View full screen - View 1 of Lot 48. Quatrevingt-Treize, 1874. Ex. de Juliette Drouet (n°1 sur Whatman), avec second envoi à Pauline Ménard.
48

Hugo, Victor

Quatrevingt-Treize, 1874. Ex. de Juliette Drouet (n°1 sur Whatman), avec second envoi à Pauline Ménard

XIXe siècle

Hugo, Victor

Hugo, Victor

Quatrevingt-Treize, 1874. Ex. de Juliette Drouet (n°1 sur Whatman), avec second envoi à Pauline Ménard

Quatrevingt-Treize, 1874. Ex. de Juliette Drouet (n°1 sur Whatman), avec second envoi à Pauline Ménard

XIXe siècle


Hugo, Victor


Quatrevingt-treize.

Paris, Michel Lévy Frères, 1874.


3 volumes grand in-8 (240 x 153 mm). Demi-veau brun à coins, dos à nerfs soulignés d’un filet doré, pièce de titre verte et pièce de tomaison rouge, tête rouge sur témoins (Reliure de l’époque).

Dos marqués, deux coiffes émoussées, mors fendillés dont l’un restauré.


EXEMPLAIRE AVEC DOUBLE ENVOI, À JULIETTE DROUET PUIS À PAULINE MÉNARD, ALORS ÂGÉE DE DOUZE ANS ET FUTURE ÉPOUSE DU GEORGES HUGO, PETIT-FILS DU POÈTE.


Édition originale.


Tirage de tête limité à 80 exemplaires. Le premier des 15 exemplaires sur Whatman (n° 1, numéroté à la presse), filigranné : J Whatman / Turkey Mill / 1873".


Envoi autographe signé, à la justification :


"A vous, ma dame

V."

Second envoi autographe signé, au faux-titre :


"A mademoiselle Pauline Ménard

O matre pulchra filia…

Victor Hugo

1er janvier 1882".


Exceptionnelle et double provenance pour le dernier roman publié par Victor Hugo, d’abord offert à sa compagne de toute une vie, puis à la jeune Pauline Ménard, alors âgée de 12 ans, future épouse de son petit-fils Georges. Hugo évoque, en citant le poète latin Horace, la beauté de la fillette comme celle de sa mère, Aline Dorian-Ménard, qui le reçut régulièrement dans le salon qu’elle tenait rue de La Faisanderie.


Pauline Ménard-Dorian (1870-1941) passa son enfance et son adolescence entre Paris et les propriétés familiales dans le midi de la France, au milieu d'écrivains et d'hommes politiques qui fréquentaient le salon de ses parents, Aline Dorian et Paul Ménard, républicains convaincus, aussi anticléricaux l’un que l’autre. Leur hôtel particulier se situait dans le XVIe arrondissement de Paris, tout proche du dernier domicile parisien de Victor Hugo.


En 1894, Pauline épousa Georges Victor-Hugo avec qui elle eut deux enfants dont le peintre Jean Hugo. Son salon, à l’instar de celui de sa mère, fut l’un des plus prisés de Paris ; elle y reçut, outre des personnalités politiques, des artistes et des écrivains comme Émile Zola, les Daudet, Marcel Proust (devenant l’un des modèles possibles de Mme Verdurin), Jean Cocteau, Max Jacob, Eugène Carrière, Satie... Après un divorce prononcé en 1900, Pauline se remaria avec le peintre René Georges Hermann-Paul. Elle mourut en 1941 au mas de Malherbes, près de Lunel.


Léon Daudet dans l’ouvrage qu’il consacra à Clemenceau écrit : "C’était soir de fête chez les Ménard-Dorian, rue de la Faisanderie, au mois de mars, dans leur bel hôtel récemment construit, où l’accueil était fastueux. Quelques mois avant sa mort on honorait Victor Hugo, au comble de sa gloire, et de sa désolation car il venait de perdre sa vraie compagne, Juliette Drouet. Les petits-enfants du grand homme dansaient le menuet en costume, avec la ravissante Pauline Ménard-Dorian, une gracieuse fille de Paul Meurice, quelques jeunes gens et demoiselles, et celui qui écrit ceci". Daudet décrit Mme Aline Ménard-Dorian : "brune, grande, svelte, instruite, compatissante, décidée dans ses mouvements, exclusive dans ses convictions passionnées de gauche, car elle était fille du fameux Dorian, le ministre de la Défense de Paris et issue d’une famille protestante de Montbéliard. Ce qui ne l’empêchait pas de recevoir en grande dame et d’avoir, à l’occasion, de l’esprit". Et plus loin encore : "Hugo était allé se coucher dans sa petite turne, toute proche de l’avenue Victor-Hugo. Un mirifique souper fut servi dans la grande salle à manger et le vestibule, et Armand Gouzien, le cher Gouzien, musicien comme la musique elle-même, entonna le chœur habituel : Chez les Ménard / Les invités sont des veinards / Ran pan pan, Ran pan pan / Ran pan pan plan…" (La vie orageuse de Clemenceau, Albin Michel, 1938).


Provenance : Juliette Drouet (envoi). ─ Pauline Ménard-Dorian (envoi). ─ Cachet de collection à l'encre rouge.

Dos marqués, deux coiffes émoussées, mors fendillés dont l'un restauré.


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