View full screen - View 1 of Lot 62. A Louis XVI satiné, amaranth and tulipwood venereed with gilt-bronze mounts commode, stamped by Joseph Stockel, circa 1780 | Commode à portes en placage de satiné, amarante et bois de rose, monture de bronze doré d'époque Louis XVI, estampille de Joseph Stockel, vers 1780.

A Louis XVI satiné, amaranth and tulipwood venereed with gilt-bronze mounts commode, stamped by Joseph Stockel, circa 1780 | Commode à portes en placage de satiné, amarante et bois de rose, monture de bronze doré d'époque Louis XVI, estampille de Joseph Stockel, vers 1780

Auction Closed

May 16, 02:17 PM GMT

Estimate

180,000 - 250,000 EUR

Lot Details

Description

A Louis XVI satiné, amaranth and tulipwood venereed with gilt-bronze mounts commode, stamped by Joseph Stockel, circa 1780


decorated with a frieze of posts and medallions, opening with three drawers and two side doors, with a later Sarrancolin marble top, stamped J.Stockel JME on the top and marked in ink "m.i.142" twice


Height. 36¼in, width. 67 in, depth. 25¼in


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Commode à portes en placage de satiné, amarante et bois de rose, monture de bronze doré d'époque Louis XVI, estampille de Joseph Stockel, vers 1780


la façade ornée d’une frise de postes et de médaillons à motifs géométriques, les montants ornés de chutes à motifs de trophées de géographie, ouvrant par trois tiroirs et deux portes latérales, les pieds fuselés à cannelures simulées, dessus de marbre Sarrancolin rapporté, estampillé J.Stockel JME sur le dessus, marques à l’encre « m.i.142 » deux fois et "25498"


Haut. 92 cm, larg. 170 cm, prof. 64 cm

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Delivered in 1808 by the Garde-Meuble for the Emperor Napoleon Ist chamber at the hunting lodge of the Château de la Muette ;

Pellat de Villedon Gallery.


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Livrée en 1808 par le Garde-Meuble pour la chambre de l'Empereur Napoléon Ier au pavillon de chasse du château de la Muette ;

Galerie Pellat de Villedon.

REFRENCE BIBLIOGRAPHIQUE

M-M Roy, Le Butard et la Muette : deux pavillons de chasse d’Ange-Jacques Gabriel pour Louis XV, Les Cahiers de l’École du Louvre Recherches en histoire de l’art, histoire des civilisations, archéologie, anthropologie et muséologie, 2015, Cahiers 6

Joseph Stockel, ébéniste, reçu maître en 1775

Our commode is stamped by Joseph Stockel, a cabinetmaker of German origin, received in 1775, whose career is relatively unknown. He made furniture in the neoclassical style, notably four commodes for the comte de Provence through the merchant Philippe-Ambroise Sauvage in 1786. These commodes were later transformed by Benneman and transferred to Compiègne and Fontainebleau (inv. OA 5507). Our commode can also be compared to the one exhibited in the Victoria and Albert Museum, stamped "J. STOCKEL", although the medallions are decorated with figurative scenes.


These two commodes are atypical in Stockel's production, who rather produced furniture in plain mahogany or satinwood veneer, such as the desk delivered to the comte de Provence in 1785, now kept at the National Assembly.


A Louis XVI period commode with an imperial destiny


Thanks to Vincent Pruchniki's recent research, our Louis XVI period commode , with its numbers in ink on the back, has been identified as the one in the Emperor's bedroom in the hunting lodge of La Muette in 1808.


It is not mentioned in the journal of entries and exits of the Garde-meuble Impérial but the number "MI142" on the back refers to its inventory number at la Muette, 2349. It was placed in the Emperor's room in the Pavillon de La Muette on 30 May 1808:


"2349. A commode in satinwood richly decorated with gilt and cizelated bronzes, marble 2m behind and 1m35c in front. (N.142)"


In the second half of 1808, the commode is still located in the first floor bedroom "2349. A rosewood chest of drawers richly garnished with chiselled and gilt bronze with its white marble."


The furniture in the pavilion changed little, as the successive inventories until 1817 attest. A mahogany somno was delivered after 1808 and completed the bedroom furniture: a bergère, an pommier, four armchairs and two painted wooden chairs and a bed.


The commode is again described in the 1815 inventory by the Garde-meuble directed by Ville d'Avray as "a commode  in veneer richly decorated with gilt bronze and white marble".


The Pavillon de La Muette, a place of hunting and diplomacy


Commissioned by Louis XV to his architect Ange-Jacques Gabriel, the pavilion is located next to Saint Germain en Laye, one of the sovereign's favourite hunting grounds. But it was not completed until 1775. The building follows a classical plan with several rooms on the ground floor, including an octagonal salon, and an upper floor with three rooms. The furniture is relatively simple, although there are a pair of andirons bearing the royal coat of arms.


During the Revolution, the pavilion became a private residence before regaining its imperial role as a hunting lodge at Christmas 1804. Napoleon I, a poor hunter but understanding the diplomatic importance of taking up this monarchical tradition, came regularly to La Muette. It was also a convenient location as the pavilion was close to the Château de Malmaison, newly acquired by Josephine. He therefore had the pavilion furnished to his taste and even after the imperial divorce of 1809, he continued to visit the pavilion. Wishing to install his bedroom on the first floor, he was forced to discuss with the caretaker of the place to make him leave the place, even having to build him a house in the garden. A comfortable bed was then placed in his bedroom and in that of the new empress Marie-Louise, as well as several pieces of furniture, reused from the Garde-Meuble collection. The ground floor is furnished with a sofa, a duchesse en bateau, "twelve armchairs upholstered and covered in gros de Tours broché dessin fougère", a mahogany piquet table, a large carpet and a six-light chandelier. The entrance room is furnished with forty-eight chairs. The Garde-meuble also sent furnishing bronzes, including "a four-branched fire with a gilded copper cover representing two camels [...] the said fire coming from the Tuilieries". These fire dogs came from Marie-Antoinette's Turkish cabinet in Fontainebleau and are now in the Louvre museum.


