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Archimède de Syracuse
LE PREMIER LIVRE D’ARCHIMEDE DES CHOSES EGALLEMENT PESANTES, TRADUICT & COMMENTÉ PAR PIERRE FORCADEL DE BEZIES, LECTEUR ORDINAIRE DU ROY ÉS MATHEMATIQUES, EN L’UNIVERSITÉ DE PARIS. PARIS, CHARLES PERIER, 1565. -- ARCHIMÈDE. LE LIVRE D’ARCHIMÈDE DES POIS, QUI AUSSI EST DIT DES CHOSES TOMBANTES EN L’HUMIDE, TRADUITS ET COMMENTÉS PAR PIERRE FORCADEL DE BEZIES... IBID. ID., 1565. -- PROCLUS. DEUX LIVRES DE PROCLUS, DU MOUVEMENT, TRADUITS ET COMMENTÉS PAR PIERRE FORCADEL DE BEZIÉS... IBID. ID., 1565.
Estimate
4,0006,000
LOT SOLD. 9,375 EUR
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Archimède de Syracuse
LE PREMIER LIVRE D’ARCHIMEDE DES CHOSES EGALLEMENT PESANTES, TRADUICT & COMMENTÉ PAR PIERRE FORCADEL DE BEZIES, LECTEUR ORDINAIRE DU ROY ÉS MATHEMATIQUES, EN L’UNIVERSITÉ DE PARIS. PARIS, CHARLES PERIER, 1565. -- ARCHIMÈDE. LE LIVRE D’ARCHIMÈDE DES POIS, QUI AUSSI EST DIT DES CHOSES TOMBANTES EN L’HUMIDE, TRADUITS ET COMMENTÉS PAR PIERRE FORCADEL DE BEZIES... IBID. ID., 1565. -- PROCLUS. DEUX LIVRES DE PROCLUS, DU MOUVEMENT, TRADUITS ET COMMENTÉS PAR PIERRE FORCADEL DE BEZIÉS... IBID. ID., 1565.
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Livres et Manuscrits

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Paris

Archimède de Syracuse
LE PREMIER LIVRE D’ARCHIMEDE DES CHOSES EGALLEMENT PESANTES, TRADUICT & COMMENTÉ PAR PIERRE FORCADEL DE BEZIES, LECTEUR ORDINAIRE DU ROY ÉS MATHEMATIQUES, EN L’UNIVERSITÉ DE PARIS. PARIS, CHARLES PERIER, 1565. -- ARCHIMÈDE. LE LIVRE D’ARCHIMÈDE DES POIS, QUI AUSSI EST DIT DES CHOSES TOMBANTES EN L’HUMIDE, TRADUITS ET COMMENTÉS PAR PIERRE FORCADEL DE BEZIES... IBID. ID., 1565. -- PROCLUS. DEUX LIVRES DE PROCLUS, DU MOUVEMENT, TRADUITS ET COMMENTÉS PAR PIERRE FORCADEL DE BEZIÉS... IBID. ID., 1565.
Ensemble 3 ouvrages en un volume petit in-4 (205 x 145 mm). Vélin souple à recouvrement, traces d’attaches (Reliure de l’époque).
Petit travail de vers marginal dans les deux derniers tiers du volume, traces d’humidité et large mouillure claire affectant la partie supérieure du Proclus. 

Collation : a-d4, e6 ; A-D4, E2 ; A-D4. Nombreux graphes gravés sur bois dans le texte.

Réunion de trois traductions du mathématicien français Pierre Forcadel, professeur au Collège Royal, imprimées par Charles Perier, beau-fils et successeur de Chrétien Wechel, rue Jean de Beauvais à Paris. Forcadel de Béziers († c. 1572) fut un pionnier de l’expression des mathématiques en langue vernaculaire. Outre les textes d’Archimède et de Proclus, il donne la première version en français des Eléments d’Euclide.
Il accompagne ces trois éditions de riches commentaires. On notera la rare disposition de ces notes, s’imposant dans les textes mêmes, dans une police de taille quasiment identique à celle du texte source (pour Archimède), et non en petits caractères renvoyés en bas de page ou dans les marges.

