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Niépce, Joseph-Nicéphore
Estimate
25,000 - 30,000 EUR
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Description
- Niépce, Joseph-Nicéphore
- Rare correspondance à ses créanciers Durand et Desvignes, 13 octobre 1819-24 mars 1830.[Avec :] 50 pièces manuscrites relative à Nicéphore Niépce.
- ink on paper
L’inventeur de la photographie s'adresse à ses financiers.
Rarissime correspondance inédite éclairant d’un jour nouveau la difficile condition de l’inventeur.
10 lettres, dont 9 lettres autographes signées et une lettre écrite par son fils Isidore Niépce (17 p. in-4). Saint-Loup-de-Varenne, Chalon-sur-Saône, et "au Gras" [lieu de la première photographie de l’histoire, Point de vue du Gras, en 1827], octobre 1819-mars 1830.
Lettres à lire au regard des découvertes des frères Niépce. Alors que son frère Claude est en Angleterre en 1817 pour y développer le premier moteur à combustion interne, Nicéphore développe à Chalon ses expériences sur la lumière dont le premier essai de fixation d’une image sur un support, l’année suivante, est un demi-succès. Pour financer leurs recherches, Nicéphore réussit, après d’âpres négociations, à lever des fonds grâce à deux emprunts auprès de deux créanciers, MM. Durand et Desvignes, le tout cautionné par l’hypothèque de deux propriétés viticoles appartenant à la famille ; l’indéfectible famille Coste apportant également sa caution. Cependant, à l’euphorie des premières années, succèdent les difficultés financières ; Claude sombre dans la démence avant de mourir, et Nicéphore, qui au moment de solder la créance (1826) n’a pas encore rencontré le succès, est incapable de faire face à ses dettes. De nouvelles échéances sont négociées par l’intermédiaire de son chargé d’affaires, jusqu’en 1830, puis jusqu’en 1836.
Les pièces autographes de Niépce sont très rares.
Longues lettres, dont nous ne pouvons que citer de courts extraits : 13 octobre 1819. "J’accepte donc avec plaisir, Monsieur, les 15.000 f. comptant à 7 pr % et aux conventions arrêtées : et les 10.000 f. dans le courant de février prochain, avec les intérêts ajoutés à 7 pr % ; m’engageant de les compter de même à 7 pr % sur votre première réquisition par telles coupures qu’il vous conviendra […]. Je serais bien aise, monsieur, que vous puissiez faire en sorte de former les 30.000 f. par les 2 pr % et la somme capitale ; et que vous voulussiez consentir à ce que le remboursement s’effectuât ainsi, savoir : 10.000 f :1824 ; 10.000 f : 1825 ; 10.000 f : 1826". -- 22 octobre 1819. "M. Dolivot, mon fondé de pouvoir, m’annonce que vous vous êtes réunis avec M. Desvignes pour faire mon prêt, savoir : Vous, Monsieur : 15.179 pr 17.000 f ; Mr Desvignes : 15.179 pr 17.000 f […]. Sur quoi Mr le notaire doit retenir 1145 f. savoir […], ce qui fait que la somme reste à 29.213 f. […]. Je vais m’occuper de faire lever l’inscription de 7000 f. je tirerai en conséquence sur vous, Monsieur, pour la dite somme […]. J’apprends avec le plus vif intérêt que notre négociation touche à sa fin ; il me tarde pour mainte raison de la voir terminée, et cette impatience vous paraître sans doute bien naturelle". -- 6 décembre 1819. "Les inscriptions sont prises d’hier 4 décembre. Elles ont coûté 42 f. 60 dont le tiers qui me concerne […]. Je crois donner une nouvelle preuve de cet esprit de conciliation qui m’a dirigé dans le cours de cette affaire aussi longue qu’épineuse, mais qui grâce à Dieu est enfin terminée. En conséquence, j’ai l’honneur de vous prévenir, Monsieur, que j’ai tiré sur vous les traites suivantes, savoir : 15 Xbre : 4.000 f. ; 18 Xbre 3.000 f. […] Je viens de tirer à l’ordre de MM. Coste sept mille francs en trois traites, savoir la