The furniture changed little even after the fall of the Empire and the sovereigns of the Restoration, Louis XVIII and Charles X continued to come to hunt in this charming pavilion. Napoleon III continued this tradition and even invited Queen Victoria, during her visit to France in 1855, to a day of campaigning and hunting.


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Notre commode est estampillée par Joseph Stockel, ébéniste d'origine allemande, reçu en 1775, dont la carrière est relativement peu connue. Il réalise des meubles dans le style néoclassique, notamment quatre commodes pour le comte de Provence par l'intermédiaire du marchand-mercier Philippe-Ambroise Sauvage en 1786. Ces commodes seront ensuite transformées par Benneman pour être transférées à Compiègne et Fontainebleau (inv. OA 5507). Notre commode est également à rapprocher de celle exposée au Victoria and Albert Museum, estampillée "J. STOCKEL", bien que les médaillons soient ornés de scènes figuratives.


Ces deux commodes sont atypiques dans la production de Stockel qui réalise plutôt des meubles en placage uni en acajou ou satiné comme le bureau livré au comte de Provence en 1785, maintenant conservé à l'Assemblée Nationale.


Une commode d'époque Louis XVI à destinée impériale


Grâce aux récentes recherches de Vincent Pruchniki, notre commode d'époque Louis XVI, avec ses numéros à l'encre au dos a été identifiée comme celle de la chambre à coucher de l'Empereur dans le pavillon de chasse de la Muette en 1808.


Elle n'est pas mentionnée dans le journal des entrées et des sorties du Garde-meuble Impérial mais le numéro "MI142" inscrit à son dos se réfère à son numéro d'inventaire à la Muette, 2349. Elle est placée dans la chambre de l'Empereur au pavillon de La Muette le 30 mai 1808:


"2349. Une commode bois satiné richement garnie de bronzes cizelés et dorés, marbre de 2m de derrière et 1m35c de dev." (N.142)


Au second semestre 1808, la commode est toujours située dans la chambre à coucher du premier étage "2349. Une commode en bois de rose richement garnie de bronze cizelé et doré avec son marbre blanc."


Le mobilier du pavillon évolue peu comme l'attestent les inventaires successifs jusqu'en 1817. Un somno en acajou est livré après 1808 et complète le mobilier de la chambre: une bergère, un pommier, quatre fauteuils et deux chaises de bois peints et un lit.


La commode est à nouveau décrite dans le recolement de 1815 par le Garde-meuble dirigé par Ville d'Avray "commode bois de plaquage richement ornée de bronze dorée marbre blanc".


Le pavillon de La Muette, un lieu de chasse et de diplomatie


Commandé par Louis XV à son architecte Ange-Jacques Gabriel, le pavillon se trouve à côté de Saint Germain en Laye, l'un des lieux de chasses favori du souverain. Mais celui-ci n'est terminé qu'en 1775. Le bâtiment suit un plan classique avec au rez-de-chaussée plusieurs pièces dont un salon octogonal et un étage avec trois pièces. Le mobilier y est relativement simple avec tout de même une paire de chenets aux armes royales.


A la Révolution, le pavillon devient une résidence privée avant de retrouver son rôle impérial de pavillon de chasse à Noël 1804. Napoléon Ier, piètre chasseur mais comprenant l'importance diplomatique de reprendre cette tradition monarchique, vient régulièrement à la Muette. C'est un lieu aussi pratique car le pavillon est proche du château de Malmaison, nouvellement acquis par Joséphine. Il fait donc meubler le pavillon selon son goût et même après le divorce impérial de 1809, il continue de se rendre dans le pavillon. Souhaitant installer sa chambre au premier étage il est contraint de discuter avec le gardien du lieu pour lui faire quitter la place, devant même lui construire un pavillon dans le jardin. Sont ensuite placés un lit confortable dans sa chambre et dans celle de la nouvelle impératrice Marie-Louise et plusieurs meubles, réemplois du fonds du Garde-Meuble. Le rez-de-chaussée est lui meublé d'un canapé à carreau, une duchesse en bateau, "douze fauteuils garnis et couverts en gros de Tours broché dessin fougère", une table de piquet en acajou, un grand tapis de moquette et un lustre à six lumières. La pièce d'entrée quant à elle est garnie de quarante-huit chaises. Sont également envoyés par le Garde-meuble des bronzes d'ameublement dont "un feu à quatre branches et recouvrement en cuivre doré représentant deux chameaux [...] ledit feu venant des Tuilieries". Ces chenets provenaient du cabinet Turc de Marie-Antoinette à Fontainebleau et sont conservés au musée du Louvre.


Le mobilier change peu même après la chute de l'Empire et les souverains de la Restauration, Louis XVIII et Charles X continuent à venir chasser dans ce charmant pavillon. Napoléon III poursuit cette tradition et invite même la reine Victoria, lors de sa visite en France en 1855, à une journée de campagne et une chasse à courre.