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Ingres, Jean-Auguste Dominique
Estimate
1,000 - 1,500 EUR
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Description
- Ingres, Jean-Auguste Dominique
- Lettre autographe signée à Napoléon III. Paris, 25 novembre 1863.
- ink on paper
Ingres contre "la perte du genre historique et de la tradition des grands Maîtres".
Une p. in-folio (315 x 211 mm). Lettre signée "J. Ingres Sénateur".
Nommé au sommet de sa gloire professeur à l'Ecole des Beaux-Arts en 1829, Ingres deviendra directeur de l'Académie de France en Italie puis sénateur en 1862. C'est en ce titre qu'il s'adresse à Napoléon III pour s'opposer à la réforme des statuts de l’Ecole des Beaux-Arts : "je prends la liberté d'exprimer à Votre Majesté, ma désapprobation à un bouleversement qui est de la plus grande importance pour l'art français !" Quelques jours auparavant, le 15 novembre 1863, l'Empereur avait signé un décret qui retirait à l'Ecole des Beaux-Arts le jugement du Prix de Rome et la direction de la Villa Médicis, ne lui octroyant que la fonction enseignante. Représentant du "grand art historique", Ingres estime que cette réforme occasionnera de grandes pertes pour l'art français : "J’ose donc supplier Votre Majesté de protéger notre Ecole, car les changements projetés seraient la perte du genre historique et de la tradition des grands Maîtres, enfin la démagogie dans l’art."
Références : A. Bonnet, "La Réforme de l'Ecole des Beaux-Arts de 1863 : Peinture et sculpture", in Romantisme, 1996, vol. 26, n° 93, pp. 27-38.
Une p. in-folio (315 x 211 mm). Lettre signée "J. Ingres Sénateur".
Nommé au sommet de sa gloire professeur à l'Ecole des Beaux-Arts en 1829, Ingres deviendra directeur de l'Académie de France en Italie puis sénateur en 1862. C'est en ce titre qu'il s'adresse à Napoléon III pour s'opposer à la réforme des statuts de l’Ecole des Beaux-Arts : "je prends la liberté d'exprimer à Votre Majesté, ma désapprobation à un bouleversement qui est de la plus grande importance pour l'art français !" Quelques jours auparavant, le 15 novembre 1863, l'Empereur avait signé un décret qui retirait à l'Ecole des Beaux-Arts le jugement du Prix de Rome et la direction de la Villa Médicis, ne lui octroyant que la fonction enseignante. Représentant du "grand art historique", Ingres estime que cette réforme occasionnera de grandes pertes pour l'art français : "J’ose donc supplier Votre Majesté de protéger notre Ecole, car les changements projetés seraient la perte du genre historique et de la tradition des grands Maîtres, enfin la démagogie dans l’art."
Références : A. Bonnet, "La Réforme de l'Ecole des Beaux-Arts de 1863 : Peinture et sculpture", in Romantisme, 1996, vol. 26, n° 93, pp. 27-38.