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LUCRÈCE. DELLA NATURA DELLE COSE. 1754. MAR. ROUGE AUX ARMES DE MÉRARD DE SAINT-JUST (DEROME). RÉGLÉ, GRAND PAPIER.
Estimate
3,000 - 5,000 EUR
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Description
- Lucrèce
- Della natura delle cose, libri sei tradotti dal latino in italiano da Alessandro Marchetti.Amsterdam [Paris], 1754.
2 volumes grand in-8 (225 x 140 mm). Maroquin rouge, large dentelle en encadrement avec semé fleurdelisé, armes dorées aux plats, dos orné de filets et fleurons, pièces de titre et de tomaison fauves, roulette intérieure, tranches dorées (Reliure de l'époque). Minimes frottements aux nerfs et aux coins. Bel exemplaire réglé, sur grand papier de Hollande. Illustré de 2 frontispices et de 2 titres par Eisen, gravés par Lemire, de 6 figures par Cochin ou Le Lorrain, gravées par Aliamet, Le Mire, Sornique et Tardieu, de 7 vignettes et de 5 culs-de-lampe. La traduction de Marchetti, publiée pour la première fois en 1717, a été revue par Francisco Gerbault, interprète d'italien et d'espagnol auprès de Louis XV. Aux armes de Mérard de Saint-Just, dans une reliure à dentelle, attribuable à Derome le Jeune.
Provenance
Simon-Pierre Mérard de Saint-Just (armes et ex-libris). -- Dr. Jules Mabit (1781-1846), pionnier de l’homéopathie et de l’auscultation médiate (nom manuscrit ajouté puis biffé sur l’ex-libris de Mérard). -- Pierre Berès (étiquette).
Literature
Catalogue des livres en très petit nombre qui composent la bibliothèque de M. Mérard de S. Just, 1783, n° 109 (qui indique des gardes en tabis). -- Cohen, 665.
Condition
Minimes frottements aux nerfs et aux coins.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
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Catalogue Note
Simon-Pierre Mérard de Saint-Just (1747-1812), bibliophile, auteur de fables et de contes licencieux, abandonna sa charge de Maître d'hôtel du comte de Provence, futur Louis XVIII, en 1782, pour se consacrer à la littérature. Il avait adopté pour devise : "L'Honneur et l'Amour". Resté célèbre pour la beauté de sa bibliothèque, dont il rédigea un catalogue publié en 1783 chez Didot, il avait épousé la femme de lettres Anne Félicité d’Ormoy, devenue pour lui une véritable complice littéraire. Sa fortune lui permit de faire appel aux grands relieurs de son temps, notamment pour ses propres ouvrages, volontairement tirés à très peu d'exemplaires. Il possédait le château de Saint-Just, à Belle-Église dans l’Oise, domaine qui, après avoir appartenu aux marquis de Persan et au général Servan de Gerbey, fut acquis en 1828 par les comtes de Ribes. Ceux-ci, en hommage à l'ancien propriétaire de leur demeure, ont rassemblé un bel ensemble d'éditions de l'auteur, ou de livres provenant de sa bibliothèque (voir lots 152-153, 157, 162, 167-169, 171-174, 176, 179).
Voilà ce que Mérard de Saint-Just déclare dans les réflexions préliminaires du catalogue de sa bibliothèque : "Je n’ai jamais eu la bibliomanie ; mais dès ma plus tendre jeunesse j’ai aimé les livres. […] On ne rencontrera dans ma collection que les livres que je consulte quelquefois, ou que je feuillette tous les jours ou du moins très souvent. Le choix que j’en ai fait donnera à connoître véritablement ce que je pouvois savoir ; c’est-à-dire bien peu de chose. Ayant toujours vécu en homme du monde, aimant tous les plaisirs, ce qui entraîne, comme on sait, une grande perte de temps, je n’ai pu me livrer que bien foiblement à l’étude des sciences qui demandent, qui exigent de l’assiduité, comme celles de la chymie, de l’histoire naturelle surtout […] La collection de mes livres est peu nombreuse (lorsque quelquefois on m’a fait le reproche d’avoir une si petite bibliothèque, j’ai toujours répondu : elle est encore trop grande pour ne contenir que de bons livres), mais j’ai fait en sorte de me procurer les plus beaux exemplaires des plus belles éditions, non pas des plus anciennes".
Voilà ce que Mérard de Saint-Just déclare dans les réflexions préliminaires du catalogue de sa bibliothèque : "Je n’ai jamais eu la bibliomanie ; mais dès ma plus tendre jeunesse j’ai aimé les livres. […] On ne rencontrera dans ma collection que les livres que je consulte quelquefois, ou que je feuillette tous les jours ou du moins très souvent. Le choix que j’en ai fait donnera à connoître véritablement ce que je pouvois savoir ; c’est-à-dire bien peu de chose. Ayant toujours vécu en homme du monde, aimant tous les plaisirs, ce qui entraîne, comme on sait, une grande perte de temps, je n’ai pu me livrer que bien foiblement à l’étude des sciences qui demandent, qui exigent de l’assiduité, comme celles de la chymie, de l’histoire naturelle surtout […] La collection de mes livres est peu nombreuse (lorsque quelquefois on m’a fait le reproche d’avoir une si petite bibliothèque, j’ai toujours répondu : elle est encore trop grande pour ne contenir que de bons livres), mais j’ai fait en sorte de me procurer les plus beaux exemplaires des plus belles éditions, non pas des plus anciennes".