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A mahogany gilt-bronze gueridon, late 18th century, in the taste of David Roentgen | Guéridon en acajou et laiton doré de la fin du XVIIIème siècle, dans le goût de David Roentgen

Lot Closed

November 19, 02:39 PM GMT

Estimate

2,000 - 3,000 EUR

Lot Details

Description

A mahogany gilt-bronze gueridon, late 18th century, in the taste of David Roentgen


with a circular top decorated with a gilt-bronze border, tripod base (top probably reduced). 


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Guéridon en acajou et laiton doré de la fin du XVIIIème siècle, dans le goût de David Roentgen


à plateau circulaire basculant orné d'une bordure en bronze doré, le fût à trois colonnes reposant sur un piètement tripode (plateau vraisemblablement réduit).


Haut. 76cm, diam. 69 cm; height 30 in; diam 27 in


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David Roentgen (1743-1807) received Master in 1780.


An identical gueridon has been delivered by Roentgen to the Count Heinrich LI. Reuss-Ebersdorf for the Ebersdorf castle, Thüringe, has been sold by Sotheby's, Paris, 23th March 2006, lot 78. 


Son of cabinetmaker Abraham Roentgen (1711-1793), himself a renowned cabinet maker and supplier to many German principalities, their workshops were located in Neuwied, Rhineland. A brilliant cabinetmaker and mechanic, David Roentgen was also a shrewd businessman. Very quickly, he had the ambition to sell his furniture in Paris. He went there for the first time in 1774, where he obtained a commission from Prince Charles-Alexander of Lorraine, Governor of the Netherlands and uncle of Marie-Antoinette. In 1779, he returned to Paris accompanied by a large number of pieces of furniture of his own making. These were very successful, especially with the royal family: Roentgen sold to Louis XVI a "tomb secretary" provided with a clock and a set of flute and tympanum, similar to those he had made for Charles-Alexander of Lorraine and for the King of Prussia Frederick William II. This secretary cost the crown 96,000 pounds, which, according to historian Alexandre Pradère, made it the most expensive piece of furniture of the 18th century. The asking price was justified by particularly ingenious mechanisms, as well as by the high degree of perfection of the marquetry paintings.


Based in Paris, while retaining his workshops in Neuwied, Roentgen was subject to the obligation to stamp his works. It is therefore surprising to find very little furniture bearing his stamp. Building on his Parisian successes, Roentgen turned to Europe's second most powerful kingdom, Russia. So in 1783, thanks to a letter of recommendation from Grimm, who described him as "the best cabinetmaker-mechanic of the century," Roentgen introduced himself to Catherine the Great. This was the beginning of a vast series of orders for sumptuous mahogany furniture that he delivered to both the Empress and Russian aristocrats close to her. In this effervescence, a school inspired by the master's work was founded in St. Petersburg, under the direction of one of its former workers, Christian Meyer.


Roentgen's production is rarely signed, his stamps appearing in very different ways. Some pieces of furniture bear a signature engraved at the bottom of an inlaid panel. Others have its monogram DR or even a 4 (fourth letter of the alphabet) surmounting an R. Others are provided with a stamp in full letters, whose text and typography vary, as JM Greber points out. : "Neuwied Roentgen", in cursive, "DAVID", "ROENTGEN FECIT A NEUWIED" or even "D. ROENTGEN" (similar to that of our furniture and also raised on a cylinder desk), all three in capitals. The latter seems even rarer. In fact, in 1989, Alexandre Pradère wondered: "It is astonishing to find currently only one piece of furniture with the D. Roentgen stamp. For his part, J. M. Greber says he has never encountered a Roentgen stamp with the "JME", another mystery.


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David Roentgen (1743-1807) reçu Maître en 1780.


Un guéridon identique au nôtre, livré par Roentgen au comte Heinrich LI. Reuss-Ebersdorf pour le château d'Ebersdorf, Thüringe, fut vendu par Sotheby's, Paris, le 23 mars 2006, lot 78.


Fils de l’ébéniste d’Abraham Roentgen (1711-1793), lui-même ébéniste de renom et fournisseur de nombreuses principautés allemandes, leurs ateliers se situaient à Neuwied, en Rhénanie. Brillant ébéniste-mécanicien, David Roentgen était aussi un homme d’affaires avisé. Très vite, il eut l’ambition de vendre ses meubles à Paris. Il s’y rendit une première fois en 1774, où il obtint une commande du prince Charles-Alexandre de Lorraine, gouverneur des Pays-Bas et oncle de Marie-Antoinette. En 1779, il retourne à Paris accompagné d’un grand nombre de meubles de sa fabrication. Ces derniers remportèrent un vif succès, notamment auprès de la famille royale : Roentgen vendit à Louis XVI un « secrétaire en tombeau » pourvu d’une pendule et d’un jeu de flûte et de tympanon, semblable à ceux qu’il avait réalisés pour Charles-Alexandre de Lorraine et pour le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II. Ce secrétaire coûta à la couronne 96 000 livres, ce qui, d’après l’historien Alexandre Pradère, en fit le meuble le plus onéreux du XVIIIème siècle. Le prix demandé se justifiait par des mécanismes particulièrement ingénieux, ainsi que par le haut degré de perfection des tableaux de marqueterie.


Installé à Paris, tout en conservant ses ateliers à Neuwied, Roentgen était soumis à l’obligation d’estampiller ses ouvrages. Il est donc surprenant de ne rencontrer que très peu de meubles portant son estampille. Fort de ses succès parisiens, Roentgen se tourna vers le second royaume le plus puissant d’Europe, la Russie. C’est ainsi qu’en 1783, grâce à une lettre de recommandation rédigée par Grimm, qui le décrivait comme « le meilleur ébéniste-mécanicien du siècle », Roentgen s’introduisit auprès de la Grande Catherine. Ce fut le début d’une vaste série de commandes de somptueux meubles d’acajou qu’il livra tant à l’impératrice qu’aux aristocrates russes proches de cette dernière. Dans cette effervescence, une école s'inspirant du travail du maître fut crée à St-Petersbourg, sous la direction de l’un de ses anciens ouvriers, Christian Meyer.


La production de Roentgen est rarement signée, ses estampilles se présentant de manières très diverses. Certains meubles portent une signature gravée en bas d’un panneau marqueté. D’autres comportent son monogramme DR ou encore un 4 (quatrième lettre de l’alphabet) surmontant un R. D’autres sont pourvus d’une estampille en toutes lettres, dont, comme le souligne J. M. Greber, le texte et la typographie varient : « Neuwied Roentgen », en cursives, « DAVID », « ROENTGEN FECIT A NEUWIED » ou encore « D. ROENTGEN » (semblable à celle de notre meuble et aussi relevée sur un bureau à cylindre), toutes trois en capitales. Cette dernière semble plus rare encore. En effet, en 1989, Alexandre Pradère s’interroge : « Il est étonnant de ne rencontrer actuellement qu’un seul meuble avec l’estampille D. Roentgen. » De son coté, J. M. Greber précise qu’il n’a encore jamais rencontré d’estampille de Roentgen accompagnée du « JME », un autre mystère.