Deux rarissimes premières éditions françaises d’Archimède, les deux seuls textes d’Archimède parus en français avant le XIXe siècle, plus connus sous les titres De l'Equilibre des Plans et Des Corps flottants. Première édition française des Deux livres du mouvement de Proclus.

Traité de l’équilibre des Plans (Des choses égallement pesantes): la « loi des leviers », premier traité scientifique de statique, et le théorème associé au légendaire «donnez-moi un levier et je soulèverai le monde». Ce principe permet le déplacement des grandes masses par des petites, grâce à l’action conjointe du levier et de la poulie. Il fut appliqué dès le Moyen Âge par les ingénieurs militaires et développé à la Renaissance.

Les Corps flottants (Le Livre des pois) : le « théorème d’Archimède », le plus précieux des textes du savant grec, et le premier traité d’hydrostatique. C’est ici qu’est analysée l'immersion d'un corps, solide ou fluide, dans un fluide de densité inférieure, égale ou supérieure. Le théorème énoncé ici sera démontré au XVIe siècle.
Première édition en langue française, les Corps flottants paraît la même année que l’édition latine dite « princeps », donnée à Venise par Tartaglia et Curtius, en latin, sur la version de Guillaume de Moerbecke (en 1265). Le texte grec disparu ne sera découvert qu’en 1899 à Constantinople, décrypté et publié par Heiberg en 1906 (partie du Codex C ou palimpseste Archimede, Xe siècle).

Ces deux traités sont les seuls textes français anciens d’Archimède. Comme l’explique Paul ver Eecke, mathématicien et traducteur des oeuvres d’Archimède : « En français, on n’a possédé jusqu’ici que les deux traductions du Traité de l’Equilibre des Plans et du traité Des Corps flottants, faites sur des versions latines, par Pierre Forcadel, en 1565, et qui constituent des opuscules fort rares ; puis la traduction incomplète de Peyrard en 1807 (première édition française des Oeuvres), basée sur le texte grec, fort incorrect, de l’édition d’Oxford, et donnant le Traité des corps flottants d’après la version latine que l’on possédait seule au siècle dernier. » Suivent les oeuvres en français éditées par Ver Eecke en 1921, basées sur les apports de Heiberg, définitives. 

Deux livres du mouvement : Première édition en langue française du De motu de Proclus (c. 410-485). Tout comme la première française du traité de l’équilibre des plans d’Archimède, cette mise en lumière de textes antiques sur la statique est considérée comme l’une des sources les plus importantes des ingénieurs de la Renaissance française. 

Ainsi Jacques Besson, l’auteur du célèbre Théâtre des instruments mathématiques (1578) qui ne cite pas les sources théoriques sur lesquelles ses fameuses machines sont basées, cite dans sa préface manuscrite (1571, inédite) à la fois Archimède et Proclus dans ces éditions françaises de 1565 commentées par Forcadel (cf. Henry Heller, Labour, science and technology, 1500-1620, Cambridge, 1996, p. 107.

Rare exemplaire en vélin de l'époque.

De la bibliothèque des Oratoriens d’Aix-en-Provence (ex-libris de la fin du XVIIe siècle : cong. orat. aquensis”  sur le titre),  l’exemplaire a ensuite appartenu à un médecin marseillais : “Ex museo Collompii medici, massiliensis anno dni MDCCCLXII”. notus MdCCCXI - in Civitate Castellanensis”.

Une note de la fin du XVIIe siècle sur un feuillet préliminaire : Le comte de treves. La puissance terminée sur son résistant selon la restante differee est faction de l’agent. Sentence notable du mouvement, sans qu’il ait été possible de l’attribuer aux comtes de Trèves, sur la Loire, comté érigé par Louis XV pour la famille d’émigrés irlandais jacobites Stapleton.Nombreuses annotations manuscrites vers 1700 d’un connaisseur apportant des précisions au texte d’Archimède. 

A. Pettegree, French vernacular books, 1650, 1651, 20146. — Paul Ver Eecke, Les Oeuvres complètes d’Archimède, 1960, p. LVIII, notes 10 et 11.


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