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Joyce, James
11 CARTES POSTALES, DONT 9 AUTOGRAPHES, SIGNÉES À SON TRADUCTEUR AUGUSTE MOREL. ARCACHON, PARIS, OSTENDE, INNSBRUCK, LONDRES, SALISBURY, 1925-1931.
Estimate
10,00015,000
LOT SOLD. 11,875 EUR
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Joyce, James
11 CARTES POSTALES, DONT 9 AUTOGRAPHES, SIGNÉES À SON TRADUCTEUR AUGUSTE MOREL. ARCACHON, PARIS, OSTENDE, INNSBRUCK, LONDRES, SALISBURY, 1925-1931.
Estimate
10,00015,000
LOT SOLD. 11,875 EUR
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Paris

Joyce, James
11 CARTES POSTALES, DONT 9 AUTOGRAPHES, SIGNÉES À SON TRADUCTEUR AUGUSTE MOREL. ARCACHON, PARIS, OSTENDE, INNSBRUCK, LONDRES, SALISBURY, 1925-1931.
9 cartes postales illustrées (vues photographiques d'Arcachon, Paris, Ostende, Stonehenge, du paquebot Empress of Scotland, en noir ou coloriées) et 2 non illustrées (90 x 140 mm), à l’adresse de Morel à Belle-Île-en-Mer, timbres et marques postales ; l'une en anglais, les autres en français.

Amicale correspondance au traducteur d’Ulysse, dont la version française fut publiée par Adrienne Monnier en 1929.

En août 1925, Joyce demande si Morel a copié le plan d’Ulysse, évoquant critique à son encontre, parue dans la Revue des Deux Mondes du 1er août [un article de Louis Gillet, intitulé "Du côté de chez Joyce"]. Toujours d’Arcachon, il interroge Morel sur des vers du poète écossais Francis Thompson, "Wait till the rising of the moon", parce qu’il doit corriger des épreuves. Une fois revenu à Paris au mois de septembre, il répète sa question à propos de Thompson et parle d’un refus des imprimeurs anglais d’imprimer Anna Livia Plurabelle. Il félicite Auguste Morel pour son mariage, évoquant ses propres noces d’argent avec sa compagne Nora Barnacle [en réalité les 25 ans de leur rencontre, car Joyce et Nora ne se marieront officiellement qu’en 1931]. Il explique la signification du mot "tilly", un terme anglo-irlandais qui évoque le bonus qu’un commerçant peut vous offrir quand on achète du lait, des pommes ou de la farine, un 13e objet pour douze achetés, et qui est le titre d’un des poèmes de son recueil Pomes Penyeach (1927), traduit par Morel.

Au mois d’août 1926, Joyce est à Ostende : "Je n’ai pas reçu l’Alboum mais bien un Allbloom, c.à.d. le traducteur allemand d’U[lysse] est arrivé ici avec la complète traduction allemande qui doit paraître le 15 octobre !!! Bloom ! Boum !" [la traduction allemande d’Ulysse par Georg Goyert fut publiée à Bâle en 1927].

Par une carte d’Innsbruck datée du 22 août 1928, de la main de son ami Stuart Gilbert, ils adressent leurs salutations cordiales à Morel. Le 21 août 1929, c’est un autre ami de Joyce, Claud W. Sykes, qui rédige, de Londres, quelques mots à l’intention de Morel : "Souvenirs amicaux de ce bordel où tenons nostre état". La dernière carte, illustrée d’une photographie de Stonehenge, est envoyée de Salisbury le 31 août 1931, également signée par Nora, devenue Mme Joyce quelques jours auparavant.

[On joint:]
Morel, Auguste. Notes et brouillons de lettres autographes, dont deux adressés à Joyce en 1929 à propos de sa traduction des poèmes de Pomes Penyeach. Morel consigne divers éléments concernant la chronologie de son "entreprise ulysséenne", véritable gageure, se plaignant des mauvais procédés du milieu Monnier-Larbaud-Joyce qui minimisèrent l'importance de son travail de traducteur, "l'éternelle histoire du riche et du pauvre", conflit qui le conduisit à s'exiler définitivement à Belle-Île.
Dans l'édition, la traduction de 1929 était attribuée à Auguste Morel "assisté par M. Stuart Gilbert et entièrement revue par M. Valery Larbaud et l’auteur" ; Auguste Morel évoque à plusieurs reprises dans ces notes la présentation erronée de cette traduction (revue Europe, juin 1929, n° 78).

[Avec :]
Ensemble de lettres adressées à Morel par des directeurs de revues et un dossier composé par Mme Gabrielle Morel, relatif à l'histoire de cette traduction, de sa révision et de ses rééditions, prenant la défense de son mari décédé, spolié d'une partie de ses droits d'auteur.


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