du Marquis de Sade qu’Apollinaire a déjà publiés chez le même éditeur, cette anthologie "satyrique et gaillarde" appartient à la collection "Les Maîtres de l'Amour".
Dans l’introduction signée malicieusement des mêmes initiales que celle du pseudonyme utilisé, Apollinaire annonce la mort de ce double, l’érudit Germain Amplecas, historien de renom aux yeux du monde et ami d'Aphrodite dans le secret du cabinet, auteur de ce recueil à la franche gaîté gauloise, réunissant des pièces de ou attribuées à des auteurs comme Baudelaire, Béranger, Hannon( sous le pseudonyme de Monsieur de la Braguette), Jules Janin, Verlaine ou même Mallarmé !
Envoi autographe signé de son pseudonyme, à l’encre noire, sur le faux-titre :
"A Maître José Théry
feu Germain Amplecas".
Ancien élève de l'École des Beaux-Arts, amateur de littérature et d’art, l’avocat José Théry (1868-1946) fut l’avocat d’Apollinaire dans l’affaire du "vol" de la Joconde, durant l’été 1911.
[Exemplaire enrichi de :]
APOLLINAIRE, Guillaume. Lettre autographe signée "G.A." à José Théry. 28 septembre 1915 (une p. in-4 au crayon violet sur un papier ligné arraché d’un cahier, adresse au verso, corrigée d’une autre main, marques postales ; reliée en tête).
Belle lettre écrite du front, après la première bataille de la Marne.
"Nous venons de remporter ici une victoire assez importante je crois et ça continuera. Pour le moment nous sommes prêts à changer de positions. On attend les avant-trains, je suis éperonné casque avec revolver et bidon. Avant-hier j’ai causé avec quelques prisonniers boches. Il y en avait des masses mais je tirais si bien pr ce qui me concerne je n’en ai vu qu’un petit nombre. Mais Dieu ! ce qu’on a tiré. Nous sommes sans journaux depuis le 22 […] espérons que tout ira bien et que les tours les plus machiavéliques des Boches seront déjoués"…
La lettre, expédiée à Paris, a mis plus de quinze jours à rejoindre Théry à son adresse de Gargenville, comme l’indique les marques postales.
José Théry (envoi).
Hubert Heilbronn (ex-libris).
Pour la lettre : Œuvres complètes t. 4, p 920 et Correspondance générale, t. II-2, p. 793.
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