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Toulouse-Lautrec, Henri de
LETTRE AUTOGRAPHE À SA MARRAINE ET GRAND-MÈRE MATERNELLE, MME LÉONCE TAPIÉ DE CELEYRAN, SIGNÉE HENRY DE TOULOUSE-LAUTREC PATTE RACCOMODÉE [SIC], [ÉTÉ 1878]. -- [SUIVIES DE :] UNE PAGE AUTOGRAPHE DE SA MÈRE, À LA MÊME.
Estimate
2,0003,000
LOT SOLD. 2,250 EUR
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Toulouse-Lautrec, Henri de
LETTRE AUTOGRAPHE À SA MARRAINE ET GRAND-MÈRE MATERNELLE, MME LÉONCE TAPIÉ DE CELEYRAN, SIGNÉE HENRY DE TOULOUSE-LAUTREC PATTE RACCOMODÉE [SIC], [ÉTÉ 1878]. -- [SUIVIES DE :] UNE PAGE AUTOGRAPHE DE SA MÈRE, À LA MÊME.
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Details & Cataloguing

Bibliothèque R. et B. L. Autographes et Manuscrits XIXe et XXe Siècles

|
Paris

Toulouse-Lautrec, Henri de
LETTRE AUTOGRAPHE À SA MARRAINE ET GRAND-MÈRE MATERNELLE, MME LÉONCE TAPIÉ DE CELEYRAN, SIGNÉE HENRY DE TOULOUSE-LAUTREC PATTE RACCOMODÉE [SIC], [ÉTÉ 1878]. -- [SUIVIES DE :] UNE PAGE AUTOGRAPHE DE SA MÈRE, À LA MÊME.
3 pages in-8 (205 x 131 mm), au crayon, in-8 sous chemise demi-maroquin bleu moderne.


Importante lettre inédite sur son premier accident
.

En mai 1878, sur le parquet de sa maison natale, à Albi, Toulouse-Lautrec tombe et se casse le fémur. Cet accident, qu’il supporte avec beaucoup de gaieté, aura cependant des conséquences extrêmement tragiques. L’année suivante, il se cassera l’autre jambe : sa croissance sera stoppée. Devenues difformes, ses deux jambes feront de lui un infirme à vie. Cette lettre est écrite juste après le premier accident, alors qu’il se trouve en convalescence à Albi. Écrite au crayon, elle fut rédigée alors qu’il était alité. Son état préoccupant n’altère en rien sa bonne humeur.

Opus consommatum est. C’est fait !! exulte-t-il. Ma cuisse n’est plus qu’entourée d’une espèce de corset et je commence à faire quelques mouvements. Je suis sur un lit ordinaire […] Ma jambe est très-droite et sans aucun raccourcissement. Je cuis dans mon jus en ce moment, et la lettre se colle à mes doigts. On espère me lever bientôt […] Les canaris cherchent-ils à versifier sous la verdure ? et les petits chantent-ils ? Adieu, ma chère marraine, je vous embrasse en suant. Votre filleul cuit à l’étuvée.

Sa mère, sur la dernière page, au crayon,, donne des nouvelles de toute la famille, puis : Henry a sa jambe aussi bien que possible, mais il souffre de tiraillements nerveux surtout quand on la touche, ce qu’il ne permet guère. Cependant le docteur commence à la travailler pour ramener le jeu de ses muscles et nerfs […] (la fin de sa lettre semble manquer).

Inédite, cette lettre ne figure pas dans la nouvelle éd. H. Schimmel de la Correspondance de Toulouse-Lautrec, Gallimard, 1992.


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