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Berlioz, Hector
TROIS LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES AU COMPOSITEUR AUGUSTE MOREL. [FRANCFORT, 16 JANVIER 1843], PARIS, 15 OCTOBRE 1856 ET 5 OU 6 [POUR 2] AOÛT 1861.
Estimate
3,0005,000
LOT SOLD. 5,625 EUR
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Berlioz, Hector
TROIS LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES AU COMPOSITEUR AUGUSTE MOREL. [FRANCFORT, 16 JANVIER 1843], PARIS, 15 OCTOBRE 1856 ET 5 OU 6 [POUR 2] AOÛT 1861.
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Paris

Berlioz, Hector
TROIS LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES AU COMPOSITEUR AUGUSTE MOREL. [FRANCFORT, 16 JANVIER 1843], PARIS, 15 OCTOBRE 1856 ET 5 OU 6 [POUR 2] AOÛT 1861.
Lettres à un ami proche, en grande partie inédites.

7 pages ½ in-8 sur trois feuillets doubles (218 x 137, 220 x 140 et 205 x 135 mm), adresses, marques postales et timbres sur deux d’entre elles.
Minimes déchirures par bris de cachet, avec atteinte à deux mots (lettre de 1843).

Belles lettres à Auguste Morel (1809-Paris), loyal soutien de Berlioz pendant plus de trente ans. Compositeur remarqué mais n’ayant jamais réussi à s’imposer à Paris, il dirigea le Conservatoire de Marseille de 1852 à 1873. Homme discret et réservé, il fut un admirateur dévoué et un ami fidèle de Berlioz qu’il rencontra vers 1837. Dans ses Mémoires, Berlioz note : "M. A. Morel est un de mes meilleurs amis, et l’un des plus excellents musiciens que je connaisse. Ses compositions ont un mérite réel".

Il est notamment question de sa liaison tumultueuse avec Marie Recio, de l’écriture des Troyens, de son fils Louis, de son copiste Rocquemont et de leur ami commun marseillais Hippolyte Lecourt, avocat maritime et musicien amateur.

En 1843, en tournée en Allemagne, Berlioz, qui veut échapper à sa maîtresse Marie, charge son ami d’une commission auprès de son concierge, pour ne laisser monter aucune lettre de Paris ou d’ailleurs, à l’exception des siennes et de celles de ses sœurs : "Je crains un coup de tête de vengeance de Marie, car je suis obligé de continuer sans elle mon voyage et bien que je la soupçonne peut-être à tort certains mots qu’elle a laissé échapper me font craindre qu’elle n’écrive à ma femme, dans sa fureur. […] Plaignez-moi. Elle [Marie Recio] a voulu chanter à Manheim et à Stuttgart et à Hechingen ; les deux premières fois cela a paru supportable, mais la dernière !.... et l’idée seul[e] d’une autre cantatrice la révol[tait]".

En 1856, en plein déménagement, il remercie son ami des nouvelles qu’il lui a données de son fils Louis  et poursuit sur son travail en cours : "Votre opéra sera très probablement fini avant le mien. On semble prendre à tache de m’interrompre. Je n’ai encore achevé que la première partie du 1er acte. C’est une cathédrale à élever. Il faut du temps, beaucoup de temps. Vous avez bien raison de déplorer la lenteur avec laquelle ma partition s’écrit !... Cela rappelle les travaux des mosaïstes de Florence. Il y a tant de notes !... et tant de combinaisons à enchainer, à préparer, à clarifier…"

La lettre que Berlioz date du 5 ou 6 août 1861 [de Plombières ?] porte un cachet postal à la date du 2 août, peu de temps avant son départ pour Bade : "Deux heures après avoir reçu votre lettre je faisais donner à Rocquemont les partitions dont il a besoin. Il est à l’œuvre, vous avez toutes ces parties d’orchestre et ces partitions avant le 20 août."

Références : Correspondance générale, III, n° 800 pour celle de 1843 (seules quelques lignes sont citées).


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