première de quatre mille francs, la seconde de deux mille francs". -- 30 janvier 1820. "J’ai l’honneur de vous adresser ci-incluse, une triple expédition de la convention proposée entre MM. Coste de Chalon, Mr Desvignes et moi, pour garantir la main levée de l’inscription prise sur nos biens indivis, au profit de Delle Adélaïde Lambert, et pour fixer enfin la disposition des 7000 francs jusqu’à l’époque de la radiation. J’espère que Mr Desvignes voudra bien consentir cette fois à l’arrangement qui met ses intérêts parfaitement à couvert". -- 6 novembre 1825. "Je sens trop vivement, Monsieur, ce qu’il y a d’honnête, de délicat et de bienveillant de votre part, pour différer plus longtemps de vous en remercier, et de vous en témoigner toute ma gratitude, de pareils procédés n’entrant pas dans les combinaisons d’un intérêt purement matériel : je dois donc attacher un bien plus haut prix au maintien des rapports établis entre vous et moi". -- 30 mars 1826. "Je suis enchanté d’apprendre votre arrivée à Chalon, ainsi que vous aviez bien voulu nous le faire espérer, et l’intention où vous êtes de venir nous voir demain matin. Je n’ai qu’un regret, Monsieur, c’est celui que nous ne puissiez nous accorder que quelques instants, et qu’ayant pris vos mesures d’avance, vous me priviez du plaisir d’aller vous chercher moi-même avec ma voiture". -- 2 avril 1826. "Ainsi nous en sommes d’accord, les intérêts de l’obligation du 20 octobre 1819 reprendront en ce qui vous concerne, cours à compter de la St Jean Baptiste di huit cent trente et seront à partir du dit jour payée par moitié à chaque St Jean Baptiste et à chaque noël, sans porter d’ailleurs aucune atteinte audit acte ainsi qu’aux solidarités". -- 1er juillet 1829. "Après notre retour d’Angleterre, nous nous sommes occupés de la liquidation de nos dettes. Nous avons, à cet effet, vendu deux de nos propriétés, celle de Colombey et celle d’Alleviot, remettant à une époque moins défavorable la vente de notre vignoble de Jambles. Mr Borne, qui jouit à Dijon d’une haute considération et d’une confiance générale, est intervenu avec Mr Granjon dans cette double opération dont le résultat a été aussi satisfaisant que nous pouvions l’espérer ; mais d’après les conditions de la vente, le paiement intégral des dits immeubles ne devrait être effectué par les acquéreurs que dans le délai de plusieurs années ; beaucoup d’embarras et peut-être de graves inconvénients eussent résulté pour nous, de la nécessité d’avoir affaire à tout le monde soit pour la rentrée des capitaux, soit pour le service des intérêts.". -- 16 novembre 1829 [écrite par son fils Isidore Niépce, qui fut son successeur dans l’association faite avec Daguerre]. "Mon père au reçu de votre lettre, étant trop souffrant pour pouvoir y répondre, et sa santé qui s’améliore ne lui permettant pas encore de correspondre avec vous, il me charge, Monsieur, de vous témoigner combien il est sensible à l’offre que vous lui faites dans votre lettre, de maintenir des rapports avec vous […]. Il accepte volontiers votre offre de proroger votre créance ; aussitôt qu’il pourra le faire, il aura l’honneur de vous écrire, et de vous fixer le terme de la prorogation". -- 24 mars 1830. "Enfin, Monsieur, votre dernière du 15 mars courant, m’est parvenue au moment où, comme juré, il m’a fallu me rendre près la cour d’assises dont la session n’a fini qu’hier soir fort tard ; ce qui à mon grand regret, m’a forcé d’ajourner jusqu’ici ma réponse. Je m’empresse donc de vous transmettre ci-inclus, deux doubles du projet dont vous avez eu la complaisance de m’adresser le modèle, et tous deux revêtus de la signature de ma femme et de la mienne, en vous priant, Monsieur, de m’en renvoyer un signé de vous".
