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Félicie de Fauveau

Head of Holopherne, circa 1839-1842

Félicie de Fauveau

Félicie de Fauveau

Head of Holopherne, circa 1839-1842

Head of Holopherne, circa 1839-1842

Félicie de Fauveau

1799 - 1886

Head of Holopherne, circa 1839-1842


marble ; on a modern wooden base 

H. 20 cm, 7½ in.

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Félicie de Fauveau

1799 - 1886

Tête d'Holopherne en marbre, vers 1839-1842


marbre ; sur une base moderne en bois

H. 20 cm, 7½ in.

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Acquired at Galerie Ratton-Ladrière, Paris.

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Acquis à la Galerie Ratton-Ladrière, Paris.

This head of Holofernes is the only remaining piece from an important bas-relief of Judith showing Holofernes’s head to the people of Bethulia, assembled in the town square, in polychrome marble, which is now lost. Commissioned by Baroness Augustine Gros in 1839, it was made by Félicie de Fauveau in 1842 and exhibited at the 1842 Salon. It is described in detail in the Salon livret (no. 1945). The work is only known from a drawing, in the National Library of Scotland, Edinburgh (op. cit. p. 143, no. 27; ill. Fig 1).


The composition is a wonderful illustration of the narrative character of Félicie de Fauveau’s works, with their emphasis on heroic women. The Story of Judith in the Old Testament tells of Holofernes besieging the city of Bethulia (in Palestine). Lacking water, the inhabitants are on the point of surrender when Judith, a beautiful widow of sharp intelligence and irresistible charisma, decides to save the city. She carries pitchers of wine into Holofernes’s camp: immediately bewitched by her beauty, he organises a splendid banquet in her honour. During the feast, Judith takes advantage of Holofernes’ drunkenness to cut off his head, thus liberating the city.


In 1842, Louis Désiré Véron wrote in Révue de Paris that ‘… The celebrated Mlle Félicie de Fauveau has sent from Florence a bas-relief which approximately describes this tragic scene taken from the Bible: the widow of Bethulia, standing on the balcony of her house, reveals the head of Holofernes hidden under her cloak, places it on an iron pike, as is customary in the East, and says to the people: Suspendite caput hoc muros nostros (Book of Judith, chap. XIV)’, as can be seen on the drawing.

Paul de Molènes, also in the 1842 Révue de Paris, praised the relief, recognising ‘… the chaste determination and energy in the lines of the face, in the position of the hands, even in the folds of the drapery and the coils of hair. […] I could not help but […] admire the power of the chisel that carved this marble figure.’


Félicie de Fauveau’s career began in the studio of the painter Louis Hersent, before she turned to sculpture. She was influenced by Paul Delaroche (1797-1856) but taught herself, alongside her younger brother Hippolyte (1804-1887). Close to Ary Scheffer, who painted her portrait, she developed a passion for the Middle Ages, infusing her work with a neo-Gothic style. Her debut at the 1827 Salon was with a relief of Christina, Queen of Sweden, (there is a plaster in the Musée de Louviers) which mesmerised Alexandre Dumas and was praised by Stendhal. At the 1830 Salon, she was awarded a medal for a holy water stoup depicting St Denis. In 1834, Félicie fled to Florence, where she stayed with the sculptor Lorenzo Bartolini. Joined by her brother Hippolyte, who led a studio with around thirty employees, she now devoted herself fully to her art.


This head of Holofernes is the only vestige of the celebrated Judith monument. Tool marks can be seen in the marble on the top of the head, which is partially cut down, and underneath the chin, suggesting that it must have been severed from the monument. In a letter dated 7 April 1842 to her close friend the Countess de la Rochejaquelein, Félicie alludes to replacing the head of Holofernes, which was thought too small by Salon critics: ‘There have been some criticisms, which I take in good part, firstly because I think they have some truth and also because the savage strangeness of the subject and its execution can only be appreciated after long studies in Italy. There is only one that irritates me, and that is when it is said that the head of Holofernes is too small. (…)’


This marble is finely sculpted in all its details. The coils of hair drilled in the round, the meticulously drawn beard and eyelashes and the large earrings, which can be seen in the drawing, confirm that this head of Holofernes, although slightly damaged when it was removed from the monument, is an exquisite element from one of Félicie de Fauveau’s marble masterpieces. It would certainly have been executed to her design by one of the members of her brother Hippolyte’s workshop in Florence.


