![View full screen - View 1 of Lot 43. Almanach Royal pour l'an 1819. Paris, [1819]. In-8. Peau de vélin aux armes de Madame Royale..](https://sothebys-md.brightspotcdn.com/dims4/default/57dd9bc/2147483647/strip/true/crop/1814x2000+0+0/resize/1024x1129!/quality/90/?url=http%3A%2F%2Fsothebys-brightspot.s3.amazonaws.com%2Fmedia-desk%2F71%2Fe6%2Fbd9009824f9d9b4a6531fab14bd2%2F125pf2133-btzx6-01.jpg)
Almanach Royal pour l'an 1819. Paris, [1819]. In-8. Peau de vélin aux armes de Madame Royale.
Auction Closed
May 11, 05:00 PM GMT
Estimate
2,400 - 3,000 EUR
Lot Details
Description
[ALMANACH]
Almanach Royal pour l’an 1819. Paris, Testu, [1819].
Fort in-8 (200 x 118 mm). Vélin, armes poussées au centre des plats, dos lisse orné de fers dorés, coiffes biseautées, roulette intérieure, tranches dorées, gardes de soie rose (Reliure de l’époque). Reliure très légèrement salie.
SÉDUISANT EXEMPLAIRE DE MADAME ROYALE, MARIE-THÉRÈSE-CHARLOTTE DE FRANCE, DUCHESSE D'ANGOULÊME, À SES ARMES.
Madame Royale (1778-1851) était la fille de Louis XVI. Elle épouse, en 1799, son cousin germain, le duc d’Angoulême, fils aîné du comte d’Artois, futur Charles X.
Provenance: duchesse d'Agoulême (armoiries).
[On joint :]
Angoulême, duchesse de. Lettre autographe à son secrétaire et trésorier Théodore Ch[arlet]. 5 septembre 1836 (3 p. sur un feuillet double in-16 carré. Trace de cachet et nom du destinataire au verso).
Envoyée d’une ville d’Europe de l’est, où la duchesse prend sans doute les eaux pendant l’été, cette lettre évoque les procédures entamées contre elle et son mari par le faux dauphin Naundorff, "ce Prussien imposteur", devant le Tribunal civil de la Seine le 15 juin 1836. Celui qui prétendait être l’enfant du Temple sera arrêté et banni de France. La duchesse d’Angoulême mentionne également son neveu le comte de Chambord.
"Kg ce 5 7bre 1836
Je viens de recevoir votre lettre du 20 At. J’y ai vu avec beaucoup de peine qu’on ne m’avait pas trompée et que vous avez été bien malade. J’y prends un bien vif et réel intérêt. Soignez bien votre santé qui m’est nécessaire et je rends bien grâce à Dieu de vous avoir sauvé et j’espère que malgré votre pressentiment il vous conservera encore longtemps. Ménage-vous bien pour moi et votre famille et j’espère bien jouir de vos services longtemps et vous revoir. Je suis bien occupée de votre pauvre femme : comme elle a dû souffrir ! cela n’a-t-il pas trop altéré sa santé ? Vous ne m’en dites rien. Je suis bien aise que la noce quoique retardée ait eu lieu et j’espère que vous aurez autant de consolation de cette union là que de celle de votre fille aînée.
J’ai lu attentivement la petite note que vous m’avez envoyée. Il m’est impossible d’envoyer une procuration d’ici ; mais vous êtes mon chargé de pouvoir de toutes mes affaires. Je crois que j’avois un avoué s’il existe encore et s’est bien conduit chargé le de répondre si on m’interpelle mais pas du tout d’attaquer en aucune manière ce Prussien imposteur dont je méprise les impostures. Si je n’ai pas d’avoué choisisser m’en un à votre gré. Au reste je pense comme vous qu’il ne suivra pas cette affaire ; mais je crains qu’il ne revienne en Allemagne et ne m’y tourmente. Quant à l’affaire du médecin, je […] s’il est absolument nécessaire que vous publier ses lettres mais ce ne serait qu’à la dernière extrémité car j’aimerais mieux mépriser ce libelle que d’y répondre : Henriette a reçu très tard ici la lettre de mari de Rosine de la R [?]. Je suis bien aise de la savoir retournée chez elle et qu’elle eut reçu mes lettres. J’espère bien que le calme lui rendra sa santé. Je voudrais que vous écriviez à Mlle Henriette de C. à Sorgues que nous avons reçu ses lettres du 5 At mon mari et moi, que nous sommes sensibles aux sentiments qu’elle nous exprime ; nous regrettons de ne pouvoir rien faire présentement pour l’établissement qu’elle veut former à Sougues ni que je ne puis le prendre sous ma protection. Connoisser vous une Mde Homand [?] qui est ici et dit vous avoir vu souvent. Elle paraît [?] femme mais la tête un peu mystique. Mon neveu vous remercie encore des regrets que vous témoignez pour le chien que vous vouliez lui offrir. Il va très bien maintenant et toutes nos santés sont bonnes ici, et ne savons pas encore [?] nous passerons l’hyver, le fléau du choléra étant presque partout en ce pays-ci. Je ne le crains pas mais pour nos enfants, nous ne voulons pas les mener où il est. Adieu, je vous recommande encore de bien ménager votre santé et de m’en donner des nouvelles. Vous connaissez mes sentiments pour vous. Mon mari et son père me chargent vous exprimer l’intérêt qu’ils ont pris à votre maladie".
Cette transcription rétablit une ponctuation dont la duchesse d’Angoulême se dispense presque entièrement.
You May Also Like