View full screen - View 1 of Lot 528. Armida abandoned by Rinaldo | Renaud abandonnant Armide.

Charles Alphonse Dufresnoy

Armida abandoned by Rinaldo | Renaud abandonnant Armide

Auction Closed

December 15, 04:50 PM GMT

Estimate

50,000 - 70,000 EUR

Lot Details

Description

Charles Alphonse Dufresnoy

Paris 1611 - 1668 Villiers-le Bel

Armida abandoned by Rinaldo


Oil on canvas, unframed

113 x 153,5 cm ; 44½ by 60⅜ in.

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Charles Alphonse Dufresnoy

Paris 1611 - 1668 Villiers-le Bel

Renaud abandonnant Armide


Huile sur toile, sans cadre

113 x 153,5 cm ; 44½ by 60⅜ in.

Grimod de La Reynière Collection, Paris;

His sale, Paris, 7 September 1797, lot 11;

M. Jacques Combe Collection, Paris (as François Verdier);

With Galerie Marcus, Paris;

With Galerie Patrick Veiller (as Dufresnoy); 

Anonymous sale, Monaco, Sotheby's, 18 June 1992, lot 25.

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Collection Grimod de La Reynière, Paris ;

Sa vente, Paris, 7 septembre 1797, lot 11 ;

Collection de M. Jacques Combe, Paris (comme François Verdier) ;

Galerie Marcus, Paris ;

Galerie Patrick Veiller (comme Dufresnoy) ;

Vente anonyme, Monaco, Sotheby's, 18 juin 1992, lot 25.


Charles-Alphonse Du Fresnoy illustrates in this painting the verses 59 and following of Canto XVI of Jerusalem Delivered by Tasso, when Rinaldo is delivered from Armida's spell by his companions Ubaldo and Carlo. Two other versions of this composition are known to us, one, in which the torch does not appear, was in the collection of the Earl of Lichfield at Shugborough (oil on canvas, 117 x 159 cm), the other was sold at Versailles on 27 November 1994 (oil on canvas, 112 x 156 cm).


The composition of these paintings derives from two drawings of the same subject in the Department of Graphic Arts of the Louvre (RF 757 and RF 758) attributed to Nicolas Poussin by Pierre Rosenberg and Louis-Antoine Prat (P. Rosenberg and L.-A. Prat, Nicolas Poussin, 1594-1665. Catalogue raisonné des dessins, Milan, 1994, I, no. 316 and 317) and before them by Anthony Blunt and Karl Oberhuber. Jacques Thuillier considers these drawings to be by Du Fresnoy and preparatory to our painting (J. Thuillier, 'Propositions pour II. Charles-Alphonse Du Fresnoy peintre", in Revue de l'Art, n°61, 1983, p. 40, no.17 and 18). Sylvain Laveissière, on the other hand, maintains the attribution to Poussin. According to him, Du Fresnoy used these drawings by Poussin in two sheets, one in Philadelphia at the Museum of Art (1984.56.274) and the other in Berlin at the Kupferstichkabinett (Kdz 24114), to elaborate the composition of our painting (Sylvain Laveissière, "Les "tableaux d'histoires" retrouvés de Charles-Alphonse Dufresnoy", in Revue de l'art, no.112, 1996, pp. 38-58, p. 50, under no.14).


Charles-Alphonse Du Fresnoy has remained famous to this day thanks to his book De Arte graphica, but his works have been confused over the centuries with those of Nicolas Poussin and his followers, like our painting formerly attributed to François Verdier (R. W. Lee, "Armida's Abandonment. A study in Tasso Iconography before 1700", in Essays in Honor of Erwin Panosky, New York, University Press, 1961, vol. I, p. 349, vol. II, p. 111, fig. 18). Jacques Thuillier and Sylvain Laveissière, following in his footsteps, have begun to reconstruct the work of this great friend of Pierre Mignard, who learned under François Perrier and Simon Vouet. Some twenty paintings are known for now, including this Rinaldo abandoning Armida. There are still many paintings by Du Fresnoy to be found, in particular architectural landscapes that Poussin himself esteemed (André Félibien, Entretiens sur les vies et sur les ouvrages des plus excellens peintres anciens et modernes, 1688 (ed. 1960), II, pp. 664-665), which the background with Armida’s castle is a fine example.

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Charles-Alphonse Du Fresnoy illustre dans ce tableau les vers 59 et suivants du chant XVI de La Jérusalem délivrée du Tasse, lorsque Renaud est délivré du charme d'Armide par ses compagnons Ubalde et Charles. Deux autres versions de cette composition nous sont connues, l’une, dans laquelle n'apparaît pas le flambeau, était conservée dans la collection du Comte de Lichfield a Shugborough (huile sur toile, 117 x 159 cm), l’autre était passée en vente à Versailles le 27 novembre 1994 (huile sur toile, 112 x 156 cm).


La composition de ces peintures dérive de deux dessins de même sujet conservés au département des arts graphiques du Louvre (RF 757 et RF 758) attribués à Nicolas Poussin par Pierre Rosenberg et Louis-Antoine Prat (P. Rosenberg et L.-A. Prat, Nicolas Poussin, 1594-1665. Catalogue raisonné des dessins, Milan, 1994, I, n° 316 et 317) ainsi qu’avant eux par Anthony Blunt et Karl Oberhuber. Jacques Thuillier considère ces dessins comme de la main de Du Fresnoy et préparatoires pour notre tableau (J. Thuillier, « Propositions pour II. Charles-Alphonse Du Fresnoy peintre», dans Revue de l'Art, n°61, 1983, p. 40, n°17 et 18). Sylvain Laveissière, quant à lui, conserve l’attribution à Poussin. Selon lui, Du Fresnoy a repris ces dessins de Poussin dans deux feuilles, conservées respectivement à Philadelphie au Museum of Art (1984.56.274) et à Berlin au Kupferstichkabinett (Kdz 24114), pour élaborer la composition de notre tableau (Sylvain Laveissière, « Les «tableaux d'histoires» retrouvés de Charles-Alphonse Dufresnoy », dans Revue de l’art, n°112, 1996, pp. 38-58, p. 50, sous le n°14).


Charles-Alphonse Du Fresnoy est resté célèbre jusqu’à nos jours grâce à son ouvrage De Arte graphica mais ses œuvres ont été confondues au fil des siècles avec celles de Nicolas Poussin et ses émules à l’instar de notre tableau anciennement attribué à François Verdier (R. W. Lee, « Armida's Abandonment. A study in Tasso Iconography before 1700 », dans Essays in Honor of Erwin Panosky, New York, University Press, 1961, t. I, p. 349, t. II, p. 111, fig. 18). Jacques Thuillier et Sylvain Laveissière à sa suite ont commencé à reconstituer l’œuvre de ce grand ami de Pierre Mignard, élève de François Perrier et de Simon Vouet dont on connaît à ce jour une vingtaine de tableaux, ce Renaud abandonnant Armide en fait partie. Il reste encore beaucoup de tableaux à rendre à Du Fresnoy notamment des paysages architecturaux que Poussin lui-même estimait (André Félibien, Entretiens sur les vies et sur les ouvrages des plus excellens peintres anciens et modernes, 1688 (éd. 1960), II, pp. 664-665), le château de la magicienne à l’arrière-plan de notre tableau en constitue un beau témoignage.