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Sartre, Jean-Paul
LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE À SIMONE DE BEAUVOIR. PARIS, SAMEDI [3 AOÛT 1946].
Estimate
3,0004,000
LOT SOLD. 4,750 EUR
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Sartre, Jean-Paul
LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE À SIMONE DE BEAUVOIR. PARIS, SAMEDI [3 AOÛT 1946].
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3,0004,000
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Details & Cataloguing

Livres et Manuscrits

|
Paris

Sartre, Jean-Paul
LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE À SIMONE DE BEAUVOIR. PARIS, SAMEDI [3 AOÛT 1946].
5 p. in-4 (271 x 215 mm), à l’encre noire sur papier teinté, enveloppe rédigée d’une autre main à l’adresse de Mlle de Beauvoir, poste restante à Trente. Signée "JP Sartre".
Plis légèrement marqués.

Longue lettre inédite au Castor, après leur tournée de conférences communes en Italie.

Simone de Beauvoir est restée marcher dans les Dolomites tandis que Sartre est rentré à Paris, y retrouvant sa mère et leur cercle habituel dont plusieurs membres sont nommés ici : Louis Nagel (éditeur de L'existentialisme est un humanisme), Jacques-Laurent Bost, Robert Scipion, Marc Zuorro, l’escroc Néron (qui avait tenté de financer l’adaptation théâtrale des Bouches inutiles de Simone de Beauvoir avec de l’argent volé) qui a croisé Jean Genet, Giacometti, "on mangera ensemble quelque morceau", Richard Wright, Pierre Guille, Jean Pouillon, Raymond Gallimard, etc.

Il évoque avec tendresse sa mère qui trottine dans tout Paris, donne des nouvelles de leurs amours "contingentes" : les deux sœurs Kosakiewicz, Olga et Wanda. Sartre confirme que Morts sans Sépulture sera prochainement montée au théâtre Antoine. Il tient également Simone au courant de la parution et de la préparation des prochains numéros des Temps modernes, dont celui de l’été 1946 consacré aux Etats-Unis : "aucun article ne manque mais la moitié n’est pas revenue de l’impression". Comparant la situation des Temps modernes dont les abonnements progressent à celle des revues Confluences et Poésie 46, menacées de s’arrêter, Sartre est plutôt confiant.

À son retour à Paris, Sartre a trouvé dix lettres de Dolorès Vanetti (il l'avait rencontrée en 1945 et eut une relation de cinq ans avec elle) : "Elle remercie et elle comprend, elle comprend beaucoup trop de choses, elle admet, elle accepte, elle s’accuse. C’est à fendre le cœur parce qu’on sent que c’est une conduite péniblement soutenue et qui peut s’effondrer d’une minute à l’autre".

"Je vous embrasse de toutes mes forces, mon doux Castor et je vous aime de tout mon cœur. Vous me manquez".


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