[On joint :]
[Frères Niépce]. Dossier constitué par les créanciers des frères Niépce (50 pièces manuscrites, 1819-1830), comprenant :
- Pièce signée (et apostillée) par Nicéphore Niépce, son épouse Agnès Roméro-Niépce et Durand (Chalon, 22 mars 1830). Prolongation de la créance de 17 000 francs pour six années supplémentaires, jusqu’en 1836.
- 3 contrats signés, stipulant les conditions de la créance (25-31 octobre 1819. 7 p. ½ in-4), l’un étant le cautionnement signé Coste père et fils, amis et indéfectibles soutiens des Niépce.
- Dolivot. 17 lettres autographes signées du chargé de pouvoir des Niépce. Chalon et Givry, 1819-1826. 34 p. in-4. Entièrement consacrée à la négociation de la créance des Niépce.
- Durand. 7 brouillons de notes et de comptes tenus par le créancier Durand (23 p. in-4).
- 4 lettres diverses (et 2 brouillons de réponse) en relation avec la créance des frères Niépce, dont un intéressant témoignage du notaire Lenud, ami de la famille Niépce (Chalon, octobre 1819, 4 p. in-4). "Cette famille jouit de toute la considération et de toute la confiance que peut mériter dans les individus l’ensemble de toutes les vertus sociales. Elle est riche, comme vous avez pu en juger […], et néanmoins elle vit dans la plus grande modestie, étrangère à toutes les passions sauf le goût prononcé pour les arts et les sciences, qu’elle cultive particulièrement. C’est d’une part cette disposition, qui l’a jetée dans quelque dépense forte, et d’autre part son extrême bonté envers ses débiteurs qu’il lui a toujours répugné de fatigues, qui l’ont forcée à recourir à l’emprunt dont il s’agit : et celle-ci a été la plus impérieuse encore car il lui est dû de grandes sommes et elle n’ose pas demander […]. Ma confiance en MM. Niépce est telle que je leur donnerais sans la moindre hésitation tout ce que je possède […]".
- 4 brouillons de lettres au chargé d’affaires Dolivot. 8 p. in-4.
- 12 brouillons de lettres à Nicéphore Niépce, 1819-1830. 26 p. in-4.
Rarissime correspondance inédite éclairant d’un jour nouveau la difficile condition de l’inventeur.
10 lettres, dont 9 lettres autographes signées et une lettre écrite par son fils Isidore Niépce (17 p. in-4). Saint-Loup-de-Varenne, Chalon-sur-Saône, et "au Gras" [lieu de la première photographie de l’histoire, Point de vue du Gras, en 1827], octobre 1819-mars 1830.
Lettres à lire au regard des découvertes des frères Niépce. Alors que son frère Claude est en Angleterre en 1817 pour y développer le premier moteur à combustion interne, Nicéphore développe à Chalon ses expériences sur la lumière dont le premier essai de fixation d’une image sur un support, l’année suivante, est un demi-succès. Pour financer leurs recherches, Nicéphore réussit, après d’âpres négociations, à lever des fonds grâce à deux emprunts auprès de deux créanciers, MM. Durand et Desvignes, le tout cautionné par l’hypothèque de deux propriétés viticoles appartenant à la famille ; l’indéfectible famille Coste apportant également sa caution. Cependant, à l’euphorie des premières années, succèdent les difficultés financières ; Claude sombre dans la démence avant de mourir, et Nicéphore, qui au moment de solder la créance (1826) n’a pas encore rencontré le succès, est incapable de faire face à ses dettes. De nouvelles échéances sont négociées par l’intermédiaire de son chargé d’affaires, jusqu’en 1830, puis jusqu’en 1836.
Les pièces autographes de Niépce sont très rares.
