View full screen - View 1 of Lot 22. Pendentif en bronze, Djennenké, Mali.

Pendentif en bronze, Djennenké, Mali

Bronze Djennenke Pendant, Mali

Auction Closed

June 21, 04:43 PM GMT

Estimate

30,000 - 50,000 EUR

Lot Details

Description

Pendentif en bronze, Djennenké, Mali

8 cm x 4,5 cm ; 3 1/6 in x 1 5/6 in


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Bronze Djennenke Pendant, Mali

8 cm x 4,5 cm ; 3 1/6 in x 1 5/6 in

Samba Kamissoko, Bamako, Mali

Collection Hélène Leloup, Paris


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Samba Kamissoko, Bamako, Mali

Hélène Leloup collection, Paris

Paris, Musée du quai Branly - Jacques Chirac, Dogon, 5 avril - 24 juillet 2011

Bonn, Allemagne, Kunst und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland, Dogon, 2 septembre 2011 - 1er janvier 2012


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Paris, Musée du quai Branly - Jacques Chirac, Dogon, 5 April - 24 July 2011

Bonn, Allemagne, Kunst und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland, Dogon, 2 September 2011 - 1 January 2012

Blandin, Afrique de l'Ouest, Bronzes et autres alliages, 1988, p. 33, n° 9

African Arts, février 1988, p. 11 (publicité)

Schaedler, Earth and Ore. 2500 Years of African Art in Terra-cotta and Metal, 1997, p. 31, n° 28

Leloup, Dogon, p. 314, n° 69

Gallimardet, « Objets usuels, mondes sacrés », dans Connaissance des arts, hors-série n° 490, p. 54


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Blandin, Afrique de l'Ouest, Bronzes et autres alliages, 1988, p. 33, n° 9

African Arts, February 1988, p. 11 (advertising)

Schaedler, Earth and Ore. 2500 Years of African Art in Terra-cotta and Metal, 1997, p. 31, n° 28

Leloup, Dogon, 2011, p. 314, n° 69

Gallimardet, « Objets usuels, mondes sacrés », in Connaissance des arts, hors-série n° 490, p. 54

Samba Kamissoko fait partie de la seconde génération de marchands africains que Hélène Leloup côtoie à partir de la fin des années 70, avec Adama Oualoguem, Moussa Diana ou encore Mamadou Keita. En plus de vendre régulièrement à Hélène, comme en témoignent de nombreuses lettres et factures des archives Leloup, celui-ci gagne sa confiance et tous deux nouent un fort lien amical. Tout à fait conscient des exigences d’Hélène, en particulier à partir des années 90 où celle-ci rédige son livre Statuaire Dogon et se met donc à la recherche des objets les plus rares, Samba Kamissoko lui propose ce pendentif Djennenké.


Les bijoux de la région du Pays Dogon sont rares et se limitent à une production de pendentifs et chaines en fer, parfois de colliers de perles, surtout réservés à l’usage des personnes de haut rang[1]. Les bijoux dans un alliage cuivreux plus proche de la composition du bronze se retrouvent eux plutôt dans le Guimbala[2]. La fonte à la cire perdue, héritée probablement des artisans du Guimbala s’est perpétué chez les forgerons Djennenké. Le personnage central de ce pendentif, dont les traits du visage se rapprochent de la statuaire en terre-cuite Djenne, reprend les codes de la statuaire Djennenke en portant la barbe et le bonnet. Un exemplaire avec un personnage similaire est conservé au musée Barbier-Mueller (inv. 1004-185). En partie inférieure, est allongé un animal, qu’il est difficile d’identifier, mais que l’on peut comparer à un celui d’un pendentif Dogon vendu chez Sotheby’s Paris en 2017[3]. Il participe à la construction d’une iconographie complexe, sûrement lié à un épisode mythique, dont le personnage est la figure centrale.


[1] Leloup, Dogon, 2011, p. 170

[2] Blandin, Afrique de l’Ouest, Bronzes et autres alliages, 2000, p. 6 et 7

[3] Sotheby’s, Paris, Arts d’Afrique et d’Océanie, 12 décembre 2017, n° 61


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Samba Kamissoko is part of the second generation of African dealers based in Bamako,that Hélène Leloup worked with from the end of the 1970s, along with Adama Oualoguem, Moussa Diana and Mamadou Keita. In addition to selling regularly to Hélène, as evidenced by numerous letters and invoices in the Leloup archives, he gained her trust and the two of them developed a strong bond of friendship. Fully aware of Hélène's requirements and her passion for the art of the Dogon, Samba Kamissoko offered her this Djennenké pendant.


Jewelry from the Dogon region is rare and is limited to the production of iron pendants and chains, sometimes pearl necklaces, mostly reserved for the use of high-ranking people[1]. Jewelry in a copper alloy closer to the composition of bronze is found more in the Guimbala[2]. Lost wax casting, probably inherited from the Guimbala artisans, has been perpetuated by Djennenké smiths. The central figure of this pendant, whose facial features are similar to Djenne terracotta statuary, resumes the codes of Djennenke statuary by wearing a beard and a cap. An example with a similar figure is kept in the Barbier-Mueller Museum (inv. 1004-185). In the lower part, an animal is lying down, which is difficult to identify, but which can be compared to one of a Dogon pendant sold at Sotheby's Paris in 2017 [3]. The Leloup pendant exhibits the construction of a complex iconography, surely linked to a mythical episode, of which the character is the central figure.


[1] Leloup, Dogon, 2011, p. 170

[2] Blandin, Afrique de l’Ouest, Bronzes et autres alliages, 2000, p. 6 et 7

[3] Sotheby’s, Paris, Arts d’Afrique et d’Océanie, 12 décembre 2017, n° 61

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