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Boccace, Jean
LE DECAMÉRON. LONDRES [PARIS], 1757-1761.
THE FRENCH TRANSLATION OF DECAMERONE, WITH ETCHINGS MOSTLY BY GRAVELOT. AN EXCEPTIONAL COPY BOUND BY PADELOUP IN RED MOROCCO FOR MÉRARD DE SAINT-JUST, INCLUDING THE ILLUSTRATION BY GRAVELOT AND A SUITE OF 18 EROTIC ETCHINGS (OF A SUITE OF 20), HERE, EXCEPTIONALLY HAND-COLORED AT THE TIME.
Estimate
3,0005,000
LOT SOLD. 8,125 EUR
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Boccace, Jean
LE DECAMÉRON. LONDRES [PARIS], 1757-1761.
THE FRENCH TRANSLATION OF DECAMERONE, WITH ETCHINGS MOSTLY BY GRAVELOT. AN EXCEPTIONAL COPY BOUND BY PADELOUP IN RED MOROCCO FOR MÉRARD DE SAINT-JUST, INCLUDING THE ILLUSTRATION BY GRAVELOT AND A SUITE OF 18 EROTIC ETCHINGS (OF A SUITE OF 20), HERE, EXCEPTIONALLY HAND-COLORED AT THE TIME.
Estimate
3,0005,000
LOT SOLD. 8,125 EUR
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Details & Cataloguing

La Collection Ribes II

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Paris

Boccace, Jean
LE DECAMÉRON. LONDRES [PARIS], 1757-1761.
THE FRENCH TRANSLATION OF DECAMERONE, WITH ETCHINGS MOSTLY BY GRAVELOT. AN EXCEPTIONAL COPY BOUND BY PADELOUP IN RED MOROCCO FOR MÉRARD DE SAINT-JUST, INCLUDING THE ILLUSTRATION BY GRAVELOT AND A SUITE OF 18 EROTIC ETCHINGS (OF A SUITE OF 20), HERE, EXCEPTIONALLY HAND-COLORED AT THE TIME.
5 volumes in-8 (202 x 122 mm). Maroquin rouge, triple filet doré en encadrement avec rosaces d’angle, armes au centre des plats, dos orné de filets et fers à la grenade et raisins, roulette intérieure, tranches dorées (Reliure de l’époque).
Très légers frottements aux mors et coupes, papier parfois bruni.

Exemplaire, à grandes marges sur Hollande, aux armes de Pierre-Simon Mérard de Saint-Just.

5 frontispices, un portrait, 110 figures marquées du paraphe et 97 culs-de-lampe par Gravelot, Boucher, Cochin et Eisen. Titre du Tome V à la date de 1757, celui de l’édition italienne avec un paraphe manuscrit à la fin de table.

Nouvelle édition de la traduction d’Antoine Le Mâcon (1545), publiée par les mêmes éditeurs que ceux de l’édition italienne de 1757 et reprenant la même illustration.

Enrichi de la suite libre : "Estampes galantes des Contes de Boccace", non signée mais due à Gravelot. 18 planches (sur 20), toutes coloriées à l’époque.

"Gravelot dessina l’ensemble de l’illustration avec une verve et un talent remarquable" (Portalis).

Dans une belle reliure en maroquin rouge, attribuable à Padeloup.

 

 


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Provenance

Simon-Pierre Mérard de Saint-Just (armes et ex-libris).

Literature

Catalogue des livres en très petit nombre qui composent la bibliothèque de M. Mérard de S. Just, 1783, n° 261. -- Portalis, Les dessinateurs d'illustrations au XVIIIe siècle, p. 276. -- Cohen, 156.

Catalogue Note

Simon-Pierre Mérard de Saint-Just (1747-1812), bibliophile, auteur de fables et de contes licencieux, abandonna sa charge de Maître d'hôtel du comte de Provence, futur Louis XVIII, en 1782, pour se consacrer à la littérature. Il avait adopté pour devise : "L'Honneur et l'Amour". Resté célèbre pour la beauté de sa bibliothèque, dont il rédigea un catalogue publié en 1783 chez Didot, il avait épousé la femme de lettres Anne Félicité d’Ormoy, devenue pour lui une véritable complice littéraire. Sa fortune lui permit de faire appel aux grands relieurs de son temps, notamment pour ses propres ouvrages, volontairement tirés à très peu d'exemplaires. Il possédait le château de Saint-Just, à Belle-Église dans l’Oise, domaine qui, après avoir appartenu aux marquis de Persan et au général Servan de Gerbey, fut acquis en 1828 par les comtes de Ribes. Ceux-ci, en hommage à l'ancien propriétaire de leur demeure, ont rassemblé un bel ensemble d'éditions de l'auteur, ou de livres provenant de sa bibliothèque (voir lots 152-153, 157, 162, 167-169, 171-174, 176, 179).
Voilà ce que Mérard de Saint-Just déclare dans les réflexions préliminaires du catalogue de sa bibliothèque : "Je n’ai jamais eu la bibliomanie ; mais dès ma plus tendre jeunesse j’ai aimé les livres. […] On ne rencontrera dans ma collection que les livres que je consulte quelquefois, ou que je feuillette tous les jours ou du moins très souvent. Le choix que j’en ai fait donnera à connoître véritablement ce que je pouvois savoir ; c’est-à-dire bien peu de chose. Ayant toujours vécu en homme du monde, aimant tous les plaisirs, ce qui entraîne, comme on sait, une grande perte de temps, je n’ai pu me livrer que bien foiblement à l’étude des sciences qui demandent, qui exigent de l’assiduité, comme celles de la chymie, de l’histoire naturelle surtout […] La collection de mes livres est peu nombreuse (lorsque quelquefois on m’a fait le reproche d’avoir une si petite bibliothèque, j’ai toujours répondu : elle est encore trop grande pour ne contenir que de bons livres), mais j’ai fait en sorte de me procurer les plus beaux exemplaires des plus belles éditions, non pas des plus anciennes".

La Collection Ribes II

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Paris