Longues lettres, dont nous ne pouvons que citer de courts extraits : 13 octobre 1819. "J’accepte donc avec plaisir, Monsieur, les 15.000 f. comptant à 7 pr % et aux conventions arrêtées : et les 10.000 f. dans le courant de février prochain, avec les intérêts ajoutés à 7 pr % ; m’engageant de les compter de même à 7 pr % sur votre première réquisition par telles coupures qu’il vous conviendra […]. Je serais bien aise, monsieur, que vous puissiez faire en sorte de former les 30.000 f. par les 2 pr % et la somme capitale ; et que vous voulussiez consentir à ce que le remboursement s’effectuât ainsi, savoir : 10.000 f :1824 ; 10.000 f : 1825 ; 10.000 f : 1826". -- 22 octobre 1819. "M. Dolivot, mon fondé de pouvoir, m’annonce que vous vous êtes réunis avec M. Desvignes pour faire mon prêt, savoir : Vous, Monsieur : 15.179 pr 17.000 f ; Mr Desvignes : 15.179 pr 17.000 f […]. Sur quoi Mr le notaire doit retenir 1145 f. savoir […], ce qui fait que la somme reste à 29.213 f. […]. Je vais m’occuper de faire lever l’inscription de 7000 f. je tirerai en conséquence sur vous, Monsieur, pour la dite somme […]. J’apprends avec le plus vif intérêt que notre négociation touche à sa fin ; il me tarde pour mainte raison de la voir terminée, et cette impatience vous paraître sans doute bien naturelle". -- 6 décembre 1819. "Les inscriptions sont prises d’hier 4 décembre. Elles ont coûté 42 f. 60 dont le tiers qui me concerne […]. Je crois donner une nouvelle preuve de cet esprit de conciliation qui m’a dirigé dans le cours de cette affaire aussi longue qu’épineuse, mais qui grâce à Dieu est enfin terminée. En conséquence, j’ai l’honneur de vous prévenir, Monsieur, que j’ai tiré sur vous les traites suivantes, savoir : 15 Xbre : 4.000 f. ; 18 Xbre 3.000 f. […] Je viens de tirer à l’ordre de MM. Coste sept mille francs en trois traites, savoir la première de quatre mille francs, la seconde de deux mille francs". -- 30 janvier 1820. "J’ai l’honneur de vous adresser ci-incluse, une triple expédition de la convention proposée entre MM. Coste de Chalon, Mr Desvignes et moi, pour garantir la main levée de l’inscription prise sur nos biens indivis, au profit de Delle Adélaïde Lambert, et pour fixer enfin la disposition des 7000 francs jusqu’à l’époque de la radiation. J’espère que Mr Desvignes voudra bien consentir cette fois à l’arrangement qui met ses intérêts parfaitement à couvert". -- 6 novembre 1825. "Je sens trop vivement, Monsieur, ce qu’il y a d’honnête, de délicat et de bienveillant de votre part, pour différer plus longtemps de vous en remercier, et de vous en témoigner toute ma gratitude, de pareils procédés n’entrant pas dans les combinaisons d’un intérêt purement matériel : je dois donc attacher un bien plus haut prix au maintien des rapports établis entre vous et moi". -- 30 mars 1826. "Je suis enchanté d’apprendre votre arrivée à Chalon, ainsi que vous aviez bien voulu nous le faire espérer, et l’intention où vous êtes de venir nous voir demain matin. Je n’ai qu’un regret, Monsieur, c’est celui que nous ne puissiez nous accorder que quelques instants, et qu’ayant pris vos mesures d’avance, vous me priviez du plaisir d’aller vous chercher moi-même avec ma voiture". -- 2 avril 1826. "Ainsi nous en sommes d’accord, les intérêts de l’obligation du 20 octobre 1819 reprendront en ce qui vous concerne, cours à compter de la St Jean Baptiste di huit cent trente et seront à partir du dit jour payée par moitié à chaque St Jean Baptiste et à chaque noël, sans porter d’ailleurs aucune atteinte audit acte ainsi qu’aux solidarités". -- 1er juillet 1829. "Après notre retour d’Angleterre, nous nous sommes occupés de la liquidation de nos dettes. Nous avons, à cet effet, vendu deux de nos propriétés, celle de Colombey et celle d’Alleviot, remettant