
La Liberté des mers. 1959. Exemplaire sur grand papier, avec envoi de Braque, illustré d'un dessin.
Lot Closed
November 29, 02:04 PM GMT
Estimate
2,000 - 3,000 EUR
Lot Details
Description
Braque, Georges ─ Pierre Reverdy
La Liberté des mers.
Paris, Maeght Éditeur, 1959.
In-folio (570 x 385 mm). En feuilles, sous couverture illustrée d'une lithographie, rempliée, chemise et étui de l'éditeur, toile grise.
Reports habituels. Usure sur une tranche de l’étui.
Avec un envoi illustré de Braque.
7 lithographies originales en couleurs de Braque, dont la couverture gaufrée après tirage, le frontispice et 5 à pleine page. 60 ornementations en noir dans le texte.
Un des 200 exemplaires sur grand vélin d'Arches (n° 72), signés au crayon par l’auteur et l’artiste, d'un tirage limité à 250 exemplaires.
Texte de Reverdy reproduit en facsimilé : "Tout le texte reproduit en lithographie et en grandeur réelle, la calligraphie de Reverdy" (E.A. Hubert).
Envoi autographe signé, illustré d’un dessin, à l’encre noire sur la première garde, à l’amatrice d’art et épouse du cadi d’Alger, Catherine Caminat Benhoura :
"Pour Catherine
Benhoura-Caminat
avec toute ma sympathie
Le 20 mars 1961
G. Braque".
Les lithographies "d'une grande tendresse viennent compléter sur un autre registre l’accompagnement visuel du manuscrit. Braque a tenu à laisser la première place au poème ; son illustration ne lutte pas avec lui, mais lui donne comme à voix basse la réplique, lui ouvre l'espace et en prolonge les accords" (annonce dans Derrière le miroir, n° 112, 1958).
Ce livre a été sélectionné comme l'un des 50 meilleurs livres de l'année 1960 par le Comité des Expositions du Livre et des Arts graphiques français.
Marguerite Benhoura (1903-1987), née Caminat, épouse du cadi Benhoura, fut collaboratrice de la galerie Maeght. Elle s'occupait de la gestion des gravures de Miró, qui la décrit comme la "fée miraculeuse des archives" ou comme "l'Ange bienveillant de [s]es gravures" (dans ses dédicaces).
Elle fut également la protectrice et la mère adoptive de la jeune artiste autodidacte Baya Mahieddine, dite Baya, dont les premières réalisations en argile avaient attiré l’attention d’Adrien Maeght lors d’un passage à Alger.
É.-A. Hubert, Bibliographie des écrits de Pierre Reverdy, 2011, n° 325.
Fr. Chapon, Le Peintre et le livre, p. 291.
Vallier, 143.