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Mendelssohn Bartholdy, Felix
LETTRE AUTOGRAPHE, EN ALLEMAND, AU PEINTRE JEAN-JOSEPH BONAVENTURE LAURENS, SIGNÉE FELIX MENDELSSOHN BARTHOLDY, DATÉE LEIPZIG, 23 MAI 1846. 
Estimate
4,0006,000
LOT SOLD. 12,500 EUR
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Mendelssohn Bartholdy, Felix
LETTRE AUTOGRAPHE, EN ALLEMAND, AU PEINTRE JEAN-JOSEPH BONAVENTURE LAURENS, SIGNÉE FELIX MENDELSSOHN BARTHOLDY, DATÉE LEIPZIG, 23 MAI 1846. 
Estimate
4,0006,000
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Details & Cataloguing

Bibliothèque R. et B. L. Autographes et Manuscrits XIXe et XXe Siècles

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Paris

Mendelssohn Bartholdy, Felix
LETTRE AUTOGRAPHE, EN ALLEMAND, AU PEINTRE JEAN-JOSEPH BONAVENTURE LAURENS, SIGNÉE FELIX MENDELSSOHN BARTHOLDY, DATÉE LEIPZIG, 23 MAI 1846. 
3 pages in-4 (280 x 234 mm) sur un bifeuillet, adresse autographe, traces de cachet, sous chemise demi-maroquin rouge moderne.


Lettre inédite évoquant son amour de la musique, Bach et son prochain oratorio [Elias].

Mendelssohn remercie Jean-Joseph Bonaventure Laurens, peintre et organiste français (voir lot 88), pour le superbe tableau, représentant une jeune fille dans un paysage, qu’il lui a envoyé avec sa dernière lettre. Ayant réalisé que le tableau avait été exécuté spécialement pour lui, dans un premier temps, il n’a pu se résoudre à lire la lettre. Il loue le rendu du visage de la jeune fille, ses beaux yeux et ses cheveux noirs.

Puis il explique longuement comment leurs passions et intérêts communs pour la musique maintiennent leur amitié malgré l’éloignement géographique. Il regrette cependant que ses obligations en Allemagne l’empêchent de se rendre à Montpellier. Il espère le rencontrer à Francfort, où il jouera à nouveau de l’orgue, puis à Montpellier, où il compte venir tout spécialement pour le voir et jouer des œuvres de Bach au piano et à l’orgue.

Son nouvel oratorio devant être joué en Angleterre à l’automne, et craignant de n’être pas prêt à temps, Mendelssohn explique qu’il doit consacrer tout son temps et toute son énergie à sa préparation. S’il ne mentionne pas le nom de son nouvel oratorio, il s’agit sans aucun doute d’Elias, qu’il composa en anglais pour le festival de Birmingham. Il en dirigea la première représentation le 26 août 1846 à l’hôtel de ville. Ce nouvel oratorio, immédiatement reconnu comme l’une de ses œuvres les plus importantes, est resté très populaire en Grande-Bretagne et en Amérique au cours du XIXe siècle, bien qu’il soit moins souvent joué.

Dort sehen wir uns hoffentlich auch in Deutschland einmal wieder und ich spiele Ihnen wieder Orgel in der Catherinenkirche wo—und wo dort aus hoffe ich denn auch jährlich meine Reise in der Süden zu machen. Die erste soll nach Montpellier gehen, und der Zweck soll sein Sie [zu] besuchen, eine Himmel tuschen zu lernen, und Ihnen den ganzen Sebastian Bach [auf] dem Piano und der Orgel vorzuspielen. Wie freue ich mich schon beim bloßen Gedanken... Jetzt arbeite ich sehr viel an meinem neuen Oratorium, das man im nächsten Herbst in England zur Aufführung verlangt. Noch weiss ich aber nicht, ob ich im Stande sein werde, es bis dahin fertig zu machen; deshalb muss meine ganze freie Zeit dieser Arbeit gewidmet sein.

Importante lettre qui permet de comprendre le pouvoir que Mendelssohn attribuait à la musique : transcender les langues et les distances. Elle atteste également de la passion partagée par les correspondants pour la musique pour clavier de J.S. Bach.

Cette lettre n’a pas été publiée dans le Sämtliche Briefe.

Déchirures habilement restaurées, manque avec perte de quelques lettres dans la marge extérieure.


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