à une époque moins défavorable la vente de notre vignoble de Jambles. Mr Borne, qui jouit à Dijon d’une haute considération et d’une confiance générale, est intervenu avec Mr Granjon dans cette double opération dont le résultat a été aussi satisfaisant que nous pouvions l’espérer ; mais d’après les conditions de la vente, le paiement intégral des dits immeubles ne devrait être effectué par les acquéreurs que dans le délai de plusieurs années ; beaucoup d’embarras et peut-être de graves inconvénients eussent résulté pour nous, de la nécessité d’avoir affaire à tout le monde soit pour la rentrée des capitaux, soit pour le service des intérêts.". -- 16 novembre 1829 [écrite par son fils Isidore Niépce, qui fut son successeur dans l’association faite avec Daguerre]. "Mon père au reçu de votre lettre, étant trop souffrant pour pouvoir y répondre, et sa santé qui s’améliore ne lui permettant pas encore de correspondre avec vous, il me charge, Monsieur, de vous témoigner combien il est sensible à l’offre que vous lui faites dans votre lettre, de maintenir des rapports avec vous […]. Il accepte volontiers votre offre de proroger votre créance ; aussitôt qu’il pourra le faire, il aura l’honneur de vous écrire, et de vous fixer le terme de la prorogation". -- 24 mars 1830. "Enfin, Monsieur, votre dernière du 15 mars courant, m’est parvenue au moment où, comme juré, il m’a fallu me rendre près la cour d’assises dont la session n’a fini qu’hier soir fort tard ; ce qui à mon grand regret, m’a forcé d’ajourner jusqu’ici ma réponse. Je m’empresse donc de vous transmettre ci-inclus, deux doubles du projet dont vous avez eu la complaisance de m’adresser le modèle, et tous deux revêtus de la signature de ma femme et de la mienne, en vous priant, Monsieur, de m’en renvoyer un signé de vous".
[On joint :]
[Frères Niépce]. Dossier constitué par les créanciers des frères Niépce (50 pièces manuscrites, 1819-1830), comprenant :
- Pièce signée (et apostillée) par Nicéphore Niépce, son épouse Agnès Roméro-Niépce et Durand (Chalon, 22 mars 1830). Prolongation de la créance de 17 000 francs pour six années supplémentaires, jusqu’en 1836.
- 3 contrats signés, stipulant les conditions de la créance (25-31 octobre 1819. 7 p. ½ in-4), l’un étant le cautionnement signé Coste père et fils, amis et indéfectibles soutiens des Niépce.
- Dolivot. 17 lettres autographes signées du chargé de pouvoir des Niépce. Chalon et Givry, 1819-1826. 34 p. in-4. Entièrement consacrée à la négociation de la créance des Niépce.
- Durand. 7 brouillons de notes et de comptes tenus par le créancier Durand (23 p. in-4).
- 4 lettres diverses (et 2 brouillons de réponse) en relation avec la créance des frères Niépce, dont un intéressant témoignage du notaire Lenud, ami de la famille Niépce (Chalon, octobre 1819, 4 p. in-4). "Cette famille jouit de toute la considération et de toute la confiance que peut mériter dans les individus l’ensemble de toutes les vertus sociales. Elle est riche, comme vous avez pu en juger […], et néanmoins elle vit dans la plus grande modestie, étrangère à toutes les passions sauf le goût prononcé pour les arts et les sciences, qu’elle cultive particulièrement. C’est d’une part cette disposition, qui l’a jetée dans quelque dépense forte, et d’autre part son extrême bonté envers ses débiteurs qu’il lui a toujours répugné de fatigues, qui l’ont forcée à recourir à l’emprunt dont il s’agit : et celle-ci a été la plus impérieuse encore car il lui est dû de grandes sommes et elle n’ose pas demander […]. Ma confiance en MM. Niépce est telle que je leur donnerais sans la moindre hésitation tout ce que je possède […]".
- 4 brouillons de lettres au chargé d’affaires Dolivot. 8 p. in-4.
- 12 brouillons de lettres à Nicéphore Niépce, 1819-1830. 26 p. in-4.