Félicie de Fauveau, L'Amazone de la sculpture, cat. exp. Paris, Musée d'Orsay, 2013, p. 143, fig 27(ill.) et p. 327-328; (new line) N. Schwed, P. Le-Tan, Objets trouvés, photographies de Ivan Teresrchenko, Paris, 1998, pl. XI.M

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Cette tête d’Holopherne est le seul vestige d’un important bas-relief de Judith montrant au peuple de Béthulie, assemblé sur la place publique, la tête d’Holopherne, en marbre polychrome, aujourd’hui disparu. Réalisé par Félicie de Fauveau en 1842 à la commande de la baronne Augustine Gros (1839), le relief fut exposé au Salon de 1842, précisément décrit dans le livret (no 1945). L’œuvre est connue grâce à un dessin, conservé à la National Library d’Edinburgh (voir ci-dessus, op. cit. p. 143, n° 27, Fig 1).


Cette composition illustre à merveille le caractère narratif des œuvres de Félicie de Fauveau, qui met l’accent sur la femme héroïque. Louis Désiré Véron, dans la Révue de Paris en 1842 raconte que …’La célèbre Mlle Félicie de Fauveau a envoyé de Florence un bas-relief qui représente plus au moins cette triste scène tirée de la bible : ‘La veuve de Bethulie, montée au balcon de sa maison, découvre la tête d’Holopherne, cachée sous son manteau, la plante sous une pique de fer, selon l’usage en Orient' (Livre de Judith, chap. XIV).


Paul de Molènes, également en 1842 dans la Revue de Paris fait l’éloge du relief, et reconnaît …’ dans les lignes du visage, dans la position des mains, jusque dans les plis de la robe et les anneaux de la chevelure, la raideur et l’énergie de la chasteté. […] je ne pus m’empêcher […] d’admirer la puissance du ciseau qui avait taillé cette figure de marbre.’


La carrière de Félicie de Fauveau commence dans l’atelier du peintre Louis Hersent, avant de travailler la sculpture sous l’influence de Paul Delaroche (1797-1856), et en autodidacte avec son frère cadet Hippolyte (1804-1887). Proche d’Ary Scheffer, qui peint son portrait, elle développe une passion pour le Moyen Age qu’elle transpose dans ses œuvres dans un style néogothique. Félicie débuta au Salon de 1827 avec un relief de Christine reine de Suède, (plâtre au musée de Louviers) devant lequel Alexandre Dumas tombe en arrêt, et qui lui vaut les éloges de Stendhal. En 1834, Félicie se réfugie à Florence, où elle est accueillie par le sculpteur Lorenzo Bartolini, et se consacre pleinement à son art en compagnie de son frère Hippolyte qui dirige un atelier d’une trentaine de praticiens.


Notre tête d’Holopherne est le seul témoignage du célèbre monument de Judith. On remarque des traces d’outil sur le crâne, partiellement tronqué, et sous le menton, indiquant que la tête a dû être démantelée du monument. Dans sa correspondance du 7 avril 1842 à son amie proche, la comtesse de La Rochejaquelein, Félicie évoque de remplacer la tête d’Holopherne, considérée trop petite par les critiques du Salon : "il m’est revenu quelques critiques que je prends en bonne part d’abord parce que je les crois vraies en elles-mêmes [sic] puis parce que l’étrangeté sauvage du sujet et de l’exécution [sic] ne peut guère se concevoir qu’après de longues études en Italie [sic]. il en est une seule qui m’impatiente c’est que la tète [sic] d’Holopherne serait trop petite (…).


Finement sculpté dans tous les détails , les boucles des cheveux traités au trépan en ronde bosse, la barbe et ses cils méticuleusement dessinés, l’existence des grandes boucles d’oreilles, visibles sur le dessin, confirment que cette tête d’Holopherne, est un élément précieux d’un des chefs d’œuvres de Félicie de Fauveau, certainement réalisé par l’un des praticiens travaillant dans l’atelier de son frère Hippolyte à Florence.